Confiance retrouvée dans la nation comme écluse de la mondialisation, retour du long terme au c?ur de nos institutions, réindustrialisation verte, développement d'une économie du bien-être créatrice de valeur et de liens sociaux : un nouveau projet de société émerge, capable de rassembler une majorité d'entre nous. Ce livre en dresse le portrait.Le discours sur le déclin franc¸ais a pris des proportions quasi obsessionnelles au cours des dernières années. Certains chantres d'un passé mythifié en ont même fait leur fonds de commerce, au point de lui donner des allures de névrose nationale. Ils exploitent un manque : nous n'avons plus de modèle de société.Celui qui nous guidait, inventé à la Libération, a fait entrer la France dans la modernité. Mais depuis maintenant trente ans, il connaît une longue déliquescence : économie ralentie, panne de l'innovation et de la création culturelle et scientifique, société fracturée, démocratie dévitalisée... Ce qui nous a porté après-guerre est devenu obsolète dans le monde contemporain, mondialisé et ultra-connecté. Orpheline d'un nouveau modèle, la France peine à y trouver sa place.Si certains de nos voisins semblent s'être mieux adaptés, il est impossible d'importer le leur. C'est en puisant dans notre identité républicaine et en développant ce qui germe déjà au sein de notre société que se dessinera le modèle qui va nous projeter dans le XXIe siècle. Il est déjà là, mais à bas bruit. Confiance retrouvée dans la nation comme écluse de la mondialisation, retour du long terme au c?ur de nos institutions, réindustrialisation verte, développement d'une économie du bien-être créatrice de valeur et de liens sociaux : un nouveau projet de société émerge, capable de rassembler une majorité d'entre nous.Ce livre en dresse le portrait.Slow Démocratie, le précédent livre de David Djaïz a été lauréat du prix de l'Académie des sciences morales et politiques et du prix étudiant du Livre Politique-LCP, finaliste du prix du Livre Politique, du prix du Mémorial - Grand Prix littéraire d'Ajaccio et du prix Pétrarque de l'essai France Culture-Le Monde.Table des matières : Partie 1 : Splendeur et misère de la Modernisation à la Française (1968-2018)Chapitre 1 : La Modernisation, idéal mobilisateur des Français après la guerre (1944-1968)Une histoire en partage : le retard français à rattraperUne économie en partage : l'économie dirigée par l'ÉtatUne culture commune : la société de consommationChapitre 2 : L'automne de la Modernisation (1968-1983)Après 1968, l'histoire bégaie dans le présentismeL'économie dirigée percutée par la mondialisationDe la société de consommation à l'âge identitaireChapitre 3 : Un idéal mobilisateur est-il possible à l'heure de la mondialisation ? (1983-2018)L'État-nation français violemment déstabilisé par la mondialisationLe contre-exemple allemand : l'économie sociale de marché, idéal mobilisateur de l'Allemagne depuis 1945Partie 2 : " Demain, la République écologique " : notre nouvel idéal mobilisateur (2018- ?)Chapitre 1 : La République écologique est déjà là, sous forme de signaux faiblesLes coûts cachés de la mondialisationLe choc Covid : plus rien ne sera comme avantLes signaux faibles de la République écologique : territoires, environnement, unité de la nationChapitre 2 : Une nouvelle histoire en partage : construire un futur désirable, à l'ombre de la catastrophe climatiqueL'ombre de la catastropheLa nécessité de ralentirEntrer à nouveau dans l'histoireChapitre 3 : Une nouvelle économie en partage : reconstruction écologique et économie du bien-êtreLa décroissance n'est pas la solutionLes secteurs de l'économie du bien-êtreLa redécouverte des savoir-faire techniquesUn nouveau rôle pour la puissance publiqueChapitre 4 : Une nouvelle culture en partage : usages du monde et démocratie activeDes usages et des expériences plutôt de que des choses" Mille fils invisibles " : redécouvrir la nation solidaireUne démocratie d'actes et pas seulement de procéduresLa reconquête républicaineChapitre 5 : La France et le mondeDu local au global : prendre en charge les défis planétairesLa France a-t-elle encore quelque chose à dire au monde ?Pour une nouvelle architecture de la mondialisation : la maison japonaiseSlow Démocratie, le précédent livre de David Djaïz a été lauréat du prix de l'Académie des sciences morales et politiques et du prix étudiant du Livre Politique-LCP, finaliste du prix du Livre Politique, du prix du Mémorial - Grand Prix littéraire d'Ajaccio et du prix Pétrarque de l'essai France Culture-Le Monde.
Peut-on reprendre le contrôle d'une mondialisation débridée dont les dégâts se font sentir chaque jour sur la démocratie, l'environnement et la justice sociale ? Oui. Grâce aux nations. Un tel propos peut paraître contre-intuitif à tous ceux qui voient la nation comme un totem identitaire. Mais ce livre montre qu'elle reste le levier le plus efficace pour ne plus être les témoins impuissants des dérèglements en cours. Humanistes, progressistes, sociaux-démocrates, écologistes : n'ayons plus peur de nous en saisir ! Car il y a urgence. Les classes moyennes occidentales laminées ne veulent plus d'un système qui profite d'abord aux élites. Gilets jaunes en France, Brexit en Angleterre, Trump aux Etats-Unis, Orbán en Hongrie, Salvini en Italie, mais aussi Bolsonaro au Brésil : les peuples crient leur colère et veulent reprendre le pouvoir, souvent sous les traits de l'homme fort. Une internationale d'extrême droite se met en place. La démocratie libérale que l'on croyait indéracinable est en danger de mort. Alors remettons la nation démocratique au coeur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens qui la réduisent à des fantasmes nationalistes. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et écologie, d'aller vers une Slow Démocratie.
L'heure est venue de reprendre notre destin en main. Pour y parvenir, remettons la nation démocratique au c'ur de l'agenda progressiste. Arrachons-la des mains des identitaires et des anti-européens. Prenons conscience qu'elle est plus nécessaire que jamais pour équilibrer la mondialisation. Aimons-la. Car elle seule nous permettra de concilier démocratie, mondialisation et environnement, d'aller vers une Slow Démocratie.Normalien, énarque, David Djaïz est haut fonctionnaire et enseigne à Sciences Po. Salué par la critique, Slow Démocratie a reçu le prix Édouard Bonnefous de l'Académie des sciences morales et politiques ainsi que le prix étudiant du Livre Politique." Un essai lucide et courageux ... Convoquant l'histoire, la littérature, l'économie et la philosophie avec virtuosité, il rappelle les vertus protectrices d'une nation inclusive. "Le Point
Le discours sur le déclin français a pris des proportions quasi obsessionnelles au cours des dernières années. Certains chantres d'un passé mythifié exploitent un manque : nous n'avons plus de modèle de société. Celui que nous avons inventé à la Libération et qui a permis la modernisation de la France est devenu obsolète. Il est urgent d'en faire émerger un autre, fidèle à nos valeurs républicaines et capable de rassembler une majorité d'entre nous. Ce projet existe. Ce livre nécessaire en dresse le portrait.
Tout a été dit sur les attentats qui frappent la France. Sauf l'essentiel. Nation, État, Europe, islam, monde et,surtout, religion, politique : tels sont les termes qu'il s'agit de penser et que repense ici David Djaïz en s'emparant du spectre de la guerre civile qui hante la Cité des hommes.Des origines à aujourd'hui, des conflits intestins dévorant la Grèce antique au djihad global enflammant désormais la planète, en passant par la Saint-Barthélemy, l'ère coloniale et la bataille d'Alger, cette archéologie historique éclaire comme jamais les malentendus du présent. Convoquant Thucydide et Hobbes, Montaigne et Schmitt, Ibn-Khaldûn et Sayyid Qutb, cette enquête philosophique désencombre l'horizon des peurs et des préjugés de l'heure. Dénonçant dérives communautaristes et illusions sécuritaires, cette critique des fausses réponses actuelles restitue le débat à ses vrais enjeux.À moins de comprendre pourquoi et comment le conflit interne est inhérent au fait de société et en détermine la vie même, nous ne saurons ni résister, ni avancer.Un premier essai flamboyant qui soumet l'espérance à la lucidité.Normalien, énarque, enseignant à l'Institut d'études politiques de Paris, David Djaïz, 26 ans, compte d'ores et déjà parmi les jeunes voix intellectuelles de gauche.
Dans ce deuxième tome des Cahiers d'Esther de Riad Sattouf, Esther est en CM2.Elle raconte la naissance de son petit frère, les attentats, les garçons dont elle est amoureuse, les discussions sur Dieu avec sa meilleure amie, sa maîtresse naine, sa mère qui a grossi, son grand frère débile et son père ce héros... C'est l'année de ses 11 ans !Dans ce deuxième tome, Esther est en CM2. Elle raconte la naissance de son petit frère, les attentats, les garçons dont elle est amoureuse, les discussions sur Dieu avec sa meilleure amie, sa maîtresse naine, sa mère qui a grossi, son grand frère débile et son père ce héros... C'est l'année de ses 11 ans !LA SÉRIELa série Les Cahiers d'Esther a été initiée par Riad Sattouf en 2015 avec une idée un peu folle : se faire le porte-voix d'une jeune fille d'aujourd'hui pour assister, année après année, à ses transformations, et montrer l'évolution de notre société à travers ses yeux.Chaque semaine, la jeune fille anonyme qui se cache derrière Esther se confie à Riad Sattouf. Elle lui raconte son quotidien, ses états d'âme, sa vision du monde. Riad Sattouf les met ensuite en mots et en images pour composer une planche de bande dessinée, prépubliée dans L'Obs. Les planches correspondantes à une année scolaire sont réunies en albums.Histoires d'enfants pas forcément pour les enfants, témoignage sur notre époque. Le lecteur embarque pour un voyage quelque peu agité : suivre, pendant neuf ans, les métamorphoses d'une enfant en adulte.La série Les Cahiers d'Esther est adaptée par Riad Sattouf en dessin animé. La première saison a été diffusée sur Canal+ et est disponible sur YouTube
Je m'appelle Esther et j'ai 10 ans. J'ai raconté 52 histoires vraies extrêmement intéressantes sur moi (ma famille, mes amis, ma vie, etc.) à Riad Sattouf et il en a fait ce livre très réaliste avec des gros mots (merde-con-putain) parce qu'on parle comme ça nous les jeunes.
Le problème avec les enfants, c'est qu'ils grandissent. Un jour, sans prévenir, ils claquent les portes, rapportent de mauvaises notes et ne s'expriment que par onomatopées. Surtout, ils cessent de vous considérer comme un dieu sur terre. Et ça, il faut l'encaisser. La science explique qu'ils n'y sont pour rien. C'est leur cerveau en formation qui les rend feignants, impulsifs et incapables de ramasser leurs chaussettes. N'empêche. On n'a jamais rien créé de pire que les adolescents du virtuolithique. Voici l'histoire d'un couple sur le point de craquer face aux assauts répétés de leur fils de 15 ans. Qu'ont-ils mal fait ? Rien. Mais la guerre est déclarée. Et ils ne sont pas préparés. L'école les lâche, le père part en vrille, la mère essaie d'éteindre l'incendie. C'est un roman sur l'amour familial où les sentiments sont à vif, comme sur un champ de bataille.
Le professeur Bucella décrypte notre quotidien en lui apportant un éclairage scientifique à la fois accessible et fascinant. Enfin un livre de science... humoristique ! Pourquoi la tartine tombe-t-elle toujours du côté de la confiture ? Comment fonctionne une essoreuse à salade ? Pourquoi prend-on toujours la mauvaise file ? Comment refroidir une bouteille rapidement ? Est-il possible de fabriquer une cape d'invisibilité à la Harry Potter ? Pourquoi le spaghetto ne se brise-t-il jamais en deux morceaux ? Sous la pluie, faut-il courir ou marcher ? Combien de fois faut-il plier une feuille de papier pour atteindre la Lune ? Le père Noel pourrait-il exister ...
Que pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ? Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ? Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos. Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues. Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse. A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir. Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.
La Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.
En quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.
Esprit libre, indépendant, attaché aux valeurs républicaines, Jean-Louis Debré a pris position dans les débats les plus polémiques. Il revient sur neuf ans passés à la tête du Conseil constitutionnel. Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, débats sur le mariage homosexuel et la taxe carbone, loi Hadopi... Le témoignage d'un " sage " sur les rouages de la République. Ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la République, ainsi que des romans policiers. Ces femmes qui ont réveillé la France est disponible en Points. " Des coups tordus de Sarkozy à la tendresse pour Chirac, des caprices de Giscard aux confidences de Juppé, l'ex-président du Conseil constitutionnel livre ses secrets. " Le Point " Une liberté de parole piquante. " L'Obs