Si Victor Vasarely a marqué de son sceau cinétique les années 1960 et 1970, ce n'est pas uniquement parce qu'il a créé un langage plastique qui a incarné l'idée même de modernité ou qu'il a ouvert la voie au mouvement de l'art optique - dont l'héritage est encore très vivant aujourd'hui, comme en témoigne la sélection d'artistes dans ce livre. C'est surtout parce qu'il a été porté par une vision du rôle de l'art, conscient de la responsabilité de l'artiste tout comme celle de l'architecte de promouvoir l'art dans la cité, et qu'il a pensé la création de façon globale. Jusqu'au bout, Vasarely a poursuivi un seul objectif basé sur la générosité comme il le résume : "Il est plus noble de donner à tout le monde que d'accaparer tout pour soi et pour ses proches". 36 artistes rendent hommage à l'héritage de Vasarely : Ghizlane Agzenai, Akatre, Verena Bachl, Vanessa Barragao, Damien Bénéteau, Aleksandar Bezinovic, Lee Broom, Clara Daguin, Caroline Derveaux, Djeff, Paco Rabanne par Julien Dossena, Ememem, Malika Favre, Jean-Paul Gaultier, Katy Ann Gilmore, Adam Hillman, Jo Hummel, Arthur Kenzo, Sebastiaan Knot, Anna Kruhelska, Zach Lieberman, Shigeki Matsuyama, Thandiwe Muriu, Nonotak, Olly Fathers, Felipe Pantone, Reyn, SpY, Esther Stocker, Superflex, Alex Trochut, Valentin van der Meulen, Camille Walala, Richard Yasmine, Zimoun et Daniel Zucco.
Résumé : Au même titre que celle de Picasso, l'oeuvre de Joan Miró, par sa liberté créatrice et son iconoclasme latent, occupe au XXe siècle une place inédite qui lui confère la stature du mythe et l'élève au rang de l'universalité. Ancrée dans la terre catalane de son enfance, elle voit le jour dans les années 1910 avec les peintures dites "détaillistes" de Montroig, scènes réalistes et paysannes qui retiennent la leçon de l'art naïf et du cubisme naissant. Miró connaît la consécration au milieu des années 1920 avec ses "peintures de rêve" dont la magie poétique séduit les surréalistes tels que Robert Desnos et Michel Leiris. Posant un regard tantôt émerveillé, tantôt plus sombre sur le monde qui l'entoure, Miró donne progressivement corps à ce que son biographe, le poète Jacques Dupin a élégamment qualié de "Mirómonde" . A partir de 1954, l'installation à Palma de Majorque marque un nouveau tournant dans l'oeuvre de Miró. Dans cette période de créativité intense, sa peinture se métamorphose, devient de plus en plus gestuelle, directe et n'est pas sans évoquer les "¨Peintures sauvages" nées dans les années 1930 dans le contexte de la montée du nazisme. Portant sur un ensemble de près de 90 oeuvres réalisées dans les années 1960-1970, la dernière période de création de l'artiste est particulièrement bien représentée dans les collections du Musée national d'art moderne/Centre Pompidou.
Depuis la Renaissance, les artistes n'ont cessé de nous rendre sensibles aux nombreux paradoxes de l'horizon. Entre imaginaire et réalité, où se tient l'horizon, cette ligne de rencontre entre le ciel et la terre (ou entre le ciel et la mer), ce phénomène purement visuel et toujours mobile ? Comment figurer ce qui n'a aucune existence matérielle et qui pourtant nous permet de nous orienter dans l'espace ? Qu'il donne l'illusion de la profondeur en unifiant l'espace représenté, qu'il paraisse ouvrir la vue à l'infini, qu'il s'élève tel un barrage tranchant ou qu'il nous renseigne sur le rapport de l'homme à l'autre, l'horizon nous fournit les repères essentiels à notre expérience du monde. Depuis l'invention de la perspective à la Renaissance jusqu'aux oeuvres contemporaines, les artistes explorent notre rapport à l'horizon à travers des supports de plus en plus diversifiés. A l'heure où le monde semble être mis à plat par les communications en réseau, où des milliardaires mettent en jeu des sommes faramineuses pour quitter l'orbite terrestre, cet ouvrage invite à reconsidérer la portée de l'horizon dans ses dimensions existentielle, matérielle et sensible.
Résumé : Angkor, capitale de l'Empire khmer, a conservé de sa gloire passée des vestiges monumentaux d'une beauté incomparable. Mais qui se souvient que ces sanctuaires abritaient jadis toute une population de divinités et d'objets de culte fondus en métaux précieux ? Subtil alliage, le bronze a donné naissance au Cambodge à des chefs-d'oeuvre de statuaire témoignant de la fidélité des souverains khmers à l'hindouisme comme au bouddhisme. Apanage du roi, la métallurgie était une technique sacrée, dont le savoir-faire était précieusement préservé dans des ateliers royaux. A la faveur de fouilles récentes, notre connaissance de cet art du bronze a fait l'objet d'avancées spectaculaires. Il est ici mis en lumière à travers 200 oeuvres remarquables - dont l'exceptionnel Vishnou couché du Mebon occidental, trésor national du Cambodge et plus grand bronze jamais retrouvé à Angkor.
Rivière Anne ; Fleury Pauline ; Kervran Sophie ; J
Camille Claudel et son oeuvre ont fait l'objet de plusieurs expositions monographiques mais rarement a été évoqué son entourage artistique et culturel et surtout, les sculptrices qui ont suivi le même chemin restent encore aujourd'hui largement méconnues. Avec ce projet, les musées de Nogent, Tours et Pont-Aven souhaitent faire les sortir de l'ombre et réunir les créations originales de sculptrices exceptionnelles, camarades d'atelier, amies ou rivales de Camille Claudel, douées elles aussi d'une fertile imagination et d'un talent certain. Aux côtés des oeuvres dues aux sculptrices, leur portrait peint ou photographié dans leur atelier et des lettres échangées par Camille Claudel et ses camarades redonneront vie au réseau artistique féminin connu de Camille Claudel durant sa fulgurante carrière, depuis ses premiers essais dans le Paris de la fin du 19e siècle jusqu'à son internement en mars 1913.
Quand le pinceau épouse la plume, ou inversement, pour partager l'art des confidences de la Muse qui ne manque aucun rendez-vous dans l'aventure. En route donc sur les sentiers des clins d'oeil poétiques et par-delà quelques versants historiques où se jouent et se confondent épopées, contes et mythes. Avec joie, Xavier
Figuratif autant qu'abstrait, abstrait autant que figuratif, travaillant souvent au corps à corps avec la nature et dans la nature, Vincent Bebert, né en 1980, témoigne des ressources que la peinture offre de nouveau aux artistes pour s'exprimer. Intense, vibrante, tourmentée et cependant apprivoisée et raffinée, la peinture de Vincent Bebert étonne et fascine. Des artistes aussi reconnus que Alexandre Hollan et Sam Szafran, des critiques comme Alain Madeleine-Perdrillat, Yves Michaud et Bernard Léon se sont réunis dans cette première monographie pour introduire l'oeuvre de Vincent Bebert et dire l'estime qu'ils lui portent.