Dombrovski a vécu presque la moitié de son existence dans les prisons et les bagnes staliniens quand il s'attelle à La Faculté de l'Inutile. Un roman insolite et profond, Le Conservateur des Antiquités, venait de le rendre célèbre. Il se retire du monde pour écrire ce livre où il veut communiquer l'expérience et les réflexions de toute une vie. Il va y consacrer plus de dix ans. Le manuscrit achevé attend dans des planques sures : un jour, peut-être, les temps changeront ; il pourra être publié. Mais le KGB sait forcer les tiroirs les plus secrets, et l'oeuvre, alors, sera anéantie. Mais les années fuient, et l'auteur va entrer dans sa soixante-dixième année. Comme on lance une bouteille à la mer, il se résout à faire sortir des frontières ce livre testament. Il meurt sans l'avoir vu paraître. Or c'est un très grand livre. Sur un argument qui fut du vécu - sa deuxième arrestation à Alma-Ata en 1937, Dombrovski a bâti une oeuvre monumentale : un panorama de l'univers carcéral et concentrationnaire, qui montre aussi l'appareil de répression policière dans son fonctionnement quotidien ; la fresque d'une société schizophrénique, pourrie par l'idolâtrie et par la délation ; une analyse du stalinisme en tant que destruction des valeurs multimillénaires de la culture ; et une leçon de délivrance a partir d'une méditation poignante sur la Passion du Christ. Roman de l'horreur et du pardon, roman rigoureusement historique où Jésus a même réalité que Staline, ses victimes et leurs bourreaux, roman de la misère et de la grandeur du roseau pensant, La Faculté de l'Inutile a une résonance universelle. Par le miracle d'une écriture qui oblige a participer, un enfer d'il y a plus de quarante ans cesse d'être celui des autres pour concerner tous les hommes d'aujourd'hui dans toutes les nations. Parmi les oeuvres suscitées par la terreur qu'on appelle stalinienne, La Faculté de l'Inutile est sans doute le chef-d'oeuvre qui résistera d l'érosion du temps.
Nombre de pages
448
Date de parution
02/12/1988
Poids
642g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782226006745
Titre
La Faculté de l'inutile
Auteur
Dombrovski Iouri
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
145
Poids
642
Date de parution
19881202
Nombre de pages
448,00 €
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Résumé : Ce conservateur des antiquités qui prend la plume pour nous raconter son histoire et son expérience, qui est-il? C'est un fonctionnaire d'Alma-Ata, la capitale du Kazakhstan, où des civilisations successives ont laissé leurs vestiges. Mais cet homme, tourné par goût et par métier vers un passé prestigieux, est aussi le témoin du présent, celui de la société stalinienne de 1937, un temps où règnent la peur et la police. Perché entre lune et terre, dans son clocher d'église transformé en salle d'étude, le conservateur, sorte de Huron des contes philosophiques, amoureux maladroit et fonctionnaire modèle au zèle intempestif, ne peut s'empêcher de se mêler des affaires d'en bas. Il décrit la passivité des " braves gens " et leur accoutumance au tragique quotidien, l'absence de sens critique, l'" espionnite ", la justification tranquille de la délation. Analyse du phénomène stalinien comme manifestation du despotisme universel hérité de la Rome impériale et de Byzance, alliant drame et faconde, érudition et poésie, Le Conservateur des antiquités se situe au rang des chefs-d'oeuvre mythiques de la littérature occidentale du XXe siècle.
J'ai commencé à écrire ce roman à l'automne de l'année 1943, sur un lit d'hôpital, n'ayant en ma possession qu'un unique cahier d'écolier dont m'avait fait cadeau le médecin et un bout de bois sur lequel était attachée une plume." L'auteur de ces lignes, Iouri Dombrovski, écrivain, historien, anthropologue, archéologue, poète, juif, tzigane, russe et polonais a trente-six ans. II sort de quatre ans de camp sibérien. Ce roman, son premier texte achevé, déjoue toutes les attentes. Car en pleine guerre patriotique, au fond du Kazakhstan, il invente un pays ressemblant à une France possible que les nazis occupent, il invente une famille ordinaire où des humanistes résistent, d'autres trahissent, il invente des officiers nazis falsifiant des fossiles pour rester crédibles, il invente un monde redevenant primate. Il invente tout. Mais, en 1949, son livre sera qualifié de "cosmopolite fasciste", et son auteur renvoyé pour dix ans en Sibérie. A son retour, en 1958, cet homme en trop, comme tous les revenants des camps, reprend son roman, se remet à inventer.
Résumé : Ce conservateur des antiquités qui nous raconte son histoire est un fonctionnaire d'Alma-Ata, capitale du Kazakhstan, où des civilisations successives ont laissé leurs vestiges. Ainsi tourné, par goût et par métier, vers un passé prestigieux, il est aussi un témoin du présent, celui de la société stalinienne de 1937, de ce temps où la peur et la police étreignent la vie quotidienne. Mais il appartient lui-même à l'univers qu'il veut éclairer: c'est le Huron des contes philosophiques. Entre lune et terre, dans le clocher d'église transformé en salle d'étude, ce héros perché décrit la passivité des braves gens et leur accoutumance au tragique quotidien, l'absence de sens critique, l'"espionnite ", la justification tranquille de la délation par les meilleurs esprits, sur le ton d'un Fabrice del Dongo vivant sous une terreur quasiment onirique. Analyse du phénomène stalinien comme manifestation du despotisme universel hérité de la Rome impériale et de Byzance, Le Conservateurdes antiquités se situe au rang des chefs-d'?uvre de la littérature occidentale du XXe siècle.
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