En mars 1998, Suzanne Gloria Lyall, dix-neuf ans, disparaît dans l'état de New York. Je prends connaissance de cette disparition au travers du travail photographique de Virginie Rebetez, publié chez MetaBooks. Ces images me marquent durablement. Je recueille des informations autour de ce fait divers, et j'écris. Je me passionne pour les forums internet consacrés au true crime, pour les nombreux podcasts américains qui traitent de disparitions et d'affaires irrésolues. Ils enrichissent l'aspect documentaire de Disparue. Le fait divers mérite qu'on lui accorde une attention particulière, en tant que témoignage d'un lieu, d'une époque, en tant qu'interrogation sur l'individu et l'identité. Travailler cette matière de façon poétique permet de transmettre, par la structure et la musique du texte, la recherche d'identité perdue, les tâtonnements de l'enquête, la tentative d'approcher au plus juste la vie et les derniers instants connus de la disparue, et enfin de faire percevoir le vide envahissant de l'absence de Suzanne. L'enquête poétique offre au lecteur de trouver son propre chemin parmi les bribes de souvenirs et indices, de fabriquer sa propre idée du destin de Suzanne. Le recueil interroge aussi, de manière plus générale, notre rapport à l'enfance et à l'adolescence.
Nombre de pages
82
Date de parution
30/10/2019
Poids
310g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782874066870
Auteur
Barsics Catherine
Editeur
ARBRE A PAROLES
Largeur
120
Date de parution
20191030
Nombre de pages
82,00 €
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Résumé : N'attendez pas d'histoires, de boniments. Nous vivons encore est un livre à l'os. Poésie pure, il raconte l'éclat, la fissure, ce qui reste quand on pense avoir tout perdu, l'espoir qui se relance ailleurs, sur de nouveaux chemins. La grâce, voilà le sujet de ce livre. Dans le fond comme dans la forme, le texte brille. Comme si Ludivine Joinnot entendait ce que les mots ont de plus précieux à nous dire. Et ce qui en ressort, c'est qu'il existe un lieu, dans cet espace fragile où nous nous débattons, pour la beauté et le sens, pour le combat, le rire, un lieu pour continuer à embrasser et à chérir ce qui en vaut la peine. La grâce. La tendresse et la rage. Ainsi qu'une humanité folle, qu'à notre tour nous avons envie d'embrasser, de chérir. Il est précieux, ce Nous vivons encore, première publication de Ludivine Joinnot.
La première chose qui m'est venue à l'esprit en écrivant ce livre, c'était le souvenir de mon père qui m'apprenait à lire quand j'avais cinq ans, lui qui n'était pas allé plus de trois ou quatre ans à l'école primaire, lui pour qui l'écriture était "utile". Assise sur ses genoux, sage, docile, désireuse de savoir ce que cachaient ces signes mystérieux, je suivais le chemin de ses larges doigts sur les lignes de La petite chèvre turbulente. Il dissipait, avec le dévoilement de ce premier livre, la brume qui me cachait l'autre sens des mots quand ils sont fixés sur le papier. Il ouvrait les portes de mon émancipation. Il me montrait le chemin de mes futures évasions."