De nos jours, Paris et Montreuil, un jeune révolté s'étant découvert d'incroyables super-pouvoirs, se lance aussitôt, avec une poignée de camarades, dans une guerre sociale totale. Sur ce chemin chaotique, évoquant le spectre allié d'insurrections passées, croisant moult monstres et créatures étranges, s'affrontant sans répit à des esprits adverses déchaînés, certain(e)s feront aussi leur propre éducation sentimentale. Oeuvre touffue, inspirée, délirante, Henriette et le Bonhomme-Bobine fut porté durant des année, au gré de ses dérives et pérégrinations, en l'esprit de Laurent Diox, dont c'est là le premier livre. Pour l'occasion, et selon le mot de Giono, son cerveau aura assurément pris les dimensions de l'Univers.
Nombre de pages
520
Date de parution
08/06/2011
Poids
550g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782953117653
Titre
Henriette et le bonhomme-bobine
Auteur
Diox Laurent
Editeur
SAO MAI
Largeur
120
Poids
550
Date de parution
20110608
Nombre de pages
520,00 €
Disponibilité
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Huit nouvelles, huit histoires sèches, troubles et glaçantes. Les dessous sordides, et la signification réelle d'un combat de boxe perdu d'avance, l'échec cruel d'un séducteur méthodique, les déconvenues d'un gendarme mobile, ou d'un couple de vigiles, brutalement confrontés à une violence inimaginable. Huit angoisses s'abattant, chacune à sa façon, sur des victimes que tout semblait éloigner.
Comment un aristocrate catholique bascule brusquement dans le camp de la Révolution et, promeneur émerveillé, décrit le Paris communard, devenu capitale de tous les possibles. Ce texte rare, dont la dernière édition remonte à plus de vingt ans, permet de visiter de belle manière la vie et l'imaginaire de Villiers de l'Isle-Adam, l'un des écrivains français les plus méconnus, et précieux.
Que se cache-t-il vraiment derrière le Bourgeois, cette figure politique et psychologique à première vue transparente, inodore et sans saveur ? Quels mystères inavouables, et terrifiants, recèlent ces gras visages illuminés de bon sens et ces airs bonhommes, innocemment satisfaits ? Y aurait-il d'inquiétants secrets méritant de se voir divulgués, liés à la genèse de cette classe sociale étrange, finalement parvenue au pouvoir total, et à l'emprise complète sur l'ensemble du monde moderne ? Pour le savoir, quoi de mieux que d'écouter ce que disait - voilà plus d'un siècle - celui qui, au plan littéraire, fut certainement dudit Bourgeois l'un des ennemis les plus acharnés, et talentueux : l'immense poète Villiers de l'Isle-Adam (1838-1889) dont les contes ici rassemblés, légers, irrésistibles de drôlerie et de fiel, contribueront certainement à l'édification, sur cette douloureuse question scientifique, du plus large des publics.
Le plus moderne et aussi bien le plus archaïque des totems réglant, implacables, la vie fragile des hommes : tel est le Chiffre, héros véritable, mystérieux et terrible, de ce recueil de trois nouvelles, le premier ouvrage de Guénaël Visentini. On suit d'abord avec Vania, le destin d'un ancien homme d'argent, bourgeois devenu résistant communiste et ayant ainsi, pour l'heure, semblablement vécu de ruptures et de choix décisifs, puis dans Cinq - le texte donnant son nom au recueil - celui d'un mathématicien fiévreux s'affrontant un soir à ses hôtes, dans un château où plane encore le souvenir terrifiant de vivisecteurs humains au service du Progrès, quand l'Encyclopédie de Diderot bénissait ce genre de pratiques. La dernière nouvelle - YBBS - évoque un aventurier réveillant, à l'aube de la dernière guerre mondiale, par sa seule arrivée au coeur d'une vallée perdue et oubliée, une sauvagerie des plus lointaines, soudain en phase avec l'Histoire et ses massacres... Cinq frappe d'emblée par la résonance inhabituelle de son écriture, l'impression singulière, et mêlée, qui s'en dégage, à la fois d'une parfaite maîtrise et d'une délicate nostalgie. Sa violence troublante, sa douceur d'étrangeté et d'inquiétude, la tension s'y manifestant toujours entre grâce, chute et nécessité concourent à faire de ce livre un petit chef d'oeuvre, et de sa publication, un événement Il avait chaud, « froid » c'était une manière de sentir tout à l'heure. Ou bien le vin. Des mots, enchaînés comme des perles, de frêles diamants sur fils d'or. Ce doigt, que voulait-il ? La fin. 00. Tout de suite. Ce serait, bien dit, mieux dit : il vit ce doigt brandi sur sa vie, elle avait été de quoi ?, et pourtant ils furent là... petit Kekkonen. Viele, hanté par ces voix, tout retourné par ce long songe au chiffre inconnu, avait été débusqué, coupable.