Entretiens. Tome 3, L'enfant, le juge et la psychanalyste
Dolto Françoise ; Ruffo Andrée
GALLIMARD
12,40 €
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EAN :9782070749300
Ce livre est le dialogue intense, exemplaire, d'un juge d'enfants et d'une psychanalyste. Il montre comment, en éclairant les comportements des enfants et de leurs parents en difficulté, la psychanalyse peut aider le magistrat dans sa délicate mission de dire la loi et de l'appliquer tout en apportant des solutions. Au Québec, Andrée Ruffo est connue pour ses prises de position ardentes. D'abord avocate d'enfants, puis nommée juge en 1986, elle a su alerter l'opinion publique sur les enfants exclus du système. En 1983, elle invite Françoise Dolto à venir parler aux juges et aux avo- cats. Dès lors, elles ne cesseront de se voir, de se parler et de confronter leurs pratiques. Pour elles, rendre la justice aux enfants, c'est aussi leur rendre la dignité et la force de survivre. Françoise Dolto définit ainsi le travail du juge: "Etre juge d'enfants [...], c'est juger des êtres qui sont encore dans le flou de l'imaginaire et de la réalité, et qui ne savent pas qu'ils ont les mêmes pouvoirs et les mêmes devoirs que tous les adultes. Un enfant ne sait pas qu'il est votre égal. Un enfant croit que son maître ou sa maîtresse ou ses parents ont tous les droits sur lui. Mais c'est ça qui doit être enseigné à l'enfant quand il est petit, qu'il est votre égal."
Nombre de pages
119
Date de parution
12/03/1999
Poids
190g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070749300
Titre
Entretiens. Tome 3, L'enfant, le juge et la psychanalyste
Auteur
Dolto Françoise ; Ruffo Andrée
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
190
Date de parution
19990312
Nombre de pages
119,00 €
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Dans cet Autoportrait d'une psychanalyste, Françoise Dolto répond à un confrère, Alain Manier, quelques semaines avant sa mort. Des premières constatations de la "petite clinicienne de 4 ans", à ses dernières observations, elle examine plus profondément ses relations avec sa famille, parle de l'influence réciproque de Laforgue, Lacan et de la Société psychanalytique de Paris, retrace ses amitiés et son amour pour Boris Dolto, explore les soubassements de sa vocation et de son évolution. L'approche est raisonnée, axée sur un métier qui a occupé sa vie, mais le ton reste le même: une sorte de malice, de simplicité facétieuse qui lui ont toujours épargné l'aridité dogmatique. Après Enfances, Autoportrait d'une psychanalyste forme le second volet d'une passionnante autobiographie dialoguée.
Biographie de l'auteur Médecin psychanalyste, Françoise Dolto (1908-1988) est l'une des figures marquantes de l'histoire du mouvement psychanalytique en France. Sa pensée et ses travaux ont profondément renouvelé le regard des adultes sur les enfants.
Dans ce deuxième tome de réponses aux lettres reçues à France Inter, Françoise Dolto a rassemblé et approfondi certaines questions : l'ordre et le désordre, la fausse idée d'un développement "normal", l'adolescence, les interrogations des enfants sur la sexualité. Elle éclaire les rôles respectifs du père et de la mère.
Devant les problèmes toujours renaissants et toujours changeants de l'éducation, Françoise Dolto poursuit ici son dialogue avec les auditeurs de France Inter. Elle insiste sur la nécessité pour l'enfant d'être désiré, respecté et, dès sa naissance, reconnu comme un être de langage.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.