A ceux qui considèrent que la pensée grecque est aussi inerte que les marbres des musées, E.R. Dodds oppose le principe suivant: "Ce qu'on découvre dans n'importe quel document dépend de ce qu'on y cherche, et ce qu'on y cherche dépend de nos propres intérêts qui, à leur tour, sont déterminés, en partie du moins, par le climat intellectuel de notre temps." Dans les dix essais qui composent Les Grecs et leurs croyances, l'éminent helléniste d'Oxford nous montre combien les Anciens sont modernes et vivants. Le progrès, l'irrationnel et ses mystères, la place de la croyance religieuse dans la vie quotidienne, les rapports de la politique et de la morale: autant de questions qui, à la lueur d'Eschyle, de Sophocle, d'Euripide, de Platon et de Plotin, éclairent à la fois le passé et le présent. D'origine irlandaise, E. R. Dodds (1893-1979) fut professeur de littérature grecque à Oxford. Deux autres essais ont été traduits en français: Les Grecs et l'irrationnel (trad. de Michael Gibson, Flammarion, 1977), et Païens et chrétiens dans un âge d'angoisse: aspects de l'expérience religieuse, de Marc-Aurèle à Constantin (trad. de Henri-Dominique Saffrey, La Pensée sauvage, 1979). Biographie de l'auteur Etienne Helmer enseigne la philosophie. Ses travaux portent principalement sur la pensée de Platon. Il est aussi le traducteur de l'essai d'Allan Bloom sur la République de Platon, publié aux Editions du Félin sous le titre La Cité et son ombre (2006).
Date de parution
05/03/2009
Poids
442g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782866456924
Titre
LES GRECS ET LEURS CROYANCES
Auteur
DODDS ERIC R.
Editeur
DU FELIN
Largeur
150
Poids
442
Date de parution
20090305
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La culture hellénique est traditionnellement associée au triomphe de l'esprit de raison. L'auteur démontre que les hommes qui créèrent le premier rationalisme furent conscients, même au travers de l'époque hellénistique, de la puissance, de la splendeur et du péril de l'irrationnel.
On nous a longtemps enseigné que l'histoire moderne commençait en 1492 lorsque le « Vieux Monde » rencontrait le « Nouveau », avec la « découverte » de l'Amérique par Christophe Colomb. Or, comme le montre Caroline Dodds Pennock dans ce livre novateur, pour des dizaines de milliers d'Aztèques, de Mayas, de Totonaques, d'Inuits et d'autres indigènes américains - esclaves, diplomates, explorateurs, serviteurs, commerçants, ce n'est pas ce qui s'est produit : ils ont découvert l'Europe au XVI et XVIIe siècles, l'enrichissant de cultures différentes.Pour eux, l'Europe était un continent sauvage, une terre de richesses et de merveilles, mais qui les laissait perplexe par ses disparités brutales en termes de richesse et de qualité de vie, et ses croyances déconcertantes. L'histoire de ces indigènes américains en Europe est souvent synonyme d'enlèvement, de défaite, d'appropriation culturelle, et finalement d'apocalypse - une histoire pourtant largement absente de notre conscience collective.Du roi brésilien qui a rencontré Henri VIII aux Aztèques qui ont simulé des sacrifices humains à la cour de Charles Quint ; de la fameuse « fête cannibale » d'Henri II et Catherine de Médicis aux enfants métis des Espagnols qui sont rentrés « chez eux » avec leurs pères ; sans oublier les nombreux serviteurs employés par des Européens de tous rangs : voici un peuple qui a été rendu exotique, rabaissé et marginalisé, mais dont les visions du monde et les cultures ont eu un impact profond sur la civilisation européenne.Notes Biographiques : Spécialiste de l'histoire des peuples indigènes d'Amérique, Caroline Dodds Pennock est l'une des plus grandes autorités mondiales sur les Aztèques. Formée à Oxford, elle enseigne à l'université de Sheffield. Son étude sur les sacrifices humains, Bonds of Blood, a remporté le prix Gladstone de la Royal Historical Society en 2008. Ses articles ont été publiés tant dans des revues scientifiques que dans des magazines de vulgarisation. Elle a participé à de nombreux documentaires, entre autres pour la BBC et Netflix.
En 1940, la France capitule. En 1941, Jacques Lusseyran, alors qu'il est aveugle et n'a pas 18 ans, entre en résistance en rejoignant le mouvement Défense de la France. " Le 20 juillet 1943, il est arrêté par la Gestapo, interrogé pendant des jours interminables et enfermé à Fresnes. Il sera déporté en 1944 à Buchenwald. " Comment un aveugle peut-il survivre à cet enfer ? Grâce à la protection d'un groupe de Russes et à sa connaissance de l'allemand qui lui permettra d'informer les autres déportés des agissements des S.S. Après un an et demi d'horreur, il est libéré et revient en France où il poursuivra ses études en affirmant ses aspirations littéraires balayées par la guerre. Jacques Lusseyran deviendra un brillant conférencier et enseignera la littérature française dans différentes universités américaines. En 1971, il meurt dans un accident de voiture. Il a alors 47 ans. Cette autobiographie est un exceptionnel exemple d'amour de la vie, de courage et de liberté intérieure face à l'adversité.
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