Dion Anne ; Grandry Marie-Noëlle ; Sarramon Christ
FLAMMARION
27,50 €
Epuisé
EAN :9782082018746
C'est au fil de l'emploi du temps d'une journée que cet ouvrage se propose de suivre la vie de la société élégante de la Restauration et de la monarchie de Juillet. La matinée est occupée par l'organisation des soins, par l'éducation des enfants - bien plus suivie par la mère sous la monarchie de Juillet qu'au début du siècle -, par le courrier, la lecture de la presse, la pratique des arts d'agrément ou les travaux d'aiguille. L'après-midi est consacrée aux promenades, aux sorties culturelles, aux visites. Les soirées se prolongent fort tard, surtout pendant le Carnaval, où, à la sortie du théâtre ou de l'Opéra, on se montre dans plusieurs bals. Le cadre de vie évolue à l'époque romantique. L'immeuble de rapport prend de plus en plus d'importance, et l'exiguïté des appartements impose une évolution du mobilier. La chambre se resserre sur l'intimité conjugale alors que la fonction de réception passe au salon : la salle à manger est désormais indispensable. Les progrès de l'éclairage, du chauffage, avec la vulgarisation des calorifères, assurent un confort accru. Une fabrication plus industrielle répond à une demande nouvelle des classes bourgeoises. La porcelaine, les cristaux français, les opalines multicolores, l'argenture électrolytique de Christofle deviennent accessibles à un grand nombre. Le Parisien vit beaucoup hors de chez lui. La ville se transforme : promenades, cafés, cabinets de lecture, clubs et théâtres prolifèrent. L'apparition du chemin de fer explique la multiplication des déplacements. George Sand, dans la première partie de sa vie, jusqu'à l'engagement politique de 1848, a été choisie comme figure emblématique du monde romantique. A Paris ou à Nohant, elle attire auprès d'elle les grands noms de la création littéraire, musicale, picturale. Avec Alfred de Musset, Chopin, Listz, Marie d'Agoult, Delacroix, Balzac, Marie Dorval, Sainte-Beuve, plus tard Flaubert, elle entretient des relations amicales ou amoureuses, parfois tumultueuses, mais toujours sources d'échanges enrichissants, bien connus grâce à ses ?uvres autobiographiques et à sa volumineuse correspondance.
Nombre de pages
191
Date de parution
09/04/1999
Poids
1 405g
Largeur
245mm
Plus d'informations
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EAN
9782082018746
Titre
L'art de vivre à l'époque de George Sand
Auteur
Dion Anne ; Grandry Marie-Noëlle ; Sarramon Christ
Editeur
FLAMMARION
Largeur
245
Poids
1405
Date de parution
19990409
Nombre de pages
191,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Martin-Guillaume Biennais (1764-1843), reçu maître tabletier à 24 ans et doué d'un caractère entreprenant, sut très tôt s'attacher la clientèle du Premier Consul. Puis il étendit ses activités à l'ébénisterie et a l'orfèvrerie, et devint rapidement l'orfèvre attitré de l'Empereur. Souvent exécutées d'après des modèles d'inspiration antique dessinés par l'architecte Charles Percier, ses ?uvres reflètent aussi les tendances alors à la mode pureté des lignes, raffinement du décor. L'ensemble de la production de Biennais est d'une grande variété jeux, petits meubles, services de table - tel le prestigieux service à thé de Napoléon et Marie-Louise - ou de toilette, nécessaires, armes, décorations, insignes royaux et impériaux... Toutes ces ?uvres se distinguent par une élégance et une qualité qui en font, encore aujourd'hui, l'un des fleurons des arts décoratifs sous le Consulat et l 'Empire.
Ce livre propose une analyse du développement des néostyles dans les domaines du décor intérieur, du mobilier, de la céramique, de l'orfèvrerie et de la mode en France au XIXe siècle.
Durand Jannic ; Dion-Tenenbaum Anne ; Bimbenet-Pri
Au moment où s'achèveront les travaux de restauration de la cathédrale Notre-Dame et avant le retour du trésor dans le bâtiment néogothique construit pour l'abriter par Jean-Baptiste Lassus et Eugène Viollet-Le-Duc de 1845 à 1850, le musée du Louvre présentera une exposition consacrée au trésor de Notre-Dame depuis ses origines jusqu'à son renouveau et son épanouissement avec Viollet-le-Duc sous le Second Empire. Le trésor de Notre-Dame, entièrement reconstitué après la Révolution, est célèbre aujourd'hui pour les reliques insignes qu'il abrite, en particulier celles de la Couronne d'épines et du Bois de la Croix qui proviennent de l'ancien trésor de la Sainte-Chapelle et qui ont trouvé à Notre-Dame sous Napoléon Ier un nouvel asile dans de nouveaux reliquaires. Le trésor est également célèbre pour la splendeur des chefs-d'oeuvre de l'orfèvrerie française qui y ont été rassemblés au XIXesiècle, notamment ceux qui furent conçus par Eugène Viollet-le-Duc sous le Second Empire, témoins exceptionnels de l'histoire de Notre-Dame et de l'histoire de France. Toutefois, le catalogue tentera aussi de remonter le temps et de renouer avec l'histoire du trésor avant la Révolution. Inventaires, récits historiques, peintures, manuscrits enluminés, gravures et autres documents figurés, mais aussi plusieurs oeuvres qui nous sont parvenues permettent en effet de retracer en partie l'histoire du trésor de Notre-Dame depuis les temps mérovingiens et d'entrevoir une richesse comparable à celle des plus éblouissants objets créés pour Notre-Dame au XIXe siècle. L'ouvrage retracera ainsi à travers une centaine d'oeuvres l'histoire du trésor de la cathédrale de Paris et sa résurrection au XIXe siècle, en les replaçant dans le contexte même de son histoire millénaire. Les auteurs Jannic Durand, conservateur général du Patrimoine, directeur du département des objets d'Art de 2013 à 2022 Anne Dion, conservatrice générale, adjointe au directeur du département des Objets d'art Michèle Bimbenet-Privat, conservatrice générale honoraire au département des Objets d'art Florian Meunier, conservateur au département des Objets d'art
Qu'est-ce que la nostalgie sinon une mélancolie humaine rendue possible par la conscience de quelque chose d'autre, d'un ailleurs, d'un contraste entre passé et présent ? Et cette nostalgie n'est-elle pas aussi provoquée essentiellement par l'irréversibilité du temps ? Car on ne saurait remonter le cours du temps, tel est l'obstacle insurmontable qu'il oppose à nos entreprises. C'est notre impuissance devant cette impossibilité qui fait toute l'amertume de la nostalgie et l'absurdité des chimères du rajeunissement. La nostalgie n'est pas le mal du retour : on peut toujours revenir à son point de départ, à son lieu natal (l'espace se prête docilement à toutes nos allées et venues) mais il est impossible de redevenir celui qu'on était au moment du départ. Mais si le temps s'oppose irréductiblement à la rétrogradation il ouvre devant nous une carrière infinie à la liberté. L'homme peut s'ouvrir à l'idée du futur et confirmer ce que le temps affirme. Se servant d'exemples tirés de la vie quotidienne aussi bien que d'oeuvres poétiques, philosophiques ou musicales, Vladimir Jankélévitch démontre en fin de compte que l'irréversible n'admet qu'un seul remède : le consentement joyeux de l'homme à l'avenir, au futur.