Dinant et ses Copères, sa Collégiale et sa Citadelle - avec majuscules, s'il vous plaît -, son Rocher Bayard, ses bateaux-mouches et sa Croisette en bord de Meuse, son wallon savoureux, le jazz et Adolphe Sax... Et puis les alentours, Anseremme, son pont Saint-Jean, sa Lesse et ses kayaks, Bouvignes et ses ruines de Crèvecoeur... « J'ai rendu, comme je le pouvais, un hommage aux arbres, aux oiseaux, aux amis qui m'ont donné à voir le monde dans la robe d'un paysage ourlé de perles d'eau, brodé de racines épaisses. Anseremme d'un côté, et c'est l'enfance?; Dinant de l'autre, et c'est l'adolescence. Entre ces deux pôles, une infinité d'aventures banales qui ont façonné le coeur que je porte en dedans. Un coeur soulevé par les crues de la Meuse, creusé par les méandres de la Lesse. ». Le premier recueil de nouvelles d'un jeune poète primé par l'Académie belhe, par ailleurs homme de théâtre et musicien.
Nombre de pages
1000
Date de parution
01/05/2019
Poids
157g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807001985
Titre
Le coeur en lesse
Auteur
Dony Aurélien
Editeur
MEO
Largeur
148
Poids
157
Date de parution
20190501
Nombre de pages
1 000,00 €
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Les poèmes d'Aurélien Dony sont lisibles immédiatement. J'entends par là qu'ils ont, dès la première lecture, l'évidence du sentiment et qu'il importe de les recevoir comme ils ont été conçus : à fleur de peau. C'est un tout jeune homme que l'on va toucher ; quelqu'un qui n'a pas encore - et puisse-t-il toujours y échapper - fait profession de poésie. Un jeune poète qui cherche, lui aussi, à toucher, et qui aussi se cherche, et cherche comment traduire ce que j'ai envie d'appeler "ses moments d'être". Pas d'intellectualisme ou de mièvrerie - ce danger qui guette ceux qui écrivent à la pointe du c?ur - mais plutôt la nécessité d'un chant. Car Aurélien sait que le poème ne doit pas expliquer mais chanter et qu'il dise l'amour ou la colère, le désespoir ou l'amitié, le beau ou le sordide, la tendresse, le souvenir ou le sexe, il y a toujours quelque chose qui tient de la musique. (Extrait de la préface de Jean Loubry)
Grammaire n. f : [... ] ensemble des structures et des règles relatives à une langue. Extens. Ensemble des règles propres à un art. [ comme si le vide suivait ses propres courbes, le poème la poussière à l'arrière du passage. ornière énorme et pourquoi pas. ta voix s'y cache c'est mystère. tu renonces enfin à son expression franche dans les espaces publics. tu te dénoues ça tremble et ton corps se disloque. une histoire de querelle entre l'éclair et la nuit ; perte de temps pour sûr qui dirait le contraire. débauche d'inouï pour fange à même la peau. c'est invendable. tant mieux. à la loi du marché opposer ta grammaire insolite ]
Amour Noir. Quelque chose comme l'idée d'une brûlure. Comme l'idée d'une morsure. Comme l'idée encore de ce qui nous consume. Comme trace du feu qui nous dévore. Cendres et braises au fer rouge dans la peau des jours gris. Le désir d'être deux Debout parmi les gens Et le désastre Qu'est le Monde. Ruine. Salve de mots. Brasier. Jouer des doigts dans le sable Abandonner au vent Le projet d'un château. Vivre Notre Amour Noir.
On ne sait ni ou va le Train-Nuit, ni d'ou il vient. Ce qui se passe dans les differents wagons, on l'ignore aussi. On sait seulement que c'est un train different de tous les autres, qu'il traverse notre epoque et que, a bord du wagon 73, un per- sonnage, en prise avec sa propre folie et celle du monde, note ses pensees, ecoute, entend, et nous parle de notre condition d'etres humains, ici et maintenant. Entre Beckett et Michaux, Aurelien Dony signe un livre retentissant.
Martino "Zam" Ebale, dès son plus jeune âge, s'est senti profondément fame-minja, une nature de femme dans un corps d'homme. Forcé de choisir l'exil en Belgique pour échapper à la loi homophobe de son Cameroun natal, il nous livre un parcours de vie éclairant, parfois heureux, souvent difficile, et nous invite à dénoncer les préjugés de toutes natures, à dénoncer toutes les formes de rejet, que les victimes en soient des homosexuels, des lépreux, des séropositifs HIV, des groupes ethniques, sociaux, des adeptes d'une religion ou d'une philosophie, ou... des femmes.
« Jacinthe. Joli prénom que je déteste car j'ai des yeux brun fleur fanée. Par contre, j'adore ma tignasse. C'est elle qui m'entraîne dans des dessins de plus en plus fous. Alors j'oublie ma mère qui m'est presque étrangère, que j'appelle meman. Ou mèman. Et ce père, merveilleux à 75%. J'oublie aussi ce nuage infernal au-dessus de ma tête : le secret que me cachent mes parents. » Nous plongeons dans sa vie, de ses huit ans à ses vingt-cinq ans. Avec son tempérament de feu, ses défis, crises, délires, révoltes, prises de risques. Mais aussi son humour ! On l'accompagne dans sa quête de la vérité. Et la construction de sa vie d'artiste.
Aux obsèques de Mia, Jean disjoncte et révèle à l'assistance médusée sa liaison avec la « parfaite épouse, mère de famille et enseignante » que l'on enterre, déclenchant une échauffourée dans une église qui n'en demandait pas tant. Relâché après une brève garde à vue, il revit leur amour nomade dans des chambres d'hôtels, chacune représentant un nouveau commencement et une ode à la vie, après avoir longtemps végété comme ami de la famille entre la femme qu'il aimait en silence, le mari obnubilé par son musée des deux guerres, deux ados révoltés contre la discipline à l'ancienne imposée par leur père, sans oublier sa propre mère mêle-tout et quelques figurants peu banals. La vie, toutefois, ne s'arrête pas avec la disparition d'une femme follement aimée... Un roman qui louvoie en permanence entre tension dramatique, non-conformisme social et humour aux confins du non-sense.