Lettres au maître, à l'ami, au précepteur, à l'amant
Dickinson Emily
CORTI
18,55 €
Epuisé
EAN :9782714306883
Quatre correspondances d'Emily Dickinson (1830-1886) avec des hommes qui pour elle furent importants à des titres divers. La passion, contrariée ou non, enflamme les échanges avec trois d'entre eux : le " Maître ", Samuel Bowles, le juge Otis Lord, et révèle la nature ambiguë de la femme/poète. A côté, l'ensemble des lettres adressées au " précepteur ", Thomas W. Higginson, couvrant près d'un quart de siècle et centrées sur la littérature, offre la vision la plus complète de l'écrivain. Ces correspondances ont un point commun : elles ont poussé Emily Dickinson à forger une prose aussi incandescente que sa poésie, à créer une forme littéraire sans équivalent. Un entrelacement de prose, haussée au niveau de la poésie, et de poésie, tantôt ramenée presque au niveau de la prose, tantôt culminant en fulgurations ou éblouissantes condensations. On pourrait parler de texte-Centaure, ou plutôt de texte-Pégase, dont le corps de prose-cheval battrait au rythme d'ailes de poésie. Lettres de haut vol, donc, gardant intacte, au travers d'émotions contradictoires ou de surprenants messages, la force du secret d'où procède toute l'?uvre.
Nombre de pages
258
Date de parution
08/04/1999
Poids
352g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782714306883
Titre
Lettres au maître, à l'ami, au précepteur, à l'amant
Auteur
Dickinson Emily
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
352
Date de parution
19990408
Nombre de pages
258,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Emily Dickinson est née en 1830. Adolescente pleine de vie, sociable et spirituelle, elle se retira progressivement dans son monde intérieur. Elle écrivait depuis son enfance, mais seuls sept de ses poèmes furent publiés de son vivant. Après sa mort, en 1886, quelque deux mille poèmes furent découverts.
Il a fallu longtemps pour que la stature d'Emily Dickinson (1830-1886) émerge du linceul charmant où l'avait enroulée sa génération en tissant le mythe, au parfum de scandale, de l'amoureuse frustrée (d'un homme marié, pasteur de surcroît !) et de l'excentrique recluse de la petite ville d'Amherst. On n'a d'abord vu que ce que l'on était disposé à voir : un poète délicat, amoureux des oiseaux, des abeilles, des fleurs et des papillons, peut-être à la rigueur de l'amour, un poète « féminin ». La violence, l'âpreté, la rébellion, les passions humaines qui soulevaient Emily au-dessus des normes de son temps et de son sexe, et que lui renvoyaient comme en éclats les drames de Shakespeare, son compagnon favori avec la Bible et le dictionnaire Webster, les autres passions plus métaphysiques - la déréliction et l'extase, l'angoisse et la joie -, le questionnement religieux, la pensée subversive, l'humour espiègle et l'ironie tranchante, les fulgurances de l'écriture, le travail constant sur les mots et le jeu avec les mots furent ignorés des premiers éditeurs.Claire Malroux a choisi de rassembler l'ensemble des quatrains jusqu'ici publiés séparément. Ce choix ne doit rien au hasard, car cette forme brève a accompagné le poète tout au long de sa vie et permet ainsi d'appréhender tout son parcours, y compris en ce qu'il a de plus singulier : la diffusion des oeuvres d'Emily Dickinson par voie épistolaire, puisqu'elle n'a pratiquement rien publié de son vivant.
Notre connaissance d'Emily Dickinson (1830-1886) demeure encore aujourd'hui fragmentaire, car elle repose sur des choix de poèmes. De tels choix, même s'ils se veulent aussi représentatifs que possible, risquent à la longue de brouiller la réalité profonde du poète. Une autre démarche, face à la diversité des approches consiste à laisser émerger, comme d'elle-même, sa figure unique. D'où le souci de présenter ici au moins la partie la plus essentielle de son ?uvre, par la traduction de la quasi intégralité des poèmes des années 1861, 1862 et 1863, années-phares, période d'explosion poétique et de créativité intense. Les textes figurent dans l'ordre où Emily Dickinson les a elle-même transcrits dans ses " cahiers cousus ". L'ouvrage vise ainsi à la fois à restituer le tissu interstitiel de la poésie et une architecture altérée par des éditions successives. " Oses-tu voir une âme en incandescence ? ". Emily Dickinson lance un défi à ses lecteurs. Tout est en effet vécu par elle dans la fulgurance de l'instant ou dans la simultanéité des émotions. Son art tient précisément dans l'effort pour porter le temps à l'incandescence, n'en retenir que l'absence blanche, les instants où il se nie lui-même ou explose pour se changer en éternité. C'est donc un autre mode de lecture que proposent les Cahiers. Ils invitent à saisir la poésie dans l'abrupt et non dans l'horizontalité du temps, à renoncer aux catégories habituelles de l'intellect, à traverser l'écorce de la chose poétique pour se rapprocher du feu central. C.M.
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.