Le temps du Christ. Coeur et fin de la théologie de l'histoire selon Hans Urs von Balthasar
Dockwiller Philippe ; Holzer Vincent
CERF
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EAN :9782204094511
Comment comprendre que la venue historique du Verbe en chair, Jésus de Nazareth, récapitule toutes les dimensions entendues sous l'expression " théologie de l'histoire ", à savoir le devenir historique de l'humanité, l'originalité et le caractère absolu du fait chrétien, le sens chrétien du temps, l'harmonie des deux Testaments, la signification du temps de l'Église, l'achèvement de l'homme dans l'histoire, l'espérance chrétienne et la destinée ultime des créatures ? Pour les chrétiens, bien qu'il appartienne à une époque révolue, Jésus-Christ reste la clé de la totalité du développement historique. Une telle affirmation peut-elle être autre chose qu'une conviction arbitraire sans fondement rationnel ? Si, en revanche, elle n'est pas absurde, cette affirmation n'a pas seulement une conséquence sur la manière de concevoir la succession des époques et des âges. Elle induit une manière concrète d'habiter le temps, celui du quotidien, mesuré par les horloges et le calendrier. Hans Urs von Balthasar (1905-1988), en proposant sa " Dramatique divine " (1973-1983), éclaire, par la médiation du théâtre comme genre littéraire et comme performance en scène, l'originalité propre à l'intelligence chrétienne du temps décisif, le temps de la vie du Christ, temps définitif accompli et modèle de la temporalité chrétienne. Le temps et l'histoire sont bien développés selon le schéma linéaire d'un avant et d'un après Jésus-Christ. Mais ils sont également conçus comme disposés autour de ce centre. À la croisée d'un temps mesuré par le chronomètre et d'un temps qualifié par l'apparition et la rencontre des personnes, la représentation théâtrale donne à comprendre la validité esthétique, dramatique et théologique d'une conception à la fois linéaire et concentrique du temps et de l'histoire. -- How should we understand that the historical advent of the Word in flesh, Jesus of Nazareth, contains all the dimensions understood by the term "theology of history', in other words the historical becoming of humanity, the originality and the "absolute' facet of Christianity, the Christian meaning of time, the harmony of the two Testaments, the Church's signification of time, man's accomplishment in history, Christian hope and the ultimate destiny of beings? For Christians, although he belongs to past ages, Jesus Christ remains the key to the entire historical development. Can such a proclamation be anything other than an arbitrary conviction, without reasonable grounds? Yes indeed, it is not absurd, this proclamation not only has bearing on the way we conceive the succession of epochs and eras, it also infers a concrete way of living in time, an everyday way, measured by clocks and a calendar. Hans Urs von Balthasar (1905-1988), by proposing his "Dramatique divine' (1973-1983), a mediation of the theatre as a literary genre and of performance on the stage, enlightened us as to the specific originality of the decisive Christian intelligence of time, the time of Christ's life, a conclusive, accomplished time and a Christian model of temporality. Aren't time and history developed according to a linear schema of before and after Jesus Christ? But they are also conceived as being arranged around this centre. At the intersection of chronometered time and time qualified by the appearance and meeting of people, theatrical representation presents for our understanding the aesthetic, dramatic and theological validity of a conception both linear and concentric of time and history.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Un document pour accompagner les adultes au sacrement du baptême. Une proposition d'itinéraire en plusieurs rencontres, qui peut élargie aux recommençants.