Dhôtel André ; Lhote André ; Bobin Christian ; Blo
FATA MORGANA
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EAN :9782377922086
André Dhôtel (1900-1991), qui se voulait un artisan de la littérature, aimait sans doute les choses bien faites et le travail mené à son terme. Aussi consacrait-il l'essentiel de ses efforts aux romans qu'il publiait avec une remarquable régularité, ainsi qu'aux divers textes de commande et de circonstances qui incombent à tout écrivain un tant soit peu reconnu. Jamais, en revanche, il ne s'est abandonné aux vertiges de l'introspection, de l'automatisme ou des réécritures à l'infini. Les carnets, les journaux intimes, les brouillons multiples ne sont pas son affaire. L'essentiel de son ?uvre est au grand jour, comme lui-même, et il ne laisse guère d'inédits aux antiquaires de la postérité. Le seul qui nous soit parvenu, rédigé entre 1942 et 1945, porte un titre éminemment dhôtélien : La littérature et le hasard. Publié une première fois en 2015, ce document rare et précieux est aujourd'hui réédité. Plus de dix ans après sa découverte, il confirme la justesse d'une intuition : si Dhôtel abordait son travail de romancier avec une modestie exemplaire, il en avait pourtant une haute idée, et n'avait cessé d'en méditer les mystères et les difficultés.
Nombre de pages
200
Date de parution
20/02/2026
Poids
410g
Largeur
146mm
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EAN
9782377922086
Auteur
Dhôtel André ; Lhote André ; Bobin Christian ; Blo
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
146
Date de parution
20260220
Nombre de pages
200,00 €
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Après de longues années d'absence, Victor et Louis Bécaille reviennent à Aigly, leur village natal, pour découvrir que leur famille est l'objet d'une étrange méfiance. Sur les traces du passé de la "tribu Bécaille" , Victor, le narrateur, remonte le temps à la recherche des secrets enfouis. André Dhôtel nous offre la chronique d'un petit village champenois et une grande saga familiale, pleine de mystère et de féerie.
Odile avait dix-neuf ans et Julien vingt-cinq. Ils comptaient seulement quelques mois de mariage et, comme d'incessantes querelles les divisaient, ils avaient convenu qu'au retour de ce voyage ils feraient les démarches nécessaires pour le divorce. Le mois de juin s'était annoncé par de belles journées coupées de quelques pluies. Ils partirent d'Aulnay à la fin du mois, un samedi, vers trois heures, et couchèrent dans une auberge de Meaux..
Gaspard, fils de forains, est élevé par sa tante qui désire lui éviter la vie désordonnée des nomades. Mais un sort malicieux suscite sans cesse autour de ce garçon des aventures bizarres... Par hasard, il rencontre un enfant fugitif qui a décidé de retrouver " maman Jenny " et le pays de son enfance. Et Gaspard, malgré lui, se trouve entraîné par une suite de péripéties merveilleuses, à suivre ce nouveau camarade. Grâce à leur étrange compagnon, un cheval aux intuitions fulgurantes, la ténacité des enfants est enfin récompensée : sur une fête foraine, leur apparaît soudain la boutique de " maman Jenny "... Les rêves de l'enfance ont rejoint la réalité et vaincu les préjugés d'un monde qui n'était pas le leur...
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux confins de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !
Jaccottet Philippe ; Thomas Henri ; Blanc Philippe
Philippe Jaccottet est né en Suisse à Moudon en 1925. En 1941 il rencontre Gustave Roud qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin. Agé de vingt ans, il voyage en Italie, rencontre Ungaretti, puis en France où il séjourne, à Paris de 1946 à 1952. Dépassant l'existentialisme comme le surréalisme, Jaccottet instaure un clacissisme plus concret. En 1953, il s'établit en Provence à Grignan avec sa femme, peintre, et ses deux enfants, au moment où paraît son premier grand recueil : L'effraie et autres poésies. On lui doit, en marge d'une ?uvre poétique abondante, de nombreuses traductions : Ungaretti ou Musil dont il a rendu accessible au lecteur français la quasi-totalité de l??uvre. Henri Thomas est né en 1912. Proche de Gide et du groupe de la NRF, il noue très tôt de solides amitiés littéraires. Il publie en 1940 son premier roman, Le seau à charbon, puis l'année suivante son premier recueil poétique, Travaux d'aveugle. Après quelques années à Londres, John Perkins, prix Médicis en 1960, puis, Le promontoire, prix Femina en 1961, lui assureront une certaine notoriété. L'année 1965 marque le début d'une période sombre. Devenu veuf il ne publie que de minces plaquettes avant de renouer, en 1985, avec une intense activité créatrice. La correspondance de ces deux figures majeures de la poésie est le filigrane d'un demi siècle d'histoire littéraire. Débutée en 1949 elle ne prend fin qu'en 1993 avec la mort d'Henri Thomas. Réunis par le même souci d'équilibre entre ?délice et supplice de vivre?, entre angoisse et splendeur, c'est d'abord la poésie qui est au centre de leurs échanges : la littérature est le seul grand sujet de cette réflexion vivante.