Chourka est un petit garçon qui vit avec sa mère, son frère et sa s?ur dans un village du sud de la Russie. Son père est au front, et il doit assumer son rôle de "chef de famille". En ces temps troublés - une guerre mondiale gronde au loin, la révolution va bouleverser l'ordre établi -, il apprend à se conduire de manière autonome. La parentèle est un handicap plus qu'un soutien; quant à ses amis, ils l'entraînent parfois dans des aventures à l'issue incertaine. L'auteur nous présente une galerie de portraits hauts en couleurs, sans forcer le trait. Les tribulations de Chourka, présentées à la hauteur d'un regard d'enfant, sans recul, lui permettent de brosser un tableau saisissant de la Russie profonde. Dans un monde dur, aux m?urs à rudes, Chourka devra tracer tout seul son chemin. Ce qu'il fera le jour où il décidera de prendre son destin en main. Biographie: Léonide Dobytchine est né en 1896 à Dvinsk. Après une formation d'ingénieur, il part pour Léningrad au début des années vingt. Il publie trois livres: deux recueils de nouvelles Rencontre avec Lise (1927) et Le Portrait (1931) et le roman La Ville de N (1935). Au début des années trente s'imposa une nouvelle"politique culturelle conservatrice, dirigée notamment contre les soi-disant écrivains" formalistes ". La Ville de N fut dénoncée publiquement lors d'une session de l'assemblée des écrivains de Léningrad en janvier 1936. Dobytchine disparut quelques; semaines plus tard. Après l'hiver, ce que l'on redoutait se confirma: Dobytchine s'était suicidé (à quarante ans); son corps fut repéché de la Néva. Chourka et sa famille (1935-1936) est publiée, posthume, en 1993."
Nombre de pages
122
Date de parution
24/04/2008
Poids
136g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782842421854
Titre
Chourka et sa famille
Auteur
Dobytchine Léonide ; Cabaret André
Editeur
CIRCE
Largeur
120
Poids
136
Date de parution
20080424
Nombre de pages
122,00 €
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Résumé : Le lieu de l'action est vraisemblablement Dvinsk, la ville natale de Dobytchine, entre le début du siècle et la Première Guerre mondiale, où Russes, Polonais, Allemands, Lettons et Juifs vivent ensemble - ou plutôt se rendent mutuellement la vie impossible. Nous sommes dans la province russe dont Gogol avait déjà dépeint la grisaille dans Les Aines mortes, à l'exemple d'une ville-symbole, la ville de N... Dobytchine crée dans son court roman un personnage qui pourrait remplir d'effroi le lecteur ingénu : un héros qui jouit avec délice de l'ennuyeux quotidien provincial et qui nous en fait la chronique, un petit-bourgeois sous les traits d'un jeune garçon, à qui il déplaît qu'on puisse, à l'école, lui présenter Manilov et Tchichikov, les héros de Gogol, comme des philistins...
A la Sorbonne comme au bistrot, la vérité vraie, objective, pure, triomphe rarement : l'assistance lui préfère la parade la plus cinglante. Voilà qui chagrinait au siècle dernier le ténébreux philosophe Schopenhauer... Il en eut à la longue un sursaut rageur : élaborer le mode d'emploi de la controverse. Un traité qui permette de défaire n'importe quel opposant, malgré son habileté et sa mauvaise foi. Puisque si souvent la forme l'emporte sur le fond. Les brillants raisonnements des alchimistes ont interdit l'essor de la chimie pendant des siècles. Même s'ils professaient des âneries. Dans L'Art d'avoir toujours raison, Schopenhauer ne s'embarrasse pas de morale... Résultat : un mémoire ramassé et teigneux, pas plus épais qu'un agenda : trente-huit stratagèmes pour ne jamais perdre la face."
Georg Simmel (1858-1918) fut un des inventeurs de la sociologie, mais aussi un philosophe original, un véritable personnage du Berlin 1900, ouvert aux arts et à toutes les manifestations de la modernité. Enseignant (sans solde) à l'Université de Berlin pendant des décennies, il exerça une influence diffuse considérable. Un public varié se pressait à ses cours, venu de toute part. On considérait être admis dans ses privatissimi comme un rare privilège. Solitaire, sans ancrage fort dans l'institution, sans "école", il sombra dans l'oubli après sa mort et ne fut redécouvert que tardivement. Mais ses idées continuaient d'inspirer une quantité de ses "enfants" spirituels. Le présent ouvrage en rassemble une large palette sous forme d'une photo de groupe qui réservera bien des surprises. D'Union soviétique aux Etats-Unis, des rangs de la philosophie à ceux de la sociologie, des historiens de l'art aux écrivains, journalistes, à plusieurs personnages inclassables, une histoire souterraine de la vie intellectuelle du XXe siècle se dessine à partir de Simmel.
Ces neuf nouvelles de Rainer Maria Rilke, écrites entre 1897 et 1901, sont d'une grande variété de forme et d'inspiration, mais elles portent toutes en elles les visions fulgurantes de l'homme qui achèvera, vingt ans plus tard, Les Elégies de Duino, en affirmant que "tout ange est terrible". Avec une certaine férocité satirique, Rilke raille autant les philistins satisfaits que les artistes complaisants, et, à l'image de son double de jeunesse, Ewald Tragy, poète de dix-huit ans, il s'attache aux humbles et aux réprouvés de l'existence. Qu'il dépeigne de grandes familles obsédées par leurs ancêtres, des aristocrates en fuite après la Révolution française, ou encore des vieillards émerveillés par le simple passage d'une petite fille dans un parc, l'auteur nous montre toujours "qu'entre horreur et splendeur se développent des relations secrètes".