Dans La Nuit du Grand Bazar, Ntakiba Ntakiba s'autoproclame « président Imam Ntakiba Ntakiba ». Autocrate sanguinaire et faux dévot, il craint plus que tout la naissance d'Ohiri et d'Ahiri, qui selon ses conseillers, le renverseront s'ils arrivent à grandir, pire, à se rencontrer. Éperdument amoureux, Ohiri et Ahiri vont connaître une traque impitoyable à travers le pays. Mus par leur amour et leur rage de se retrouver, ils survivront dans un monde où la notion du temps n'existe pas, où les personnages se dédoublent à souhait, où les frontières entre le visible et l'invisible s'effacent, la vie et la mort ne font plus qu'un. Un roman virtuose et furieux d'un pays livré aux miliciens talibés et djihadistes gibiers de potence. Romancier, nouvelliste et poète, Ousmane Diarra est également conteur et auteur de plusieurs livres jeunesse. En 2006, son premier roman, Vieux lézard (Gallimard), remporte trois prix : Le Prix Amadou Kourouma, le Prix RFO et le Prix du Prince Pierre de Monaco. Le Collège des désirs est son cinquième roman.
Nombre de pages
298
Date de parution
26/09/2025
Poids
490g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782390752264
Auteur
Diarra Ousmane
Editeur
EDERN EDITIONS
Largeur
152
Date de parution
20250926
Nombre de pages
298,00 €
Disponibilité
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Nématou et Kany ont fini par opter pour ma mère, en acceptant, malgré l'opposition de mon papa, de porter des voiles distribués par le gamin imam de la nouvelle mosquée de notre quartier. Quant à moi, je suis resté du côté de mon papa. Parce que je savais que c'est lui qui allait finir par être seul contre tout le monde. Et personne n'a jamais gagné seul contre tout le monde". Dans une petite ville du Mali, un jeune garçon voit sa vie basculer le jour où une milice armée s'empare du pouvoir et impose un islam radical. Mais son père, un peintre à l'humour ravageur, tient tête à l'oppresseur, refusant la violence et l'intolérance au mépris de sa propre vie.
Revue de presse Romancier, poète, nouvelliste et conteur, Ousmane Diarra est également bibliothécaire à l'Institut français du Mali. La route des clameurs est son troisième roman.
Elle sourit de nouveau. Puis elle s'assit. Il la regarda et fut aussitôt saisi d'un sentiment bizarre, de bonheur et d'inquiétude. Il ne savait pourquoi. Puisqu'elle ne l'intéressait pas spécialement. Elle n'était qu'une petite gamine, et lui, un homme entre deux âges, avec une femme et des enfants et des principes et des soucis. C'est lui qui commença à parler le premier, sans vraiment savoir ce qu'il disait. Cela arrive souvent quand la tête est vide alors que les yeux sont bien pleins. Il disait n'importe quoi. Il le sentait à son sourire narquois qu'il racontait des sottises. Pourtant la vraie question trottinait dans sa tête : Pourquoi ?.... Pourquoi ? " Un bibliothécaire, la quarantaine ; une étudiante qui apparaît et disparaît comme un mirage de beauté. Un pays, le Mali ; une capitale africaine, Bamako. Au-delà des apparences, l'amour libre avec la jeune Sakira et l'amour des livres sont-ils possibles à l'ombre des imams qui condamnent et des enfants qui lapident ? Faut-il rêver pour vivre des désirs non excisés ? Dans Vieux Lézard, c'est l'humour léger qui fait s'envoler, telle une tourterelle roucoulante, les carcans sociaux et religieux.
An de grâce Un. Année de l'enfant djinn! Ce fut celle de la danse impossible. La danse des grands sorciers et des grands initiés: tu refuses de danser, tu meurs. Tu fais un faux pas, tu trépasses. Seuls les Anciens possédaient les pas de cette danse-là! Mais les Anciens s'en étaient allés. Avec tous leurs secrets. Dépités d'un monde qui n'était plus le leur. Auquel ils ne comprenaient plus rien! Un monde comme un pagne de femme coquine, jamais véritablement noué, et à dessein pour embêter les hommes!" Ousmane Diarra nous donne ici non seulement le roman d'un continent - et sans doute le plus africain des romans, comme Céline, avec Voyage au bout de la nuit, nous donnait le plus populaire des romans - mais, dans le style réinventé des griots, en un tour de force, une recréation unique, il nous tend l'image tumultueuse de notre monde... Quand s'entrouvre un pagne de femme, un flot de désirs et de paroles nous submerge; quand s'ouvre ce roman, c'est une crue pleine d'humour, de violence et d'espoir malgré tout, pleine d'autodérision qui nous ballotte jusqu'au vertige dans notre condition inhumaine... Amours, haines, folies... "C'est, dit l'auteur dans son avant-propos, la fin de toute raison, de toute dignité. La fin de toute humanité. La fuite en avant. Tant vers l'étranger que dans le mensonge, l'hypocrisie. Dans la rapine. Dans le crime tous azimuts... Sans états d'âme."