
Les Anges de l'Histoire. Images des temps inquiets
Nos temps sont inquiets ou inquiétants, c'est vrai. Comment penser cela ? Comment donner forme - une forme qui ne soit pas stérile, pas seulement désespérée - à cela ? La tradition religieuse en Occident a produit une philosophie de l'histoire "théologico-politique " : un dogme de la fin des temps (eschatologie) associé à une notion " glorieuse" du pouvoir (politique). Tout cela mis en scène dans des visions effrayantes où les anges de l'apocalypse exécutaient militairement les ordres divin concernant le devenir de nos sociétés humaines. Aux temps modernes, une pensée de l'ici-bas est venue contester cette vision de là-haut. Les anges de l'apocalypse sont devenus les êtres-anges de l'histoire : étranges, en effet, car ils manifestent, par crises immanentes, la façon dont les temps historiques nous atteignent, nous étreignent directement. En 1939 et 1940, Walter Benjamin, penseur antifasciste alors aux abois, écrivit, quelques mois avant son suicide, un texte capital pour notre pensée contemporaine : ses "thèses" - qui n'en sont pas vraiment - "Sur le concept d'histoire" . Au centre de ce texte se trouve mise en scène la confrontation avec une simple image : la petite aquarelle de Paul Klee intitulée Angelus Novus. C'est l'allégorie d'un nouvel "ange de l'histoire" . Ce livre - qui prolonge un questionnement ouvert dans Survivance des lucioles - tente d'interroger cet ange au prisme de son caractère enfantin mais aussi dialectique, de son rapport à la tradition - juive, en ce cas - autant qu'à l'imagination d'une philosophie de l'histoire capable de forger les motifs d'une possible espérance politique.
| Nombre de pages | 336 |
|---|---|
| Date de parution | 02/10/2025 |
| Poids | 310g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782707356642 |
|---|---|
| Auteur | Didi-Huberman Georges |
| Editeur | MINUIT |
| Largeur | 135 |
| Date de parution | 20251002 |
| Nombre de pages | 336,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'éboulis de l'être
Didi-Huberman GeorgesOn gravit un chemin de terre. Là-haut, dans les montagnes du Péloponnèse, le temple d'Apollon Epikourios à Bassaé se dresse mais, aussi, tombe en éboulis. Occasion d'une rêverie philosophique au milieu des colonnes qui se lézardent, des soubassements qui s'effondrent et des pierres éparses dans le champ en contrebas. Puis vient éclore la réminiscence de " L'origine de l'oeuvre d'art ", ce texte esthétique majeur de Martin Heidegger. Et la nécessité de sa relecture critique.EN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Celui par qui s'ouvre la terre. Saint Georges, versions d'une légende
Didi-Huberman GeorgesL'iconographie de saint Georges est fascinante, pour sa diffusion dans le monde chrétien – oriental puis occidental – comme pour sa plasticité extrême, son inventivité figurative toujours renouvelée. Au-delà du jeu habituel entre personnages du récit (le chevalier, la princesse, le dragon) et attributs récurrents (la lance, la croix ou la gueule animale), cet essai vise à ouvrir méthodiquement l'analyse iconographique à une dimension tout à la fois plus anthropologique et plus formelle. Les acquis de l'analyse structurale des rites, des mythes ou des récits légendaires sont ici convoqués pour leur mise en évidence des transformations. Mais ils sont à leur tour "ouverts" à une dimension d'"exégèse interne" des motifs, des formes ou des mouvements. C'est alors une phénoménologie et une dynamique figurale des processus d'ouverture – ouverture du corps martyrisé, de la femme conquise, du territoire acquis, de l'animalité domptée, etc. – qui passent au premier plan. Et cela jusque dans le nom même de "Georges" qui, précisément, signifie "celui par qui s'ouvre – ou s'oeuvre – la terre".EN STOCKCOMMANDER24,99 € -

Ce qui nous soulève. Tome 1, Désirer, désobéir
Didi-Huberman GeorgesNous avions beaucoup enduré et puis, un jour, nous nous sommes dit que cela ne pouvait plus durer. Nous avions trop longtemps baissé les bras. A nouveau cependant ? comme nous avions pu le faire à l'occasion, comme d'autres si souvent l'avaient fait avant nous ? nous élevons nos bras au-dessus de nos épaules encore fourbies par l'aliénation, courbées par la douleur, par l'injustice, par l'accablement qui régnaient jusque-là. C'est alors que nous nous relevons : nous projetons nos bras en l'air, en avant. Nous relevons la tête. Nous retrouvons la libre puissance de regarder en face. Nous ouvrons, nous rouvrons la bouche. Nous crions, nous chantons notre désir. Avec nos amis nous discutons de comment faire, nous réfléchissons, nous imaginons, nous avançons, nous agissons, nous inventons. Nous nous sommes soulevés. " Ce livre est un essai de phénoménologie et d'anthropologie ? voire une poétique ? des gestes de soulèvement. Il interroge les corps avec la psyché à travers le lien profond, paradoxal, dialectique, qui s'instaure entre le désir et la mémoire. Comme il y a " ce qui nous regarde " par-delà " ce que nous croyons voir " ; il y aurait peut-être " ce qui nous soulève " par-delà " ce que nous croyons être ". C'est une question posée en amont ? ou en dedans ? de nos opinions ou actions partisanes : question posée, donc, aux gestes et aux imaginations politiques. Question posée à la puissance de se soulever, même lorsque le pouvoir n'est pas en vue. Cette puissance est indestructible comme le désir lui-même. C'est une puissance de désobéir. Elle est si inventive qu'elle mérite une attention tout à la fois précise (parce que le singulier, en l'espèce, nous dit plus que l'universel) et erratique (parce que les soulèvements surgissent en des temps, en des lieux et à des échelles où on ne les attendait pas).Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER32,00 € -

Eparses. Voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie
Didi-Huberman GeorgesC'est le simple " récit-photo " d'un voyage dans les papiers du ghetto de Varsovie. La tentative pour porter, sur un corpus d'images inédites réunies clandestinement par Emanuel Ringelblum et ses camarades du groupe Oyneg Shabes entre 1939 et 1943, un premier regard. Images inséparables d'une archive qui compte quelque trente-cinq mille pages de récits, de statistiques, de témoignages, de poèmes, de chansons populaires, de devoirs d'enfants dans les écoles clandestines ou de lettres jetées depuis les wagons à bestiaux en route vers Treblinka... Archive du désastre, mais aussi de la survie et d'une forme très particulière de l'espérance, dans un enclos où chacun était dos au mur et où très peu échappèrent à la mort. Images de peu. Images éparses - comme tout ce qui constitue cette archive. Mais images à regarder chacune comme témoignage de la vie et de la mort quotidiennes dans le ghetto. Images sur lesquelles, jusque-là, on ne s'était pas penché. Elles reposent cependant la question du genre de savoir ou, même, du style que peut assumer, devant la nature éparse de tous ces documents, une écriture de l'histoire ouverte à l'inconsolante fragilité des images.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,50 €
Du même éditeur
-

Ceux qui appartiennent au jour
Doude van Troostwijk EmmaLe temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.EN STOCKCOMMANDER8,50 € -

Autour du monde
Mauvignier LaurentRencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Les Bacchantes
EURIPIDEDionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.EN STOCKCOMMANDER12,00 €
De la même catégorie
-

La confiance en soi. Une philosophie
Pépin CharlesCultivez les bons liensEntraînez-vousÉcoutez-vousÉmerveillez-vousDécidezMettez la main à la pâtePassez à l'acteAdmirezRestez fidèle à votre désirFaites confiance au mystèreEn puisant dans les textes des philosophes et des sages, dans les travaux des psychanalystes et des psychologues, mais aussi dans l'expérience de grands sportifs, d'artistes ou d'anonymes, ce livre éclaire le mystère de la confiance en soi. Et nous montre le chemin pour avoir davantage confiance en nous.EN STOCKCOMMANDER8,10 € -

Vivre avec son passé
Pépin CharlesRésumé : Comment faire de notre passé une force d'avenir ? Enfance, éducation, souvenirs heureux ou traumatiques : notre passé ne passe pas. Il est toujours présent. Il nous appartient alors d'établir une relation apaisée et féconde avec notre mémoire. Celle-ci n'est pas, comme on le pense souvent, un stock de données. Les neurosciences nous apprennent, au contraire, que la mémoire est dynamique, mouvante. Nos souvenirs ne sont pas figés, ils s'apparentent à une partition à interpréter. Notre rapport au passé doit être repensé. En convoquant sciences cognitives, nouvelles thérapies, sagesses antiques et classiques de la philosophie, de la littérature ou du cinéma, Charles Pépin nous montre que nous pouvons entretenir un rapport libre, créatif, avec notre héritage. Notre bonheur dépend de notre capacité à bien vivre avec notre passé. Cet essai lumineux nous donne les clés pour y parvenir.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -

Une semaine de philosophie. Les bases de la philo en 7 jours
Pépin CharlesPenser, c'est exister au plus haut niveau d'existence possible". C'est dans cette élévation de la pensée que nous entraîne Charles Pépin. Ce petit livre introductif s'adresse aux lycéens, à leurs parents, mais aussi à tous ceux qui s'interrogent sur le sens de leur vie. A travers sept sujets de dissertation, l'auteur nous propose une découverte de la philosophie en sept jours. Un programme savoureux et une réflexion originale portée par des exemples tirés de l'actualité. Une invitation à s'engager et à penser par soi-même pendant un peu plus d'une semaine...EN STOCKCOMMANDER5,90 €


