Ce recueil réunit pour la première fois en petit format, un choix d'articles essentiels du maître d'?uvre de l'Encyclopédie : ces textes, souvent peu ou mal connus, fournis ici dans leur intégralité, appartiennent aux domaines les plus variés : description des arts et des métiers, histoire de la philosophie, grammaire, mythologie, esthétique, anatomie, cuisine, histoire naturelle, théologie, mode, etc. De l'exposé scientifique au poème en prose, de l'ironie à la technologie, Diderot y déploya tout un art de décrire, de définir et d'inventer ; et, deux siècles et demi plus tard, ces textes conservent intacts leur force critique et leur aptitude à faire penser, découvrir et rêver. Au centre, l'article ENCYCLOPÉDIE, sans doute un des plus beaux textes du siècle des Lumières : dans cette vaste méditation d'éditeur sur le projet encyclopédique, ses buts, ses matériaux, sa réalisation, Diderot donne à lire la somme de ses réflexions et de son expérience, en un retour sur l'ouvrage qu'il dirige et sur son propre travail. Le lecteur peut effectuer un parcours entre ce texte majeur et les articles qui l'entourent et mieux percevoir ainsi certains des enjeux philosophiques, religieux, scientifiques, politiques, auxquels correspondirent la pratique et le combat encyclopédiques.
Nombre de pages
628
Date de parution
19/09/2001
Poids
625g
Largeur
184mm
Plus d'informations
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EAN
9782735504862
Titre
Diderot, choix d'articles de l'Encyclopédie
Auteur
Diderot Denis ; Leca-Tsiomis Marie
Editeur
CTHS EDITION
Largeur
184
Poids
625
Date de parution
20010919
Nombre de pages
628,00 €
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Les Tahitiennes sont fières de montrer leur gorge, d'exciter les désirs, de provoquer les hommes à l'amour. Elles s'offrent sans fausse pudeur aux marins européens qui débarquent d'un long périple. Dans les marges du récit que Bougainville a donné de son voyage, Diderot imagine une société en paix avec la nature, en accord avec elle-même. Mais l'arrivée des Européens avec leurs maladies physiques et surtout morales ne signifie-t-elle pas la fin de cette vie heureuse? Entre l'information fournie par Bougainville et l'invention, Diderot fait dialoguer deux mondes, mais il fait surtout dialoguer l'Europe avec elle-même. Il nous force à nous interroger sur notre morale sexuelle, sur nos principes de vie, sur le colonialisme sous toutes ses formes. Il nous invite à rêver avec lui à un paradis d'amours impudiques et innocentes. La petite île polynésienne ne représente-t-elle pas la résistance à toutes les normalisations?
Résumé : " Elle songea à se venger, mais à se venger d'une manière cruelle, d'une manière à effrayer tous ceux qui seraient tentés à l'avenir de séduire et de tromper une honnête femme. "Furieuse et désespérée que son amant, le marquis des Arcis, la délaisse, Madame de La Pommeraye met au point un stratagème pour se venger. D'une belle et jeune prostituée, Mademoiselle d'Aisnon, elle fait une dévote. Elle manoeuvre dans le dos du marquis pour le pousser dans les bras de celle-ci et parvient à la lui faire épouser. Mais cette vengeance fait plus d'une victime... Dans Ceci n'est pas un conte, Mademoiselle de La Chaux perd tout pour épouser son mari. Alors, quand celui-ci se détourne d'elle sans raison, elle refuse absolument de l'accepter. Voici deux histoires galantes et cruelles de Diderot qui dénoncent l'humiliation des femmes par des hommes, et les moyens par lesquels elles reprennent le pouvoir.
Que se passe-t-il lorsqu'un aveugle recouvre la vue ? Comment découvre-t-il le monde qui l'entoure ? Comment parvient-il à concilier ce que ses sens lui ont appris lorsqu'il ne voyait pas et ce que ses yeux lui révèlent ? Une brillante et impertinente remise en cause de la réalité telle que nous la percevons, remise en cause dont la hardiesse vaudra la prison à son auteur...
Résumé : "Ô Diogène ! si tu voyais ton disciple sous le fastueux manteau d'Aristippe, comme tu rirais ! Ô Aristippe, ce manteau fastueux fut payé par bien des bassesses. Quelle comparaison de ta vie molle, rampante, efféminée, et de la vie libre et ferme du cynique déguenillé ! J'ai quitté le tonneau où je régnais, pour servir sous un tyran". Amateurs de luxe, critiques sans goût, femme cruelle, mari inconstant... Dans ces textes brefs, Diderot dépeint moeurs et travers de ses contemporains d'une plume qui, si elle est infiniment acérée, ne cède pourtant jamais au jugement. Une exemplaire mise en éveil de l'esprit critique.
Résumé : Le Garde-Meuble de la Couronne était l'administration chargée de la gestion du mobilier et des objets d'art destinés à l'ornement des appartements royaux. Tout d'abord simple attribution du valet de chambre du roi depuis le Moyen Âge, la création d'une administration spécifique, dirigée par un intendant, s'avéra nécessaire pendant le règne de Henri IV devant le développement des maisons royales. La charge d'intendant général des meubles de la Couronne devint de plus en plus prestigieuse à partir du règne de Louis XIV grâce à l'attention croissante portée au mobilier royal par les souverains. Les intendants furent des personnalités intéressantes et l'étude de leur origine sociale et de leurs parcours permet de mieux comprendre leur action à la tête du Garde-Meuble. Tour à tour excellents administrateurs, amateur éclairé ou favori du roi, ils contribuèrent au rayonnement du mobilier royal et de leur administration. Pour la première fois, le statut juridique du mobilier royal est abordé avec particulièrement la question de son inaliénabilité et les limites de celle-ci, ainsi que. parallèlement, celui des garde-meubles personnels des souverains qui géraient leurs biens mobiliers privés. Cette étude de l'histoire administrative, juridique et sociale du Garde-Meuble apporte un regard nouveau et complémentaire sur cette importante institution de l'Ancien Régime et son fonctionnement, incontournable pour l'étude du mobilier des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que sur la personnalité de ses directeurs.