Dhaliwal Aminder ; Beauvais Clémentine ; Ilic Niko
VILLE BRULE
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EAN :9782360121137
Woman World est la première BD de l'autrice canadienne Aminder Dhaliwal, qui a frappé fort en proposant une ? uvre extrêmement originale, drôle et féministe, qui suscite le rire autant que la réflexion. L'action se déroule dans le futur, alors que les hommes ont progressivement disparu de la surface de la Terre et que les catastrophes écologiques s'enchaînent. Nous suivons la vie d'une communauté de femmes qui vivent, aiment, créent, font des blagues, travaillent, s'inquiètent de leur survie et de celle de l'humanité, fouillent les décombres du monde d'avant à la recherche des traces de la culture du XXIe siècle ? Parmi elle une mairesse nue, une grand-mère qui a connu la vie avec les hommes, une doctoresse, une poétesse, une petite fille conçue par FIV, et plusieurs autres voix qui s'entremêlent pour former cette étonnante BD chorale. Woman World est plus qu'une BD hilarante, c'est aussi un conte philosophique audacieux qui manie brillamment (et avec beaucoup de subtilité) les concepts féministes, une métaphore de notre inertie face à l'urgence climatique et un hommage à la pop culture du XXIe siècle. Aminder Dhaliwal est une autrice et dessinatrice canadienne qui vit et travaille à Los Angeles où elle dirige le studio Disney TV. Woman World est sa première BD. Elle a rencontré un important succès au Canada, où elle a été nominée aux Ignatz Awards, au Doug Wright Spotlight Awards et au Stephen Leacock Memorial Medal. Clémentine Beauvais, star de littérature jeunesse et traductrice hors pair, s'est chargée de traduire cette BD bourrée de références et de gags plus ou moins intraduisibles. Woman World est plus qu ? une BD hilarante, c ? est aussi un conte philosophique audacieux qui manie brillamment (et avec beaucoup de subtilité) les concepts féministes, une métaphore de notre inertie face à l ? urgence climatique ? et un hommage à la pop culture du XXIe siècle.
Julia Korbik nourrit depuis plus de dix ans une véritable passion pour l??uvre de Simone de Beauvoir. Mémoires, essais, romans, lettres, elle a lu et relu, en français, l'ensemble de ses écrits sans avoir en tête aucun des a priori, aucune des attentes que nous, Français.es, avons nécessairement avant de lire ne serait-ce qu'une citation de Simone de Beauvoir. Elle possède ainsi le recul nécessaire pour proposer une biographie qui, en moins de 300 pages, parvient à nous faire (re)découvrir Simone ? comme elle l'appelle ? dans toutesa complexité. Une question traverse le livre de bout en bout : et si l??uvre la plus importante de Simone de Beauvoir était finalement sa vie, qui l'a vu s'émanciper d'une tutelle parentale extrêmement conservatrice, puis de la tutelle intellectuelle de Jean-Paul Sartre pour vivre libre la vie intellectuelle et amoureuse qu'elle voulait mener ...Pour répondre à cette question, ce livre s'articule autour de six parties : Devenir, Aimer, Penser,
Que fait-on vraiment quand on parle ? Cette question pourtant fondamentale n'est jamais abordée en cours de français. Dès le plus jeune âge, on apprend à parler, à conjuguer, à orthographier, à manier la grammaire et la syntaxe, mais le pourquoi de tout cela n'est jamais enseigné. Or la question du langage, des multiples façons dont on l'utilise, de ce qui motive ce qu'on dit et comment on le dit est indispensable à la compréhension du monde dans lequel on vit. Parler du langage c'est aussi parler de discriminations, de racisme, de sexisme : le langage est un outil, et c'est aussi une arme : la façon de nommer les choses et les gens n'est pas neutre, et a des conséquences aussi bien positives que négatives. Par ailleurs, notre façon de parler dit des choses de nous (qui on est, d'où l'on vient et de quel milieu social...). Ce sujet complexe nous semble particulièrement crucial aujourd'hui, afin de sensibiliser les ados à ce qu'ils font quand ils parlent, et à ce qu'ils dise
Le 14 mars 2016, la réunion de présentation d'un projet de centre d'hébergement pour personnes sans-abri en lisière du bois de Boulogne, dans le très chic 16e arrondissement de Paris, tourne à l'émeute. C'est un scandale absolu pour les grands bourgeois ! Comment et pourquoi ose-t-on s'en prendre à ce bois, qui est "leur" parc depuis le Second Empire ? Les sociologues Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, spécialistes de la grande richesse, et le dessinateur Etienne Lécroart ont mené l'enquête. Ils dévoilent avec humour les enjeux et les dessous de cette mobilisation des très riches pour protéger l'entre-soi indispensable au maintien de leur position de classe.
Un spa étrange, des caissons d'isolation sensorielle qui ouvrent les portes d'un univers parallèle, un mystérieux docteur, un chat aux moustaches étranges, et beaucoup trop de kombucha... Marnie n'aurait jamais imaginé découvrir tout cela lorsqu'elle se rend au spa pour la première fois ! Entre Alice au pays des merveilles et Le Magicien d'Oz, Maïa Neel livre une première BD psychédélique, hilarante et extrêmement originale.
Mathis est en terminale et est complètement perdu : une mère presque absente, un beau-père qui le pousse sans cesse au conflit, une fin d'année difficile entre réussir son bac et entrer dans cette école d'animation qui lui importe tant. Et au-delà de tout ça, un père porté disparu depuis des mois... Un jour, poussé par ses amis, il fait le pari de "pécho" Léa, dont il est secrètement amoureux. Car oui, Mathis aspire à une forme de virilité au point d'en oublier que Léa n'est pas un objet à posséder. Le retour de flamme est violent et les maladresses s'enchaînent. Que faire ? Qui devenir ? Léa va-t-elle lui pardonner ? Mathis va-t-il intégrer cette école rêvée ? Et surtout, comment réagir quand une lettre de son père lui parvient enfin ...
Le chat du Rabbin", c'est Alger et le quartier Juif au début du siècle. Celui qui regarde ce monde et qui raconte, c'est "le chat du Rabbin". Tout de suite, il explique pourquoi le Rabbin n'a pas plutôt un chien : "... Ca fait tellement longtemps que les Juifs se font mordre, courir après ou aboyer dessus que, finalement, ils préfèrent les chats". Le chat mange le perroquet de Zlabya, la fille du Rabbin, et du coup, le voilà doté de la parole et exigeant de faire sa bar-mitsva. Les discussions vont être longues tant avec le Rabbin lui-même qu'avec le Rabbin du Rabbin. Ce chat, qui a une allure graphique à pleurer de rire, tantôt matou tendre amoureux de sa maîtresse, tantôt sournois filou, tient tête à tout le monde et ergote à n'en plus finir. Il ne se calme que dans la douceur des bras de sa maîtresse. Mais il lui est interdit de lui parler, alors il nous confie : "c'est la condition, si je veux rester avec elle. Ca vaut le coup de fermer sa gueule pour être heureux". Ceci ne l'empêchera pas de se mettre sur la piste des étudiants qui fréquentent l'école du Rabbin, car l'un d'entre eux a le désir d'épouser la jolie Zlabya...
Ce chat qui parle, pense et critique des idées religieuses fait couler beaucoup d'encre. Le premier tome, Le Chat du rabbin était une excellente surprise, ce second ne devrait pas vous décevoir. C'est un véritable conte initiatique d'une grande beauté, où l'on apprend bien des choses sur l'usage de la parole, de la vérité et du mensonge. Une merveille de subtilité, d'émotion et d'ironie.
Le chat n'a pas pu empêcher la catastrophe : Zlabya, sa maîtresse adorée, a épousé le jeune homme. Et le jeune homme a emmené Zlabya chez lui et il lui a offert une salle de bains. " Zlabya ! Chez nous, il y avait un piano ! " Voilà le chat épouvantablement triste, d'autant plus qu'il ne peut plus parler et que tout le monde s'en fout. Et puis, la famille du jeune homme vivant à Paris et n'étant pas venue au mariage, Zlabya et son mari partent en voyage de noces à Paris. Avec le rabbin, sa malle pleine de livres et son chat. Lequel chat, dans sa grande sagesse, sent bien que ça n'emballe pas les jeunes mariés, tout ce tintouin. Bref, après un voyage emmitouflé comme s'il allait affronter les rigueurs du pôle Nord, le rabbin débarque à Paris et découvre la ville, la pluie, la Seine - " Les pauvres, même pas ils ont la mer " - et la transgression, en se tapant une orgie pas cachère du tout un soir de Shabbat. Pendant ce temps, le chat trouve enfin quelqu'un à qui parler : un chien à peu près aussi joli que lui. Revoilà la smala merveilleuse, avec son rabbin infiniment émouvant et casse-bonbons, et son chat unique dans les annales de la bande dessinée. Profondeur et légèreté, ironie et tendresse, sensualité du dessin - Sfar sous la pluie, avec ses personnages en détresse, reste à la hauteur de sa réputation de fabuleux conteur.