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La France allemande et ses journaux. Scènes et coulisses de la Collaboration, 1940-1944
Dioudonnat Pierre-Marie
BELLES LETTRES
45,00 €
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EAN :9782251457734
Le 14 juin 1940, la Wehrmacht entre dans Paris. La capitale devient, pour quatre années, celle de la France allemande et le théâtre des rivalités entre les pouvoirs qui s'y installent au nom du vainqueur : administration militaire, services de propagande, polices et SS, ambassade. Le projet de l'Allemagne est d'exploiter le pays vaincu au mieux de ses buts de guerre et de le coloniser, la persécution antisémite s'y affirmant, au fil des mois, comme une préoccupation majeure. Foisonnante avant la guerre, la presse est une puissance que les occupants ciblent avec gourmandise. Le trust qu'ils bâtissent avec des concours quelquefois surprenants, dirigé par un fonctionnaire nazi, Gerhard Hibbelen, compte plus de vingt sociétés de droit français : liées par des participations croisées et gérées par un personnel d'hommes de confiance français, elles proposent une gamme étendue de publications dont Pierre-Marie Dioudonnat débrouille minutieusement l'écheveau. Son analyse fine du monde de la presse et de ses personnages aux destins contrastés ouvre le propos sur l'histoire globale du XXe siècle français. Elle montre que la période de l'Occupation n'est pas une parenthèse dans l'histoire de la France mais s'inscrit dans son continuum. Elle permet de dresser un tableau coloré de l'entre-deux-guerres, où Pierre Laval se positionne déjà comme l'homme de tous les possibles, et qui connait une presse bouillonnante où le millionnaire franco-américain Raymond Patenôtre joue une partie singulière aux enjeux mystérieux, où une société change en profondeur par la modernisation des techniques, la transformation des modes de vie, le mouvement des idées et leur confrontation. Réinsérant dans le temps long l'histoire des années noires, Pierre-Marie Dioudonnat rappelle que, dans la France occupée, l'autonomie des pouvoirs autochtones se réduit comme peau de chagrin : c'est l'occupant qui fixe les règles, même si l'autorité suprême dont il est détenteur se fractionne entre centres décisionnaires concurrents.
Le nord, le sud, l'est et l'ouest : toutes les sociétés, ou presque, recourent aux directions cardinales pour s'orienter. Depuis des millénaires, les quatre points cardinaux sont indispensables a` la navigation. Au coeur de l'imaginaire, de la morale et de la géopolitique de la plupart des civilisations, ils n'en restent pas moins subjectifs - et parfois contradictoires. L'historien Jerry Brotton nous invite à découvrir ces directions en fonction de la position spatiale et temporelle des communautés humaines qui en font usage. Il nous explique pourquoi telle ou telle culture en privilégie une plutôt qu'une autre et pourquoi aucune société ne s'est jamais orientée vers l'ouest. De nos jours, cependant, en vertu du GPS, les points cardinaux s'avèrent moins pertinents. Grâce aux applications géospatiales, nous nous situons au centre de la carte sous la forme d'un point bleu qui nous déconnecte du monde naturel. En imaginant les bouleversements que la technologie pourrait imposer a` l'avenir, Jerry Brotton nous rappelle a` quel point les directions cardinales ont été cruciales depuis que nous parcourons la planète.
Le procès Pétain Le 20 octobre 1940, en pleine Occupation, la photographie du maréchal Pétain - héros de la Première Guerre mondiale - serrant la main de Hitler choque la population française. Pétain déclare alors au peuple français qu'il "s'engage dans la voie de la collaboration" . Cinq ans plus tard, en juillet 1945, vient l'heure du jugement. Pétain est traduit devant une Haute Cour spécialement créée pour répondre de sa conduite entre la signature de l'armistice en juin 1940 et la Libération de la France en août 1944. Analysées au jour le jour, ces trois semaines du procès de Pétain révèlent l'une des crises les plus dramatiques de l'histoire de France au XXe siècle, dont le souvenir a hanté la conscience collective des Français jusqu'à nos jours. Julian Jackson Spécialiste de l'histoire de la France au XXe siècle, il est professeur d'Histoire à Queen Mary, University of London. Sa biographie de De Gaulle. Une certaine idée de la France (disponible en "Points") et Le Procès Pétain ont été couronnés du très prestigieux Duff Cooper Prize . Traduit de l'anglais par Marie-Anne de Béru