Gambit de dame est un récit sur l'enfance : celle de Rolo Diez, dans un village de la pampa argentine. Avec ses anecdotes cocasses et émouvantes, ses premiers émois amoureux ou ses premières bagarres. Elle y est traitée comme une grande aventure, un âge ou des événements anodins aux yeux des adultes sont vécus comme des affaires d'état. L'autre texte de ce volume, Le refuge, nous plonge dans le Mexico des années 1990 : écrivain argentin, Negro commence à rédiger un livre après avoir discuté avec un chat. S'étant fait mettre dehors par sa femme, il se retrouve contraint de passer la nuit dehors. II refuse de dormir à la gare routière et choisit de se rendre à l'adresse d'un immeuble squatté par les Krishna... Fort différents, ces deux textes de Rolo Diez illustrent chacun à leur manière un même credo la frontière entre l'enfance et l'âge adulte, le rêve et la réalité, qui n'est pas si nette qu'on le croit...
Nombre de pages
210
Date de parution
24/03/2005
Poids
186g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070424665
Titre
Gambit de dame suivi par Le Refuge
Auteur
Diez Rolo ; Meunier Anne-Marie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
186
Date de parution
20050324
Nombre de pages
210,00 €
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Carlos Hernandez n'est pas une crapule : cultivé, prévenant pour ses femmes, ses enfants et ses prostituées, correct avec ses associés, il va même jusqu'à payer de sa poche les frais des enquêtes qu'on lui confie. Car s'il pratique le chantage, le proxénétisme, le trafic de fausse monnaie, l'extorsion de fonds et l'association de malfaiteurs, c'est qu'il est flic à Mexico, et qu'à Mexico il faut bien trouver l'argent de la justice quelque part.
Carlos Hernandez n'est pas une crapule : cultivé, prévenant pour ses femmes, ses enfants et ses prostituées, correct avec ses associés, il va même jusqu'à payer de sa poche les frais des enquêtes qu'on lui confie. Car s'il pratique le chantage, le proxénétisme, le trafic de fausse monnaie, l'extorsion de fonds et l'association de malfaiteurs, c'est qu'il est flic à Mexico, et qu'à Mexico, il faut bien trouver l'argent de la justice quelque part.
«Là où tant d'autres avaient cru pouvoir accommoder la politique en de petites historiettes criminelles (ne citons aucun nom, une chronique entière n'y suffirait pas), Díez, authentique poète de la prose, visionnaire donc, traitait la dictature des généraux argentins à la manière d'une fable désopilante et tragique.»Gérard Guégan.
Revoilà Carlos Hernandez, le flic polygame de Mexico, jouisseur sympathique, rusé, fidèle en amour comme en amitié, mais " ayant tant d'amour à donner " qu'il est obligé d'avoir deux femmes car une seule, il pourrait la tuer. Un flic si honnête qu'il finance ses enquêtes avec le produit de ses magouilles. Cette fois, il fait l'aller-retour entre Tijuana et Mexico pour récupérer la dépouille d'une gamine morte d'une overdose au cours d'une partouze chic. Bien sûr, les choses se compliquent salement quand il apprend que la jeune fille appartenait à un chef du cartel de Tijuana et qu'elle avait un amant de c'ur qui voulait l'emmener dans le désert pour la purifier... Comme dans L'effet tequila, Rolo Diez s'amuse à nous raconter un Mexique qui continue à faire ce qu'il peut pour maintenir sa tête hors de l'eau.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.