Peuplée d'enfances singulières ou d'adolescents en "mal de mères", l'oeuvre littéraire de Théodora Dimova se poursuit avec une "comédie humaine" d'une profondeur remarquable, abordant cette fois, sans tabou, la vieillesse dans ce qu'elle a d'admirable mais aussi de pitoyable. Adriana est l'éblouissant portrait d'une femme blasée par l'argent, poussée par l'ennui et la solitude jusqu'à la déchéance. Et jusqu'à commettre l'irréparable. Adriana passera le reste de sa vie dans l'attente d'un "sauveur" qui puisse lui offrir sinon la rédemption, du moins un semblant d'harmonie. La flamboyante Ioura, jeune femme qu'elle finit par rencontrer, pourra-t-elle la comprendre? Les voix et les vies se mêlent, la vieille dame sait se raconter sans complaisance, évoquer ce qu'elle fut, avec ses défauts, ses errances, et la tragédie qui la hante. Entre Adriana et Ioura naissent une admiration et une affection qui rendront plus doux le grand départ de la vieille femme. Ce roman illustre, une fois encore, les obsessions de Théodora Dimova qui remonte aux sources de la violence rongeant la société, et pose une question entêtante: peut-on restaurer, envers et contre tout, ce qui a été brisé? A l'instar de Mères, Adriana bouscule le lecteur, avec la même force et la même écriture haletante au rythme saccadé, avec sa justesse de ton sans fausse pudeur et son extraordinaire virtuosité littéraire. Biographie de l'auteur Théodora Dimova est née à Sofia en 1966. Auteur de théâtre reconnu, elle a publié son premier roman, Eminé, en 2001. Elle a connu la consécration littéraire grâce à Mères paru en 2005 (et en français aux éditions des Syrtes, en 2006), qui a été publié en plusieurs langues et obtenu le prix de Littérature est-européenne à Vienne en 2006.
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Nombre de pages
168
Date de parution
11/09/2008
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782845451384
Titre
Adriana
Auteur
Dimova Théodora ; Vrinat Marie
Editeur
DES SYRTES
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
20080911
Nombre de pages
168,00 €
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Mères a été inspiré à son auteur par un fait divers d'une violence inexplicable dans un lycée bulgare, signe que dans cette société, toutes les limites ont été dépassées. L'écriture de Dirnova, au rythme effréné, haletant, bouscule les conventions et nous laisse bouleversés et sans voix. Mères confirme ainsi la naissance d'un grand écrivain qui méritait d'être redécouvert par le public français.
Résumé : Le 9 septembre 1944, un coup d'Etat est perpétré par le Front de la patrie, soutenu par l'Armée rouge qui pénètre dans une Bulgarie alliée de l'Allemagne nazie, traumatisée par les années de guerre. C'est la terrible épuration qui suit l'arrivée au pouvoir des communistes et ses stigmates que Théodora Dimova explore dans Les Dévastés. Trois femmes se retrouvent, un froid matin de février 1945, au bord de la fosse commune dans laquelle ont été jetés les corps des hommes qu'elles aimaient, et dont les destins se sont croisés dans une même cellule. Comme tant d'autres, ils ont été torturés, condamnés et sommairement exécutés, emportés par la rage révolutionnaire. Des décennies après, l'image de la fosse du cimetière de Sofia, où la neige tombe sans la recouvrir de sa blancheur continue de hanter les esprits... Au-delà des figures masculines assassinées qui émergent à travers leurs récits, la douleur, dans ce livre, est un personnage central. Elle jaillit des phrases et parvient, de façon à la fois étrange et subtile, à alarmer et à réconforter, peut-être même à guérir. Les Dévastés est un portrait de l'élite intellectuelle bulgare broyée par la terreur. Mais c'est aussi celui d'une société dans laquelle la tragédie a été longtemps tue au point de devenir un douloureux secret.
Résumé : Née dans une famille riche avant le communisme, Adriana, blasée et cruelle, se joue des coeurs ; et tout cela finit forcément mal. La rencontre avec la flamboyante Ioura, au soir de sa vie, sera pour elle une catharsis. Grâce à leur complicité, Adriana parviendra à se regarder en face et à atteindre un état de légèreté, tandis que Ioura trouvera le bonheur. Théodora Dimova entraîne le lecteur dans une longue confession sans complaisance, laissant le lecteur bouleversé. Sous sa plume, Adriana devient un personnage hypnotique et mythique, digne des grandes légendes romantiques de la Mitteleuropa. "Adriana se dévoile tout en jetant sur sa vie, comme sur la société bulgare postcommuniste un regard acéré". Livres hebdo "Un roman brillant sur le sens de la transmission". Femina Née à Sofia en 1960, Théodora Dimova est l'autrice de Mères (éditions des Syrtes, 2006 et 2019 en Poche). Son troisième roman, Les Dévastés (éditions des Syrtes, 2022), a obtenu le prix Fragonard de littérature étrangère pour sa traduction française.
Roman politique et utopie sociale, Que faire ? est un marqueur dans l'histoire du socialisme et des mouvements révolutionnaires en Russie. A travers des personnages qui refusent les normes établies et prônent un changement sociétal profond, l'auteur y expose son idéal de vie et sa vision du socialisme. Lénine déclara que ce livre avait véritablement contribueé à faire de lui un révolutionnaire et lui emprunta son titre pour son fameux traité politique de 1902. Nikolaï Tchernychevski (1828-1889) est un philosophe, critique et écrivain russe, porté aux nues par l'intel- ligentsia progressiste et révolutionnaire.
Roman von Ungern-Sternberg, baron balte converti au bouddhisme, général de l'armée blanche à trente-cinq ans, est le dernier combattant à résister contre la marée révolutionnaire rouge qui submerge la Russie. Replié en Mongolie, il s'y taille un royaume en libérant le khutukhtu, "Dieu vivant" des Mongols, prisonnier des Chinois. C'est là que commence son règne de violence et que prend forme son rêve fou : reconstituer la horde d'or de Gengis Khan. Personnage démesuré, être hors norme, Ungern ira au bout d'un destin aux dimensions shakespeariennes.
Héros d'une tragédie historique qui a inspiré de nombreux écrivains et passionné des générations d'historiens, le tsar Paul Ier (1754-1801) fait partie de ces obscurs monarques mis aux oubliettes de l'histoire. Introverti, fragile et mal-aimé, il succède à sa mère Catherine II en 1796, mais son règne bref et chaotique s'achève par son assassinat, en 1801. Méprisé par la cour, en conflit avec la noblesse et l'armée, Paul Ier prend des décisions controversées qui alimentent des rumeurs de démence. Sa mise à mort, orchestrée par des conspirateurs de haut rang, avec l'implication de son fils, le futur Alexandre Ier, reste toujours une énigme. Constantin de Grunwald analyse la personnalité complexe de Paul Ier, les causes de sa chute et les conséquences de son assassinat. Il a utilisé des sources historiques de première importance, en particulier des témoignages de contemporains ainsi que des archives anglaises, françaises et suédoises.