Naissance de la convention collective. Débats juridiques et luttes sociales en France au début du 20
Didry Claude
EHESS
23,00 €
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EAN :9782713214011
La loi du 25 mars 1919 définit la convention collective comme une catégorie nouvelle du droit. Vingt années de débats ont permis de surmonter les limites de l'institution syndicale dans l'élaboration d'accords collectifs, à travers une réflexion large sur le contrat de travail. Partant de la grève comme fait majeur du mouvement ouvrier en France, la convention collective introduit le principe d'une représentation élective des travailleurs et confère ainsi une valeur juridique claire aux accords conclus à l'issue de conflits menés, fréquemment, en dehors de toute présence syndicale. Cet ouvrage se fonde sur le matériau juridique accumulé pendant le processus d'élaboration de cette catégorie légale, pour en retracer la dynamique. Une présentation de la configuration sociale, dans ses aspects institutionnels et économiques, précède l'analyse des débats entre juristes et à la Chambre. La jurisprudence est ici un instrument précieux pour rendre compte de la diversité des activités économiques et des luttes sociales. Le droit y apparaît moins comme le résultat d'une histoire sociale linéaire que comme un outil pour l'expression de revendications ouvrières dans des contextes productifs spécifiques. Jurisprudence et débats font émerger une pluralité d'expériences et d'aménagements possibles, dont le législateur tirera la loi de 1919. L'un des mérites de Naissance de la convention collective est de s'interroger sur l'apport d'une observation du travail juridique à la compréhension de la vie économique et sociale, dans toute sa diversité. Face aux tenants actuels d'une contractualisation des rapports sociaux, il rappelle le rôle structurant des lois de la République pour les syndicats et la négociation collective. Les méthodes de la sociologie du droit en action que propose Claude Didry ouvrent ainsi la voie à une histoire dialectique de la production des lois, liant les expériences juridiques singulières des acteurs économiques à l'activité du législateur.
Nombre de pages
267
Date de parution
01/04/2002
Poids
800g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782713214011
Titre
Naissance de la convention collective. Débats juridiques et luttes sociales en France au début du 20
Auteur
Didry Claude
Editeur
EHESS
Largeur
160
Poids
800
Date de parution
20020401
Nombre de pages
267,00 €
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Résumé : Le droit du travail est sous le feu de critiques il serait archaïque, trop protecteur, trop compliqué... justifiant une véritable hystérie réformatrice. Mais doù vient cette institution aujourdhui si décriée par certains ? Claude Didry, chercheur en sociologie, rend compte ici des dynamiques historiques du droit et du travail, telles quelles se déploient de la Révolution française jusquà nos jours. Cette analyse permet de prendre la pleine mesure de la rupture que représente ladoption dun code du travail dans la France de la Belle Epoque. Elle permet de saisir le contrat de travail comme la base des coopérations durables et innovantes entre ouvriers, ingénieurs et techniciens, dont sortiront tout à la fois les industries et les grandes luttes sociales du XXe siècle. Ce droit nouveau ne se réduit pas à un empilement irrationnel de protections présentées aujourdhui comme désuètes, mais institue le travail comme une activité sociale définie par un temps, la durée légale, et un lieu, létablissement. On comprend dès lors que la remise en cause de ce droit ne peut quaccentuer les dérives dun capitalisme financier qui déstabilise les entreprises, en portant atteinte, dans sa substance même, au travail. Cette grande fresque historique conduit à redécouvrir limportance du droit du travail dans la vie des salariés, et à proposer de le prolonger par une sécurité sociale industrielle qui remettrait le travail au centre de lentreprise et de la société.
Résumé : Ce livre cherche à donner à un lecteur non savant les concepts clés de la sociologie de Durkheim et de contextualiser son travail afin d'en saisir l'importance pour la discipline. Claude Didry, sociologue et directeur de recherches au CNRS, offre son regard pour appréhender certains textes essentiels de Durkheim et introduire à sa pensée. L'ouvrage développe différents concepts de Durkheim : le fait social, le suicide, le droit, l'anomie, l'héritage, la place de l'Etat, les groupements professionnels, l'éducation, etc. Sur le même principe que les autres ouvrages de la collection "Découvrir" , chaque extrait est contextualisé et commenté, mais également agrémenté de pistes bibliographiques "pour aller plus loin" .
Résumé : La succession des réformes austéritaires imposées depuis 2010 a profondément ébranlé le système de soins et le salariat. Pourtant, face à la pandémie de Covid 19, ce sont les institutions du salariat et l'hôpital public qui ont permis d'éviter que la crise sanitaire, par la succession des confinements, ne se double d'une grave crise économique et sociale. A travers une enquête monographique sur sept secteurs d'activité pendant cette crise, cet ouvrage collectif, dirigé par le sociologue Claude Didry, démontre à quel point les institutions du salariat, battues en brèche depuis les années 2010, sont plus que jamais indispensables pour protéger les travailleurs et permettre la continuité des activités économiques.
Les élections de 2010, avec la défaite du Parti travailliste et le retour au pouvoir des conservateurs, marquent une rupture dans la vie politique britannique. Elles sonnent l'heure du bilan pour le "New Labour", après treize années d'exercice du pouvoir. On retient surtout du New Labour et la "troisième voie" blairiste, la reconnaissance des mécanismes de marché. Mais cette reconnaissance du marché ne se limite pas à l'ambition de gérer l'héritage du néolibéralisme légué par la révolution conservatrice engagée par Margareth Thatcher. Dans le domaine du travail et des relations professionnelles, notamment, le New Labour a mené un programme de réformes conséquent. Le tournant est de taille quand on le replace dans l'histoire sociale de la Grande-Bretagne. Reposant jusqu'alors sur la puissance des syndicats pour imposer une amélioration des conditions de travail, le système britannique a introduit, en partie sous la pression des avancées sociales de l'Europe, cette variable que constitue le droit, avec laquelle les syndicats ont dû se familiariser. Les articles présentés dans ce dossier analysent cette expérience syndicale nouvelle, entre mobilisation du droit et mobilisation collective des travailleurs, bousculant l'idée reçue selon laquelle la Grande-Bretagne serait, depuis l'épisode thatchérien, la partie irrévocable du néolibéralisme.
Au lendemain des attentats du 13 novembre 2015, des personnes de tous horizons se sont rassemblées dans les rues de Paris, aux abords des lieux attaqués, pour rendre hommage aux victimes. Des mémoriaux se sont formés, faits de milliers de messages, de bougies, de fleurs et d'objets les plus divers. Durant des semaines, les Archives de Paris en ont collecté le contenu qui appartient aujourd'hui au patrimoine national. Fruit d'une collaboration inédite entre chercheurs et archivistes, cet ouvrage enrichi de près de 400 photographies revient sur cette transformation et constitue ainsi un véritable livre-mémorial. Les textes de ce livre retracent le parcours de ces mémoriaux et sont autant de reportages illustrés sur leurs aspects, leur collecte ou leurs usages sociaux. Des courtes notices les accompagnent sur des sujets aussi divers que les citoyens s'étant érigés en gardiens des mémoriaux éphémères, le rôle des agents de nettoyage de la Ville de Paris dans le travail de collecte, la mémoire des attentats de 2015 à Saint-Denis, ou encore la relation particulière des supporteurs du PSG à la mémoire des attentats du 13 novembre. Eclairant sous un angle nouveau un événement majeur et récent de l'histoire de France, cet ouvrage est à son tour un mémorial unique et précieux, une réflexion originale et illustrée sur la manière dont une société est appelée à ne pas oublier.
Au Ve siècle av. J.-C., les Athéniens pouvaient exiler pour dix ans un citoyen soupçonné d'aspirer à la tyrannie, sans autre forme de procès. Le nom de la victime était inscrit sur des tessons d'argile : les ostraka. Conservés par milliers, ces fragments de poterie livrent aujourd'hui une parole populaire d'une rare intensité : aux noms s'ajoutent parfois des dessins moqueurs et des injures cinglantes adressées aux figures honnies de la cité. Souvent conçue comme un instrument d'oppression populaire, la procédure d'ostracisme était en réalité fort régulée : arbitraire dans son principe, elle était encadrée dans son déroulement et limitée dans ses effets. C'est ce qui explique qu'elle fut globalement acceptée, y compris par ceux qui en furent la cible. Elle permit de domestiquer les citoyens les plus puissants sans provoquer leur défection ni leur révolte. S'appuyant sur une documentation iconographique exceptionnelle, Vincent Azoulay enquête sur l'une des institutions les plus déroutantes de la démocratie athénienne. Il en met au jour le moteur caché - l'honneur et l'infamie - et en explore les résurgences de la Florence de la Renaissance à la Révolution française, jusqu'aux usages contemporains du "dégagisme".
Molho Tony ; Fleming Katherine E. ; Ginzburg Carlo
Sans m'attribuer le mérite de ma survie, le fait est que j'ai miraculeusement survécu. C'est à l'altruisme et à la bonté de certaines personnes, ainsi qu'à la chance que je le dois". Tony Molho retrace, dans un récit à la fois sensible et historique, son enfance en Grèce durant les années 1940, alors que la menace de la déportation par les nazis pèse sur sa famille. Caché chez un couple sans enfant, dans un train, au coeur d'un couvent, il échappe à la mort grâce à la détermination de ses parents et à la gentillesse des autres, des gens ordinaires - voisins, amis, inconnus - souvent modestes qui lui portent secours. Des années plus tard, Tony Molho, passé d'un pays à un autre, d'une langue à une autre, revient sur cette période fondatrice. Il y déploie une réflexion sur l'histoire, la mémoire, l'effacement de la communauté juive de Salonique et interroge la manière dont la conscience du traumatisme de la Shoah l'a aidé à comprendre le cours de sa propre vie.