Le Concile de Moscou (1917-1918). La création des institutions conciliaires de l'Eglise orthodoxe ru
Destivelle Hyacinthe
CERF
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EAN :9782204076494
A la veille de la révolution d'Octobre, l'Eglise orthodoxe russe convoque un concile qui devait marquer durablement son histoire. Ce concile de Moscou de 1917-1918, le premier concile en Russie depuis plus de deux siècles, préparé pendant douze ans, était l'aboutissement d'un renouveau étonnant - encore largement méconnu - de la théologie orthodoxe russe au début du XXe siècle. Guidé par l'idéal ecclésiologique de la sobornost' (la conciliarité), il rassembla non seulement des évêques, mais aussi des centaines de prêtres et de laïcs, qui débattirent intensément du fonctionnement de l'Eglise et de sa mission dans le monde moderne. Comparé, non sans raison, à Vatican II, le concile de Moscou, en se référant constamment à la tradition des Pères, voulut poser à nouveaux frais des questions aussi diverses que celles du gouvernement ecclésial, de la mission, de la prédication, de la liturgie, du monachisme, de la vie paroissiale, de la formation des prêtres. De nombreux débats soulevés alors frappent aujourd'hui par leur actualité : rôle des laïcs dans l'Eglise, relations entre l'Eglise et l'Etat, place de la femme, unité des chrétiens. Les circonstances historiques empêchèrent le concile - dont de nombreux membres moururent martyrs - de mener à terme ses travaux, mais il parvint néanmoins à prendre plusieurs décisions qui donnèrent à l'ecclésiologie russe de la conciliarité des formes institutionnelles : rétablissement des conciles, renouveau du patriarcat, renaissance de la paroisse. Le concile permit ainsi à l'Eglise russe de traverser la période soviétique et posa les bases de son actuel renouveau. Aujourd'hui, il reste une référence pour l'Eglise orthodoxe et, plus largement, pour quiconque s'intéresse à la façon dont une Eglise s'engage dans un processus de réforme de son gouvernement et de renouveau de sa mission, dans l'esprit d'une ecclésiologie conciliaire. Cet ouvrage propose non seulement une présentation de l'histoire et des grands enjeux du concile de Moscou de 1917-1918, mais aussi, pour la première fois dans une langue occidentale, une traduction intégrale de ses décrets.
Nombre de pages
450
Date de parution
12/01/2006
Poids
632g
Largeur
135mm
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EAN
9782204076494
Titre
Le Concile de Moscou (1917-1918). La création des institutions conciliaires de l'Eglise orthodoxe ru
Auteur
Destivelle Hyacinthe
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
632
Date de parution
20060112
Nombre de pages
450,00 €
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Depuis 1989, les Eglises de l'autre Europe ont accompli un retour fracassant. Quelles sont-elles ? Que disent-elles ? Avec quelles réussites et avec quels risques ? Par le meilleur spécialiste de la question. Depuis 1989, les Eglises de l'Est ont accompli un spectaculaire retour. Quel a été leur rôle dans l'ébranlement des régimes totalitaires ? Et comment se manifeste leur renaissance inespérée ? Aujourd'hui, leur influence explique en grande partie la méfiance des populations d'Europe centrale et orientale à l'égard du projet européen, perçu comme une menace pour leur identité culturelle et spirituelle. De leur côté, les Occidentaux ignorent bien souvent les particularités de ces communautés chrétiennes. Trente ans après la chute du Mur de Berlin, Hyacinthe Destivelle propose une présentation synthétique de l'évolution récente et des défis des chrétiens de l'Est : leur inégale vitalité, le réveil des Eglises nationales, leurs tensions, mais aussi leurs rapprochements oecuméniques prometteurs. Un indispensable manuel de géopolitique religieuse.
Dans la Russie du début du XXe siècle, les sciences théologiques connurent un véritable âge d'or. Les académies ecclésiastiques orthodoxes en étaient le principal foyer. Premiers établissements à proposer en Russie un système complet d'enseignement supérieur, elles étaient considérées comme le berceau de la vie intellectuelle russe et jouissaient d'une large reconnaissance nationale et internationale. Pourtant, cet essor rencontrait des oppositions : d'aucuns estimaient qu'il isolait la théologie de la société et perpétuait la « captivité occidentale » de la pensée russe, séparant quelquefois la science religieuse de l'expérience spirituelle. Aussi, dans le contexte de la préparation du concile de Moscou, l'Église orthodoxe russe organisa, entre 1905 et 1918, plusieurs commissions en vue de réformer les académies. Cette réflexion fut l'occasion d'un travail commun pour les représentants d'une nouvelle génération de théologiens laïcs, défendant la vocation scientifique de ces établissements, ou bien liés au courant « néopatristique » porté par le monachisme savant. En s'appuyant sur les archives inédites de ces commissions, le présent ouvrage en restitue les principaux débats : comment penser le rapport entre formation intellectuelle et formation spirituelle ? Quel est le statut de la recherche théologique dans l'Église ? Comment concevoir l'articulation entre sciences humaines et disciplines théologiques ? Ces discussions, qui témoignent de l'émergence d'un nouveau type de théologie en Russie, n'ont rien perdu de leur actualité à l'heure où l'Église orthodoxe russe doit former une nouvelle génération de théologiens.
Trente ans après la publication de l'encyclique Ut unum sint de Jean-Paul II qui invitait les chrétiens de diverses traditions à réfléchir « évidemment ensemble », Hyacinthe Destivelle rend ici manifeste le lien entre synodalité et oecuménisme. Qu'est-ce que la synodalité ? Sur quels fondements et sacrements repose-t-elle essentiellement ? Permettra-t-elle à l'Église de relever le défi de sa réforme ? En ne s'appliquant pas seulement à la vie interne des Églises, mais aussi aux relations entre elles, permettrat- elle d'avancer sur le chemin oecuménique ... En contrepoint des enseignements du Synode sur la synodalité, Hyacinthe Destivelle revient ici sur l'articulation des trois dimensions de la synodalité : « tous », « quelques-uns » et « un seul », présentes à tous les registres de l'Église, local, régional et universel. Il montre que l'application dynamique - fruit de la culture de l'écoute, du dialogue et du discernement - de trois principes, « communautaire », « collégial » et « personnel », est une structure fondamentale de l'Église et que c'est à l'aune de ceux-ci qu'il faut penser la synodalité tout comme l'unité des chrétiens. Une réflexion ecclésiologique majeure. Préface de Job Getcha Dominicain, official du Dicastère pour la promotion de l'unité des chrétiens, Hyacinthe Destivelle a été nommé, en 2023, expert théologien au Synode des évêques sur la synodalité (2023-2024). Directeur de l'Institut d'études oecuméniques de l'Université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin (Angelicum) à Rome, il est l'auteur de nombreuses publications sur l'oecuménisme, l'ecclésiologie et le dialogue catholique-orthodoxe.
Le pape François a fait de l'oecuménisme un des thèmes majeurs de son pontificat. Sa conviction profonde est que l'unité des chrétiens se fera avant tout en empruntant un chemin commun : un synode.Pour lui, la synodalité est indissociablement une propriété essentielle de l'Église et une clé pour l'avenir de l'oecuménisme.De ce nouveau souffle oecuménique impulsé par le pontificat, Hyacinthe Destivelle est un observateur privilégié. Official du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens à Rome, il propose ici une réflexion sur certains enjeux actuels de l'oecuménisme. Partant des grandes intuitions des pionniers de l'unité des chrétiens, il analyse, notamment, la conception qu'en a le pape François, l'enjeu de l'histoire et de la mémoire, les relations entre « dialogue de la vérité » et « dialogue de la charité », la pertinence du critère territorial en ecclésiologie, la question de la culture, de l'oecuménisme pastoral, des relations entre synodalité et primauté...Autant de défis théologiques, spirituels et pratiques sur le « chemin commun » que les chrétiens, tels les pèlerins d'Emmaüs, ont entrepris ensemble. Un chemin sur lequel, comme le rappelle le titre de cet ouvrage,extrait du rituel de la Messe, Dieu seul peut les conduire « vers l'unité parfaite ».Préface du Cardinal Kurt KochHyacinthe Destivelle, dominicain, est official du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens et membre de la Commission mixte internationale de dialogue théologique entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe. Il enseigne l'oecuménisme à l'université pontificale Saint-Thomas-d'Aquin (Angelicum) à Rome.
A la croisée de l'histoire religieuse, de l'innovation technologique et des Humanités numériques, ce volume monumental retrace une aventure intellectuelle et humaine hors du commun : celle d' "Informatique et Bible" à l'abbaye bénédictine de Maredsous, de 1968 à 2018. Dans un format exceptionnel et sur près de 800 pages abondamment documentées, l'ouvrage rassemble témoignages, archives, analyses et textes fondateurs autour d'une expérience pionnière qui marquera durablement l'histoire de l'informatique appliquée aux textes. Bien avant l'essor du numérique contemporain, des moines bénédictins visionnaires développèrent, avec le soutien d'IBM-Belgium et d'un vaste réseau international de chercheurs, des outils novateurs pour l'étude, l'édition et la diffusion des textes bibliques et scientifiques. Des premières concordances bibliques informatisées aux bases de données textuelles multilingues, des cartes perforées au Minitel, voici racontée l'aventure d'une véritable "conversion" de la culture alphabétique vers la culture numérique. Structuré en quatre grandes parties complémentaires - chronique historique, notices encyclopédiques, textes majeurs et inventaire patrimonial - ce livre constitue à la fois une somme documentaire, une mémoire vivante et un outil de référence. Le lecteur y découvre les grandes réalisations qui firent la renommée de Maredsous : la Table Pastorale de la Bible (1974), les premières concordances analytiques françaises, le Dictionnaire Encyclopédique de la Bible publié simultanément sous forme imprimée et numérique dès 1987, ainsi qu'un demi-siècle de réflexions sur les mutations culturelles engendrées par les technologies de l'information. Notamment porté par le Fr. Robert-Ferdinand Poswick, osb, cet ouvrage s'impose déjà comme une contribution majeure à l'histoire des Humanités numériques européennes. Comme l'écrit Pierre Mounier-Kuhn : "Il aura sa place dans toutes les bibliothèques et bibliographies d'Humanités numériques".
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
2019 marque le neuvième centenaire de la Carta caritatis, ou plus exactement de la confirmation de ce texte cistercien essentiel par le pape Calixte II le 23 décembre 1119. Maillon essentiel dans la construction de l'édifice cistercien, la Charte de charité entend préserver l'esprit de Cîteaux, alors que le " Nouveau Monastère " s'était mis à essaimer. Sa préoccupation est de garantir charité et unanimité entre l'abbaye-mère et ses abbayes-filles. L'enjeu est majeur et le rythme des fondations justifie que le texte soit en évolution durant plusieurs décennies. Il est d'ailleurs en pleine gestation au moment de sa première approbation pontificale en 1119. Texte incontournable de la genèse cistercienne, la Carta caritatis a fait l'objet de nombreuses études. Son élaboration a ainsi suscité de riches discussions, tout comme l'emprise de ce document constitutionnel sur l'histoire cistercienne. Les aspects historiques et législatifs de la Charte de charité ne doivent pas pour autant faire oublier les principes spirituels d'un texte dont l'essence est de protéger l'esprit d'amour entre les communautés. Le présent volume constitue les actes du colloque organisé par l'Association pour le rayonnement de la culture cistercienne (ARCCIS), en partenariat avec le Collège des Bernardins et fait le point sur ces questions qui ont touché et qui touchent aujourd'hui encore les membres de la Famille cistercienne. La rencontre a également été l'occasion d'appréhender la Charte de charité en tant que source d'inspiration dans le monde religieux, mais aussi lai ? c, notamment entrepreneurial.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...