Didier Emmanuel ; Bruno Isabelle ; Prévieux Julien
ZONES
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EAN :9782355220548
Les statistiques nous gouvernent. Argument d'autorité au service des managers, elles mettent en nombres le réel et maquillent des choix qui sont, en fait, politiques. Le parti pris de ce livre, qui rassemble les contributions de sociologues, d'artistes et de militants, procède du judo : prolonger le mouvement de l'adversaire afin de détourner sa force et la lui renvoyer en pleine face, faire de la statistique une arme critique. L'histoire de cette forme de contestation dont Luc Boltanski indique qu'elle permet de formuler des "critiques réformistes" passe d'abord par un retour sur la longue controverse sur l'indice des prix en France, présentée par Alain Desrosières. La deuxième partie du livre s'intéresse à la façon dont on ruse, individuellement et souvent secrètement, avec les règles. L'association Pénombre, composée de statisticiens critiques, y présente une fausse interview du brigadier Yvon Dérouillé, qui explique, face caméra, comment tripatouiller les statistiques de la délinquance. Mais les statistiques peuvent aussi servir à faire exister politiquement, en les rendant visibles, des catégories sociales discriminées. Louis-Georges Tin, président du Conseil représentatif des associations noires, montre comment Victor Schoelcher, au XIXe siècle, mobilisait déjà des arguments quantitatifs pour la défense des droits des Noirs. Une dernière stratégie statactiviste consiste à bâtir des indicateurs alternatifs, tels que le "BIP 40", qui met en rapport les bénéfices dégagés par l'envolée des cours boursiers et le creusement des inégalités sociales. Ces quatre démarches sont illustrées, avec humour ou sérieux, en texte ou en image, par les contributeurs de cet ouvrage, pour qui "un autre nombre est possible": ce qu'une logique hégémonique de quantification a instauré, une pratique statactiviste avertie peut chercher à le défaire.
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Nombre de pages
269
Date de parution
15/05/2014
Poids
334g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782355220548
Titre
Statactivisme. Comment lutter avec des nombres
Auteur
Didier Emmanuel ; Bruno Isabelle ; Prévieux Julien
Editeur
ZONES
Largeur
142
Poids
334
Date de parution
20140515
Nombre de pages
269,00 €
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La Grande Dépression qui a frappé les Etats-Unis pendant les années 1930 était bien plus qu'une crise économique. Elle a bouleversé jusqu'à la conception que les Américains se faisaient d'eux-mêmes. La confusion était d'autant plus importante que les outils dont disposait le gouvernement pour analyser la situation se révélaient totalement inadéquats. Pour lancer le New Deal, l'administration Roosevelt devait répondre à cette question: en quoi consiste l'Amérique? On connaît le rôle qu'a joué le documentaire photographique, avec des figures comme Dorothea Lange ou Walker Evans, pour dresser le portrait "de l'Amérique en crise. Ce livre met en évidence la fonction capitale d'un autre outil d'objectivation: les statistiques. Pour décrire la société qui était en train d'émerger de la dépression, les sondeurs se muèrent en détectives et parcoururent le pays, des champs de maïs de l'Oklahoma jusqu'aux usines de Philadelphie. Cet ouvrage, enrichi d'une iconographie étonnante, nous entraîne sur les pas de ces enquêteurs qui redonnèrent une image cohérente de leur pays, à laquelle purent s'articuler de nouvelles formes d'intervention politique. Les instruments qu'ils s'efforçaient de forger posaient non seulement d'innombrables difficultés techniques, mais ils interrogeaient simultanément le fonctionneraient démocratique de la nation et le mode d'exercice du pouvoir. Au croisement de l'histoire des sciences, de la sociologie et de la science politique, ce récit passionnant permet enfin de comprendre comment une méthode d'observation, un type d'action gouvernemental et une société prennent ensemble consistance."
Les nombres occupent une place prépondérante dans les sociétés contemporaines et sont des acteurs clefs de leurs transformations. Dans un langage parfaitement accessible à tous, cet ouvrage expose différents usages contemporains des nombres et l'évolution des méthodes pour les traiter : depuis la statistique classique vers les big data, l'intelligence artificielle, mais aussi des pratiques plus artisanales parfois appelées "statactivistes" . Les données numériques n'apparaissent pas "naturellement" dans la société, mais se développent et se transforment au cours de processus sociaux et politiques. Elles méritent d'être observées comme des objets à part entière et non pas comme de simples instruments de production de connaissance. Cet ouvrage nous prouve qu'aujourd'hui, la statistique, ou plus généralement les méthodes de quantification, sont à la fois des outils de savoir et des outils de pouvoir. Cet ouvrage accompagne le dixième anniversaire de la revue Statistique et Société, publiée par la Société Française de Statistique.
Dans la cour de récré, Martin a pris le pouvoir avec sa bande. Anissa et ses amis ne sont pas d'accord : ils vont organiser une élection pour savoir qui sera le président de la récré. La campagne électorale commence...
Résumé : " Ce type a le sens politique d'une huître ! " Ainsi Jacques Chirac résume-t-il le problème de Luc Ferry après deux ans de collaboration avec l'étrange ministre de l'Education qu'il a donné à la France. Voici l'histoire, souvent cocasse, parfois pathétique, des tribulations de ce play-boy philosophe, égaré dans les arcanes du pouvoir. Plus à l'aise dans les salons que devant les élus, il ne comprend pas pourquoi lui et son inséparable femme finissent par se faire rejeter du système. Cet égotiste met toujours la faute sur les autres. Il a pourtant commis bien des erreurs, et pas seulement d'appréciation. Cet éternel jeune homme s'est souvent montré maladroit, fréquemment cassant, voire carrément odieux. Lui et sa chère moitié, qu'il appelle " ma puce ", ont donc perdu le ministère tant espéré. Retour sur les épisodes les plus croustillants d'un conte de fées qui a tourné au désastre.
Mona Chollet s’attaque ici à l’image de la sorcière pour mieux déconstruire ce que la culture patriarcale verse sur l’image des femmes d’aujourd’hui et nous inviter à s’accepter pleinement telles que nous sommes. Elle explore les 4 facettes qui ont amené à la persécution des sorcières : l’indépendance, le non-désir de maternité, la vieillesse et le savoir, notamment scientifique. Avec un texte piquant et vif, elle invite à une lutte pleine de sororité et à redorer l’image de la sorcière à la manière des féministes américaines. Un livre essentiel et passionnant.
Mona Chollet s’attaque cette fois à notre propre démon intérieur, celui qui nous culpabilise de ne pas faire assez, de ne pas être assez bien. Elle plonge dans les racines religieuses de nos sociétés occidentales pour démontrer l’origine de cette culpabilisation plus prégnante chez les femmes et minorités. Elle évoque brillamment ce sujet à travers la honte des victimes de violences sexuelles, la culpabilité des mères ou celle des enfants toujours jugés coupables, mais également l’impossible perfection dans le cadre du travail et enfin dans le militantisme. Dans cet essai brillant et éclairant, elle offre en plus un regard sincère sur ses propres failles tout en analysant avec pertinence la part que joue la société sur cette voix intérieure qui nous rabaisse constamment.
Nombre de femmes et d'hommes qui cherchent l'épanouissement amoureux ensemble se retrouvent très démunis face au troisième protagoniste qui s'invite dans leur salon ou dans leur lit : le patriarcat. Sur une question qui hante les féministes depuis des décennies et qui revient aujourd'hui au premier plan de leurs préoccupations, celle de l'amour hétérosexuel, ce livre propose une série d'éclairages.Au coeur de nos comédies romantiques, de nos représentations du couple idéal, est souvent encodée une forme d'infériorité féminine, suggérant que les femmes devraient choisir entre la pleine expression d'elles-mêmes et le bonheur amoureux. Le conditionnement social subi par chacun, qui persuade les hommes que tout leur est dû, tout en valorisant chez les femmes l'abnégation et le dévouement, et en minant leur confiance en elles, produit des déséquilibres de pouvoir qui peuvent culminer en violences physiques et psychologiques. Même l'attitude que chacun est poussé à adopter à l'égard de l'amour, les femmes apprenant à le (sur ?) valoriser et les hommes à lui refuser une place centrale dans leur vie, prépare des relations qui ne peuvent qu'être malheureuses. Sur le plan sexuel, enfin, les fantasmes masculins continuent de saturer l'espace du désir : comment les femmes peuvent-elles retrouver un regard et une voix ?Table des matières : RemerciementsL'illusion de l'oasis. IntroductionFaire le grand sautL'amour et la colèreLe rêve d'une " hétérosexualité profonde "Entre conformisme et nihilisme. PrologueBelle du Seigneur, anti-Carte du TendreLes délices de l'amplitude temporelle" Si la vie n'a été qu'une sieste d'été "" Deux êtres qui s'aiment n'en font qu'un : lequel ? "1. " Se faire petite " pour être aimée ?L'infériorité des femmesDans notre idéal romantique" On serre un peu et ça pète "Prière de ne pas trop briller" Érotisez l'égalité "Ce que cela fait d'être un fantasme" Une petite femme à peau jaune "De Pierre Loti à Marlon BrandoLa " double féminisation " des femmes asiatiques" Elle ne parle pas "2. Des hommes, des vrais. Apprendre de la violence conjugale" Pervers narcissiques " ou " enfants sains du patriarcat " ?Un aplomb à toute épreuveNotre révérence pour les émotions des hommesL'impossibilité de défendre ses propres intérêtsQuand l'entourage brise la violence - ou la redoubleLa parabole de Manniford McClaine" Je me sentais comme sa mère "Le " petit ami parfait "L'amour-et-la-mort, prospérité d'un clichéLes droits exorbitants de l'Artiste Tourmenté3. Les gardiennes du temple. L'amour, une affaire de femmes ?L'aliénation et la sagesse" Sortir de l'ombre et de l'anonymat "Un " noyau de dépendance "Le rôle irrésistible de la femme démunieRemettre de l'ordre en soiLes autres femmes, pis-aller ou rivalesEt la dépendance masculine ?Hommes-forteresses et femmes contrefaites" Parce que tu es vivant "Savoir renoncer4. La grande dépossession. Devenir des sujets érotiquesDesserrer l'étau des regardsHistoire d'une silenciationLa femme qui fantasme, un " monstre "Harrison et moi" O " ou l'histoire d'un piratageUn poison... ou un contre-poison ?
Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires, mais au coeur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Normand Baillargeon, philosophe, professeur à l'université du Québec à Montréal, et auteur d'un Petit cours d'autodéfense intellectuelle paru chez Lux en 2007.Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux Etats-Unis, fut l'un des pères fondateurs des relations publiques . Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.