Conrad Detrez. L'hallucination en guise d'histoire
Domingues de Almeida José
TRAVERSES
20,10 €
Epuisé
EAN :9782493970404
Evoquer le parcours personnel, politique et littéraire de Conrad Detrez revient à exhumer des pans entiers de passions collectives et de débats de société qui ont marqué le XXe siècle, et dans lesquels plusieurs générations se sont, au sens très précis du terme, «engagées». En effet, la vie de l’éternel jeune Belge, bien que fugace et prématurément interrompue, donne à voir le foisonnement des convictions, des certitudes et des engagements, souvent contradictoires, qui ont nourri toutes formes de militance, voire de martyre. Mais, par ailleurs, et un peu à son insu, comme Detrez devait l’avouer dans Les Noms de la tribu, face à un monde en mutation, son écriture et sa pensée pointent déjà les soucis nouveaux et les lignes de force majeures de l’interprétation du fait littéraire tels qu’ils ont fini par s’imposer à la critique aujourd’hui, et qui ont pour noms études postcoloniales, ethnicité, sexualité?/?genre, études culturelles et études régionales (Area Studies). En effet, la poétique detrézienne prend assez tôt acte du tournant du discours (idée) vers la culture (réel), raison pour laquelle elle s’avère toujours si stimulante et captivante, et continue d’interpeller la recherche en littérature dans ses différentes tendances, perspectives et thématiques.
Nombre de pages
216
Date de parution
15/10/2022
Poids
249g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782493970404
Titre
Conrad Detrez. L'hallucination en guise d'histoire
Auteur
Domingues de Almeida José
Editeur
TRAVERSES
Largeur
140
Poids
249
Date de parution
20221015
Nombre de pages
216,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Domingues de Almeida José ; Faria Dominique ; Oute
La figure mythique du héros de l'air, téméraire, habillé de cuir, avec son écharpe au vent, est dans tous les esprits. Elle est née des textes que nous ont laissé des écrivains devenus aviateurs par vocation ou nécessité (les écrivains-aviateurs), mais aussi des aviateurs convertis en écrivains de circonstance, par le désir de raconter et enregistrer ce qu'ils ont vécu (des aviateurs-écrivains). Les études rassemblées dans cet ouvrage invitent les grands noms de la littérature d'aviation - Antoine de Saint-Exupéry, Romain Gary, Jules Roy, Joseph Kessel, André Malraux, le capitaine W-E Johns - tout comme le soldat inconnu ou l'aviateur solitaire. Remontant aux sources de l'imaginaire aéronautique, les textes réunis ici évoquent les joies du vol, la recherche de la gloire, l'héroïsme et surtout l'amour de l'aviation. Cet amour si bien décrit par Jules Roy : "Mais notre amour à nous, c'est l'aviation. Nous quitterons tout. L'avion remplacera pour nous tout autre amour. Malheur à celui qui n'a pas compris cela"
Domingues de Almeida José ; Outeirinho Maria de Fà
L'oeuvre immense de Jules Verne ressortit à ce type de monument littéraire à propos duquel on a le sentiment que tout a déjà été dit, et pourtant... Ce volume a la modeste ambition d'apporter quelques contributions critiques à une réflexion mise à l'épreuve par le vaste imaginaire vernien. En creusant le grand théâtre du monde, les composantes technologie et science, les parcours de réception ou les enjeux traductifs et textuels, l'actualité de Verne assume et convoque, en somme, nombre d'aspects et d'approches dont le présent ouvrage se veut le catalyseur.
Coutinho Ana Paula ; Domingues de Almeida José ; O
Ecrivain à la biographie singulière et tourmentée, et aux racines métisses et plurielles, Modiano porte en lui un potentiel imaginaire et identitaire dont se nourrit tout un pan de la littérature contemporaine, et qui reflète un souci et une condition incontournables du temps présent. Qui plus est, son oeuvre, à l'instar de son parcours personnel, porte un regard aiguisé sur l'histoire familiale, d'une part, et d'autre part, sur l'Histoire collective du XXe siècle, plus précisément la Deuxième Guerre mondiale, l'Occupation, la Collaboration, la Déportation et la Shoah, et s'inscrit, de ce fait, dans une perspective post-mémorielle, prolifique dans la fiction et la critique contemporaines.
Un époux jaloux et suspicieux, un tombeur rétro, un voisin exemplaire, un dictateur de toute bonne foi, un inconditionnel de l'Empereur, un homme d'église rêvant des très hautes sphères, un fan de Star Wars... ce sont là quelques-uns des personnages ou plutôt quelques-unes des "victimes" qui composent ce recueil haut en couleurs, plein de cynisme et d'aimable férocité, ode irrespectueuse aux insupportables rabat-joie et autres fâcheux, raseurs et importuns.
Résumé : En novembre et décembre 1927, Paul Morand et son épouse sont de retour dans les Antilles après un passage express effectué au début de l'année. Le but de Paul est de se "documenter" sur les Noirs des Antilles en vue de rédiger la partie antillaise du troisième volet de sa "Chronique du XXe siècle" : Magie noire. Ces Carnets d'un voyage aux Antilles correspondent aux notes prises au jour le jour par Paul Morand durant son séjour, consignées dans trois carnets conservés dans le fonds Morand des Archives de l'Académie française, que l'auteur a remaniées pour former la première partie d'Hiver caraïbe. Les éléments inédits contenus dans ces notes permettent d'appréhender, outre sa méthode de travail et ses humeurs du moment, l'évolution du regard porté par Morand sur les Noirs entre le début de sa "période nègre" en 1927 et sa fin en 1930.
Roumain Jacques ; Price-Mars Jean ; Lanni Dominiqu
Hallucinant roman de la quête de la victime expiatoire par les hérauts du malheur, explorant entre catholicisme et vaudou les insondables croyances et ténébreuses angoisses des paysans, et devant au créole son rythme, son phrasé et sa puissance apocalyptique, La montagne ensorcelée est sans doute le texte le plus vertigineux écrit par Jacques Roumain. Happé dans un tourbillon d’images par une prose d’une stupéfiante puissance d’évocation, le lecteur plonge dans un univers dont il parvient à s’extirper. Mais de cette plongée, il ne ressort pas indemne ; lorsque ses yeux se détachent de la dernière ligne, il halète, suffoque. Frappé de mutité, il étouffe un cri, comme ensorcelé et en proie à une indéfinissable torpeur.