Jamais je n'ai été tant / Affamé de partout / Mordu à dents dures / D'une bouchée solitaire Les Appétits d'Alexander Dickow traversent le geste familier et sans cesse renouvelé de la nourriture alimentaire, au destin mystérieux de ses mots qui passent ou ne passent pas. Que serait la langue si les mets des mots étaient consommablesA ? Je verse de l'autre un tasA / De terres dans ma langue / Jamais je n'ai été tant Que mes dents mangent / Sur la craquelure des déserts / Et sirotent en golfes vifs / D'une bouchée solitaire O mes archipels / A mâcher en muesli / Je me ronge vivant / Les fosses océaniques Sans tarder tout n'est / Plus rien resté / A moins / Du volcan pimenté / La rêverie désaltère en moi
Nombre de pages
136
Date de parution
30/06/2022
Poids
175g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782355772504
Titre
Appétits suivi de Un grenier
Auteur
Dickow Alexander
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
141
Poids
175
Date de parution
20220630
Nombre de pages
136,00 €
Disponibilité
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Tant de rumeurs courent sur le compte de l'énigmatique Ronce Albène : esprit retors, intendant du royaume, comment vit-il entre son jardin et sa bibliothèque, avec pour tout compagnon un unique serviteur ? Il a dédié sa vie à son grand oeuvre, à l'écart du monde. Ronde de cauchemars et de carnavals, travail de recherche ou tissu d'affabulations, le livre du savant traverse des pays hallucinés - Taranque, où l'on se nourrit de silice et de caillasse ; l'Empire phonide, où les humains mènent une lutte impitoyable contre des envahisseurs qui usurpent la chair des êtres vivants... Le livre secret de Ronce vient menacer les moeurs puritaines de la société aurède, dirigée par des hommes qui se nourrissent de leur propre corps et condamnent les allophages, ceux qui osent ingérer la substance d'autres créatures.
Le monde dans un homme, tel est le poète moderne " , écrit Max Jacob. " Je suis tous les visages " , déclare Cendrars. Apollinaire, lui, contemple tous ceux qui composent son être universel : " Les peuples s'entassaient et je parus moi-même/Qu'ont formé tous les corps et les choses humaines " . Cette ambition donne naissance à une déroutante multiplicité de styles. Face au poème, poser la question " qui parle ? " revient à demander à quel titre il parle, de quel droit : affaire de légitimité. Pour peu que le poète n'ait plus de rôle social ou symbolique clair, il peut se retirer de son poème - ou bien profiter de l'indétermination de son statut pour jouer tous les rôles. Jacob, Apollinaire et Cendrars optent pour ce jeu de masques né à la fois d'une inquiétude - le poète n'a-t-il plus aucune place ? - et d'une aspiration à l'universel : parler enfin pour tous, en devenant chacun tour à tour.
Alexander Dickow, poète et traducteur américain, est né en 1979. Il vit au New Jersey. Etudiant en littérature française, il est venu en 2003-2004 poursuivre ses études à Nantes, où il a obtenu un DEA en lettres modernes. Il prépare actuellement une thèse sur la poésie française du XXe siècle. Il a publié des poèmes dans des revues, en France et aux États-Unis. Caramboles est son premier livre.
Aimé Césaire et Albert Camus partagent une même année de naissance, 1913. Hommes d'une même génération, ils partagent également une inquiétude politique et morale qui les pousse à la contestation du monde tel qu'il est. De Caligula, issu de la pièce de Camus, au Rebelle de Et les chiens se taisaient de Césaire, les deux auteurs mettent cette inquiétude en scène avec une intensité, une urgence nées de leur traversée du XXe siècle, ce siècle de convulsions. Ils portent en eux, chacun à leur manière, les douleurs du colonialisme, algérien pour l'un, antillais pour l'autre. Cet ouvrage marque la rencontre de ces deux personnalités phares.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.
Je vais à la fenêtre, avec un sac plastique, je ne sais plus, ce que je devais y mettre, alors je le tends, au ciel, vide, ou plein, ça dépend des jours".