Terrains d’entente. Palmarès des jeunes urbanistes 2020
Diaz Isabel
PARENTHESES
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EAN :9782863643716
Avec ses six équipes lauréates choisies parmi soixante et une candidatures, l'édition 2020 du Palmarès des jeunes urbanistes conforte l'effervescence et l'engouement que suscite la démarche de soutien aux jeunes professionnels, portée par le ministère en charge de l'urbanisme.Le sextette retenu frappe par la diversité des profils, embrassant tous les champs d'action de l'urbanisme : architectes (FCML) et paysagistes (Altitude 35) côtoient des collectifs ancrés dans la sphère de l'urbanisme transitoire (Bellastock, Yes We Camp), des stratèges urbains aguerris (Le Sens de la ville) et une conceptrice qui a fait de la permanence architecturale et urbaine son mode d'action privilégié (Sophie Ricard).Tous ont assimilé le caractère peu soutenable de notre modèle de développement et pris acte de la standardisation et de la banalisation des territoires?; tous ont fait leur la posture transdisciplinaire de l'urbaniste et ont compris l'exigence d'être à la fois médiateur, détenteur d'un savoir-faire et embarqué sur un terrain d'action politique. Leurs réponses tendent à bousculer les barrières mentales et les mécanismes «?en silo?» de la fabrication et de la gestion des villes et passent par des démarches empiriques et expérimentales à la recherche de nouveaux outils et de nouvelles méthodes de projet.Il s'agit non pas de bâtir à tout prix mais d'accompagner le processus lent de la transformation d'un lieu, d'en dénicher la singularité ? fondée sur la puissance de sa géographie, de son paysage ou des liens sociaux qui l'animent ?, de se poser la question de sa «?mise en usage?», du réemploi des matériaux, de l'économie circulaire? bref de mobiliser tout ce qu'il est nécessaire et possible pour changer l'organisation collective de nos quotidiens. Façonner des terrains d'entente pour faire société.Si la conception d'un projet paysager peut être connue et documentée, il n'en va pas de même de ses transformations sous l'action du temps. C'est dans ce vide critique et analytique que s'inscrit cet ouvrage. S'ouvrant sur le récit d'un projet qui permet de se familiariser avec la production ordinaire d'un espace public, il se poursuit par sept études de cas qui illustrent chacune un item d'une grammaire de l'altération : la ruine, l'île, le socle, la fondation, le bois, le germe et le pôle. Grâce à l'exposition d'un cadre théorique susceptible de hiérarchiser cette série de données, l'auteur révèle comment, à travers l'altération, les dynamiques internes du terrain initial reconfigurent l'espace aménagé. Comme si, par le flux et le reflux du projet, c'était finalement le site qui advenait à lui-même. Le projet de paysage peut donc, par ses errements, devenir le vecteur d'une écologie concrète de l'espace habité comme support d'une nouvelle théorie critique de l'espace public.
Nombre de pages
144
Date de parution
18/03/2021
Poids
372g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782863643716
Titre
Terrains d’entente. Palmarès des jeunes urbanistes 2020
Auteur
Diaz Isabel
Editeur
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162
Poids
372
Date de parution
20210318
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Le paysage peut-il réenchanter un site en désuétude, en attente d'un nouvel horizon ? C'est l'hypothèse de départ de la démarche "Atelier des territoires", à l'initiative du ministère en charge de l'urbanisme. Entre 2015 et 2017, cinq sites à reconquérir ont donc fait l'objet d'études de terrain dans ce sens : à Annonay, où l'on requalifie le territoire à partir de ses "pièces" vertes ; au sud d'Avignon, avec le projet d'un espace public à l'échelle du paysage de la Durance ; à Fort-de-France/Le Lamentin, où l'aménagement urbain de l'agglomération est repensé à partir de la rivière Madame ; à l'entrée nord de Perpignan, où l'on envisage l'ensemble de la plaine comme la "porte du Pays catalan" ; enfin, à Saint-Brieuc, où une stratégie de paysage partagée est proposée pour un territoire entre terre et mer. Cinq équipes de paysagistes et architectes - Frédéric Bonnet (agence OBRAS), Bertrand Folléa et Claire Gautier (FOLLEA-GAUTIER), Cécile Beaudesson (DEVILLERS et Associés), Sébastien Penfornis (TAKTYK), Clément Bollinger et Simon Lacourt (CAUDEX) -, services de l'Etat et élus locaux discutent concrètement du destin de ces territoires variés, réinventent l'aménagement à travers le filtre du paysage et de ses unités visuelles et vécues, et font émerger des projets novateurs.
Quand l'"or blanc" a longtemps constitué l'une des principales ressources des zones de moyenne montagne situées autour de mille mètres d'altitude, comment ne pas se préoccuper de leur devenir à l'heure du réchauffement climatique ? La neige fond et, avec elle, la manne des sports d'hiver. L'urgence est à la réflexion afin de dessiner les pistes d'une transition ? écologique, économique, humaine ? qui s'impose. Conduits par le ministère en charge de l'urbanisme, trois Ateliers des territoires ont été organisés à cette fin dans les Hautes-Vosges, le Jura et les Bauges (Alpes du Nord). Ecologiquement fragiles, souvent enclavés, conscients des menaces qui pèsent sur leurs ressources, ces territoires "réchauffés" ont d'ores et déjà esquissé des solutions. Extension des activités de loisir aux quatre saisons, valorisation de l'agriculture et de l'élevage, rattachement des industries locales à des filières à grande échelle, par exemple. Comment aller plus loin ? Comment faire en sorte que les acteurs locaux s'approprient encore davantage cette nécessité de transition ? Comment ajuster au mieux les politiques publiques ? Ce livre, qui donne à entendre les multiples voix qui se sont exprimées pendant les Ateliers, fait état des situations propres aux territoires cibles. Mais, bien au-delà, c'est une compréhension fine et une vision élargie des enjeux propres à la moyenne montagne qu'il offre à tous en cette période de réinvention obligée. Une approche indispensable à un accompagnement adapté et à une intégration réussie dans une dynamique à la fois locale et globale.
Repérer chez les jeunes urbanistes l'excellence d'un champ de réflexions et d'actions, telle est la raison d'être de ce Palmarès, porté par le ministère en charge de l'urbanisme. En 2018, cinq équipes ont été distinguées, qui témoignent d'un engagement à toute épreuve sur le terrain. Pour les paysagistes de Caudex (Lyon), pour le "développeur" territorial Gilles Huchette (Lens), pour les architectes et les urbanistes de Concorde (Marseille, Paris), de Particules (Paris, Berlin) et de Tica (Nantes), éprouver le terrain, c'est d'abord l'occuper pour y déceler la mesure du quotidien, c'est aussi être là, progresser à petits pas dans la durée, portés par une vision. Au coeur des préoccupations de cette nouvelle génération de professionnels : les territoires ruraux délaissés, en crise, les centres anciens de bourgs qui périclitent, les quartiers urbains prioritaires. Ils savent leurs projections fragiles si elles ne se concrétisent pas par des actions immédiates. Ils savent l'urgence climatique. Ils savent leur rôle ténu, à la croisée des dynamiques complexes, des enjeux politiques et des désirs locaux. Pour avancer, leur maître mot : l'enthousiasme.
Investir tous les territoires" pourrait être le slogan des lauréats du 5e Palmarès des jeunes urbanistes. Dans un contexte d'incertitude financière et programmatique, ces jeunes professionnels prouvent qu'un aménagement urbain plus durable et respectueux du local est possible. Eux qui n'ont pas connu les projets de planification généreusement dotés portent un message résolument optimiste. Ils mettent leur compétence et leur inventivité au service de territoires en manque d'ingénierie, tels le rural et le périurbain, et trouvent de nouvelles manières d'exercer leur métier avec peu de moyens. Faire un pas de côté pour finalement aller au-delà de la commande, impulser la participation des habitants, convoquer d'autres disciplines sont quelques-unes des stratégies qu'ils déploient. Le Palmarès des jeunes urbanistes, événement porté par le ministère en charge de l'urbanisme, illustre depuis dix ans les modes de faire la ville contemporaine par les jeunes générations. A travers les huit équipes lauréates de l'édition 2014-2016 se dessine le portrait d'une discipline transversale et riche, au plus près de la ville.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
Longtemps vu comme un artiste de prestige, appelé par la vocation et protégé par le "Prince", l'architecte est aujourd'hui amené à évoluer dans un contexte fortement dominé par le néolibéralisme mondialisé. Au cours des dernières décennies, la créativité personnelle, le travail immodéré, le "colloque singulier" avec la clientèle qui caractérisaient sa pratique ont progressivement cédé le pas à une logique comptable calquée sur les méthodes de l'entreprise. En matière de construction, privée comme publique, la priorité est désormais à la rationalisation des processus de production, aux démarches qualité, au New Public Management, et au recours aux contrats globaux (partenariats public-privé et contrats de conception-réalisation) qui sécurisent les commanditaires. Si quelques figures charismatiques de l'architecture font durer l'illusion, la profession, viscéralement attachée à son statut d'acteur culturel, traverse une véritable crise d'identité. Comment ne pas "perdre son âme" dans cette nouvelle donne ? A quels outils, compétences, stratégies recourir pour s'adapter ? Et, in fine, la voie néolibérale est-elle la seule possible ?