Diarisso peint dans un style dépouillé et sans fioriture, la réalité décapitante d'une époque de la vie de notre peuple où le comportement ubuesque des dirigeants n'avait laissé que très peu de choix aux cadres et aux jeunes : accepter le pouvoir et subir, ou partir en exil ou lutter pour finir dans un cercueil... Entre les pages de ce roman, nous découvrons dans un décryptage méticuleux, les signes précurseurs, avant-coureurs du changement au Mali de la deuxième République à travers le combat de l'UNEEM clandestine, de 1979 à 1988... Fidèle au fait que l'écrivain se doit de connaître plus que l'univers de la littérature, Diarisso s'est imprégné des données philosophiques et sociologiques du temps et de l'espace qu'il a investis pour aboutir à l'essentiel dans l'acte d'écrire, l'approfondissement de l'étude de la personnalité..." Pr Gaoussou Diawara
Nombre de pages
180
Date de parution
06/05/2014
Poids
230g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782336304946
Titre
Et les oiseaux chantaient l'aurore
Auteur
Diarisso Dianguina ; Diawara Gaoussou
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
230
Date de parution
20140506
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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Ce roman, assurément d'actualité, dresse le tableau d'un pays en déliquescence, prêt à prendre son destin en main et à basculer dans l'alternance politique. A travers le personnage du charismatique Dakan qui a su insuffler ce sursaut salvateur annonciateur de liberté et de ses compagnons tout aussi éclairés, l'on revient sur des évènements parfois peu glorieux, mais aussi et surtout sur le socle sur lequel doit s'appuyer la politique. L'occasion idéale de faire passer des messages forts avec en filigrane le retour aux sources, la démocratie, la fraternité, etc. autant de thèmes importants basés sur une approche politico historique limpide et objective.
Mémoires pour l'espoir est un livre assez singulier dans son genre. Il est classé dans la série des mémoires et biographies, mais il aurait pu l'être dans la catégorie des ouvrages sur le développement ou encore dans la série sur la spiritualité, vu que tous ces thèmes s'y retrouvent. L'auteur emprunte au début une démarche de type autobiographique, avec des histoires émouvantes et succulentes ; mais tout ceci vise à captiver l'attention du lecteur et à le préparer subtilement à s'imprégner de la substance du livre, notamment les voies qui doivent mener vers le développement du Sénégal et de l'Afrique dans son ensemble. A cet égard, s'appuyant sur beaucoup d'anecdotes, l'auteur utilise une approche fondée en partie sur son expérience professionnelle et l'observation de faits concrets, pour indiquer les piliers à fixer. Il affirme cependant que ce n'est pas suffisant et c'est ce qui fait l'originalité du livre par rapport aux réflexions classiques sur la problématique du développement. L'auteur montre, en se fondant sur l'histoire, que les Sénégalais et leurs frères africains doivent puiser dans leur propre substrat culturel pour prendre d'assaut les citadelles du développement. Dans ce cadre, il s'intéresse à Cheikh Ahmadou Bamba - une figure emblématique du Sénégal - qui, selon lui, devrait permettre enfin à l'homme noir de briser les chaînes du complexe inhibant qui étouffent encore les Africains.
L'auteur dresse un panorama du péril religieux qui guette l'Afrique et mine tout projet de renaissance et d'unité du continent. Aussi, en remontant très loin dans l'histoire et en se fondant sur des faits sociologiques et anthropologiques, il montre en parcourant essentiellement l'oeuvre de Cheikh Anta Diop, comment l'Afrique a sorti l'humanité des ténèbres en posant les fondements des trois grandes religions monothéistes, voire même du bouddhisme.
Bringuebalé de tous côtés, le personnage du texte est témoin et acteur, mais surtout actant d'un cheminement pentu. Son témoignage indispensable révèle une invite à la persévérance, la pugnacité, la résilience mais aussi et surtout la foi. Le chapelet des échecs se présente comme des étapes d'un chemin de croix avec ses stations mais propres à être dépassées. La narration du dialogue entre le Directeur de thèse et le Doctorant est essentielle en ce qu'elle prouve et détaille les condescendances méprisantes et racistes. Ce dialogue est édifiant et renseigne sur les inconvénients de vivre en Occident". Lamine Samb, Professeur de Lettres.