
L'épistolaire ou la pensée nomade
Les correspondances sont des objets littéraires flous. Incapables d'assigner une essence stable à ce genre hybride, les théories de l'épistolaire qui se sont succédé ont essayé de le circonscrire dans des territoires clos : le mondain, l'intime, l'autobiographique... Les correspondances dont il est question ici ébranlent ces paradigmes réducteurs. Elles montrent que la lettre a été au XIXe siècle le médium de prédilection de ce qu'on appellera ici une pensée nomade - pensée de soi, de la cité ou de la littérature. Invitation à l'écriture de soi comme à l'essai ou au débat théorique, la lettre, qui croise l'espace littéraire sans jamais s'y fondre, a également contribué à repenser la notion même de littérature. Pour les écrivains épistoliers ici envisagés - Mme Roland, Stendhal, George Sand... -, l'entretien épistolaire a été un passeport ouvrant à d'infinis pérégrinations intellectuelles. Bousculant les usages ordinaires de la correspondance, ils en ont inventé d'autres, passant ainsi de l'écriture de la lettre à l'écriture de l'?uvre, et de l'?uvre de mots à l'?uvre de soi.
| Nombre de pages | 271 |
|---|---|
| Date de parution | 28/02/2002 |
| Poids | 340g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782130519249 |
|---|---|
| Titre | L'épistolaire ou la pensée nomade |
| Auteur | Diaz Brigitte |
| Editeur | PUF |
| Largeur | 135 |
| Poids | 340 |
| Date de parution | 20020228 |
| Nombre de pages | 271,00 € |
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