Vers une citoyenneté urbaine ? La ville et l'égalité des chances
Donzelot Jacques
ULM
5,10 €
Épuisé
EAN :9782728804221
La construction de l'Etat-providence s'est accompagnée de la proclamation d'une citoyenneté sociale. Venant après la citoyenneté civile inventée au XVIIIe siècle et la citoyenneté politique imposée au XIXe, cette citoyenneté sociale se met en place au milieu du XXe siècle. Elle correspond à la reconnaissance de droits sociaux de portée universelle, garants de " l'égale dignité " de tous selon la déclaration universelle des droits de l'homme votée à l'ONU en 1948. Ces droits sociaux ne suffisent cependant pas pour garantir la dignité aux populations reléguées dans les citées sociales excentrées ou les inner cities, qui ne disposent pas de chances suffisamment crédibles d'accéder à une place convenable dans la société. La ville sépare autant et plus qu'elle rassemble. Aussi faut-il prolonger le projet de satisfaction des besoins vitaux par celui de l'accroissement de l'égalité des chances entre les individus. Le XXIe siècle sera-t-il celui de la citoyenneté urbaine ? Les conférences-débats " La rue ° Parlons-en ! " initiées par l'Association Emmaüs font intervenir des personnalités du monde de la recherche afin de rapprocher ta réflexion universitaire et l'action sociale menée sur le terrain.
Nombre de pages
67
Date de parution
08/04/2009
Poids
58g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782728804221
Titre
Vers une citoyenneté urbaine ? La ville et l'égalité des chances
Auteur
Donzelot Jacques
Editeur
ULM
Largeur
110
Poids
58
Date de parution
20090408
Nombre de pages
67,00 €
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Lancé en 2003, le programme de rénovation urbaine arrive à son terme en 2013. Mais déjà la plupart des responsables politiques demandent sa reconduction. Est-ce à dire que l'on a, avec lui, trouvé la solution au problème des banlieues? Cela se saurait! Mais un tel consensus sur ce mode d'action correspond nécessairement à l'obtention d'un certain nombre d'effets. C'est à l'analyse des raisons de ce consensus, des nouveautés de ce mode d action et de la nature de ses effets que se consacre ce recueil. Pour montrer, d'abord, comment ce programme visant à défaire les grands ensembles au nom de la mixité sociale a pu satisfaire à la fois la gauche (en évitant la réservation du logement social aux pauvres, en gardant donc sa vocation « généraliste ») et la droite (en proposant de réaliser la mixité dans les cités sociales plutôt que dans les beaux quartiers et en y apportant ainsi un principe d'ordre). Pour décrire ensuite le mode d'action de la rénovation, la raison de son impact spectaculaire. Pour décrire enfin et surtout les effets de cette rénovation des cités sociales en montrant comment elle a déconcerté autant les préjugés à son encontre que les espérances dont elle était officiellement porteuse.Quel est alors le bénéfice principal de toute cette action? Celui de faire pénétrer la ville dans l'espace de la cité, de dissoudre son étrangeté aux yeux des autres habitants, bref, de lever ce voile qui donne à croire que la question des cités se cantonne à la périphérie des villes.Jacques Donzelot est maître de conférences en science politique à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Il est directeur du CEDOV (Centre d'études, d'observation et de documentation sur les villes) et du CEPS (Centre d'études des politiques sociales). Il est également conseiller scientifique au PUCA (Plan urbanisme construction et architecture) et dirige la collection « La ville en débat » aux PUF.
Jacques Donzelot est maître de conférences en sociologie politique à l'Université de Paris X Nanterre. Il est notamment l'auteur de Faire société (avec Catherine Mével et Arme Wyvekens). Le Seuil, 2003, de Quand la ville se défait, Le Seuil, 2006, et de La Ville à trois vitesses, Editions de la Villette, 2009.
Loin des effets journalistiques à caractère sensationnel sur les banlieues, il est temps de comprendre la présente transformation de la question sociale, la remise en cause des réponses apportées à celle-ci, à travers les politiques urbaine, sociale et de sécurité par l'État providence et les tentatives actuelles de renouvellement de ces politiques. L'analyse développée ici par Jacques Donzelot montre, d'un côté, un processus d'altération de la condition salariale qui s'accroît à mesure que l'on va du centre de la société ou de la ville vers la périphérie, des emplois les plus qualifiés vers ceux qui le sont le moins, voire point -un processus qui, dans les faits, conduit à déplacer la population la plus fragilisée et le plus souvent issue de l'immigration vers les territoires de relégation que constituent beaucoup de cités et de grands ensembles. D'un autre côté, on assiste simultanément à un mouvement en sens inverse, produit par ceux qui veulent quitter la périphérie et éviter toute possible promiscuité. L'effet couplé de ces mouvements contraires amène à observer un changement de nature de la question sociale, et pas simplement de forme. Parce que le repli identitaire des populations installe au coeur de la société une logique de séparation où l'évitement remplace la confrontation. Se développe ainsi un urbanisme affinitaire qui modifie complètement les termes traditionnels de la cité et installe pernicieusement une ville -comme une société- à plusieurs vitesses.
Entre juin 1933 et octobre 1936, Hayashi rédige à la première personne les huit récits réunis dans Jeune printemps. Déjà célèbre, elle revient d'un voyage solitaire en Europe, expérience marquante qui nourrit son écriture, et peine à se reconnaître dans le miroir que lui tend désormais la société. Quelle voie suivre ? Comment écrire ? Ces pages toujours promptes à affronter le réel oscillent entre évocation du présent immédiat et réminiscences d'une jeunesse difficile, mêlant éléments autobiographiques et fictionnels. Témoignage d'une période de crise existentielle et artistique mais aussi d'intense créativité, elles dressent le portrait d'une écrivaine moderne dans le Tôkyô des années 1930, à la veille des bouleversements de l'histoire.
Adorno Theodor W. ; Ricard Marie-Andrée ; Chapouto
Dans la dernière décennie de sa vie, Theodor W. Adorno (1903-1969) revient de manière incisive sur le thème de la personnalité autoritaire développé dès les années 1940 à propos du potentiel fasciste ou, autrement dit, antidémocratique présent dans la société nord-américaine. Ici, en écho à la vague d'actes antisémites perpétrés par de jeunes partisans de l'extrême droite allemande à l'hiver 1959-1960, il essaie de rendre compte de la persistance, en Allemagne, de préjugés "pathiques" à l'endroit d'autres groupes et de la tendance nationaliste agressive qui va de pair. Pour ce faire, il interroge la "psycho¬logie" des personnalités attachées à l'autorité, comme il préfère désormais les appeler. Si la réflexion d'Adorno sur ces problèmes suscite de nouveau notre attention, c'est évidemment en raison de leur regain d'actualité et du besoin de contrer la menace grandissante qu'ils recèlent pour toute l'humanité.