Depuis le milieu des années 1990, Denis Darzacq développe un travail personnel. De la photographie de presse qui fut, comme pour d'autres photographes français de sa génération, le berceau de sa pratique artistique, il conserve avant tout un regard aiguisé sur la société contemporaine et une méthode. Denis Darzacq a acquis la conviction qu'une image construite pouvait servir son analyse de la société avec plus d'efficacité. Depuis 2003, il a recours à des mises en scène qui reposent toutes sur le principe de la "disruption" (méthodologie dynamique tournée vers la création). Par leur état ou leur pose, les corps mis en scène bouleversent l'ordre établi, sans jamais faire basculer l'image dans le spectaculaire. L'ouvrage présente des photographies extraites de séries majeures du photographe. Notamment La chute et Hyper qui opposent deux réalités sans manipulations numériques, Act et Act II qui invitent à la réflexion autour de la complexité de l'individu, au-delà du statut assigné et réducteur de personne handicapée. Enfin, Recomposition et Contreformes font disparaître le corps au fur et à mesure des photographies pour laisser place à une réflexion de l'artiste sur l'abstraction.
Nombre de pages
120
Date de parution
10/01/2020
Poids
700g
Largeur
241mm
Plus d'informations
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EAN
9782843140204
Titre
Denis Darzacq
Auteur
Docquiert Françoise ; Bernard Etienne
Editeur
LOCO
Largeur
241
Poids
700
Date de parution
20200110
Nombre de pages
120,00 €
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Les actes du colloque " Image et politique " montrent, à l'évidence, la nécessité de la confrontation des positions de penseurs d'origines et de disciplines différentes. Le débat d'un historien et d'un philosophe, d'un sociologue et d'un artiste est riche de ces frictions qui obligent à préciser les questions, les enjeux. Le rapprochement des expériences, les convergences de points de vue à partir de méthodologies différentes et la présence de quelques provocations évitent les pièges bien-pensants de certains traditions strictement universitaires. En juillet 1997, à Arles, on a débattu avec passion, avec passion, avec un mélange de culture savante et de réactions viscérales, sur le pouvoir, sur la représentation, sur l'enjeu des images dans l'histoire, aujourd'hui et pour demain.
Du langage du corps avec Les Substituts (1969), à l'importance des liens du sang dans Rituel du sang (1976), en passant par le pouvoir du vêtement dans Piège pour un travesti (1972), Journiac s'impose comme une figure majeure de l'art corporel. Michel Journiac a poursuivit à travers de nombreux médiums une recherche formelle basée sur ses propres questionnements identitaires. Cette édition monographique aborde l'oeuvre de Michel Journiac à travers son utilisation de la photographie. L'ouvrage met en avant l'importance de ce médium dans la pratique de l'artiste, et comment la prise de vue donne du sens à ses interrogations.
Depuis les années 1990, Jean-Christian Bourcart plonge dans les profondeurs des lieux du sexe, d'où il rapporte des images, volées, aux grains éclatés, au flou suggestif et aux couleurs dégoulinantes. Tout a commencé quand un magazine l'envoie faire un reportage dans les bordels de Frankfort. Trois interdictions : pas de femmes, pas de photo, pas de film. Il s'immerge dans les immeubles réservés au commerce sexuel, un monde à part aux couleurs crues. Dans la poche de sa veste truquée, un appareil photo trop bruyant ; il s'arrête devant les chambres et déclenche, la position du photographe voyeuriste, assumée. Ce livre nous offre crûment la découverte de la nuit sexuelle, bordels ou clubs échangistes, ouvrant les portes d'un univers fellinien ou pasolinien, méconnu et souvent objet de fantasmes.
Dans l'oeuvre photographique de Pierre Jahan (1909-2003), c'est l'ombre qui se propose comme guide opérant, permettant de traverser l'éclectisme de sa production artistique. Photographe, mais aussi illustrateur, dessinateur, peintre, contemporain de Sougez, Ronis, Doisneau mais aussi de Vigneau, Kertész, Landau, Steiner..., membre du groupe Rectangle puis de celui des XV, et représentant - pas toujours reconnu à sa juste place - de ce qu'est la photographie : un art du passage, un art de la traversée, mais aussi un art des écarts, un art où l'ombre peut être la muse d'un regard autre, la preuve d'une attention singulière à un état de vie, à un état d'âme, à un état de fait... Et ce sont justement ces différents " états " qui inclinent à la diversité des photographies de Jahan allant de la série de l'Herbier surréaliste (1947) à celle des étranges Poupées (1942-45), des Etudes de nus (1945-49) aux reportages sur La vie Batelière (1938), ou le Paris [qui] chante sa nuit (1945)... aux travaux d'éditions (Le Dévot Christ (1934), La mort et les statues (1941-42), Les Gisants de Saint-Denis (1948), ou d'illustrations publicitaires (parfums Piguet, cristallerie Daum et arts de la table Christofle, laboratoires pharmaceutiques mais aussi Renault, Citroën...).
Rondepierre Eric ; Millet Catherine ; Rancière Jac
D'abord comédien, Eric Rondepierre se dirige ensuite - via la peinture - vers un travail photographique lié au cinéma. Depuis 2002, l'oeuvre s'est diversifiée : l'artiste utilise ses propres images qu'il recompose avec ses textes, ses dessins ou encore avec des images de cinéma qu'il s'approprie. Images secondes reprend l'ensemble des séries que l'artiste a réalisées depuis plus de vingt ans et est accompagné d'essais inédits de Jacques Rancière, Catherine Millet et Quentin Bajac. Cette monographie vient combler un manque éditorial : en effet, l'artiste n'a pas publié de monographie importante depuis près de dix ans.
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