Peu de recueils musicaux de l'époque de Louis XIII rassemblent autant d'énigmes que ces Cantiques spirituels. Un auteur jadis très apprécié mais tombé dans l'oubli, une inspiration composite puisant dans tous les registres de la musique religieuse de l'époque, une édition très soignée accumulant les singularités graphiques et stylistiques... autant de pistes qui mènent à la découverte de cette collection d'unica de la musique française au XVIIe siècle. Tournée vers le lointain passé de la musique polyphonique aussi bien que vers des pratiques novatrices dont les éditions contemporaines ne laissent encore rien filtrer, la matière multiforme des Cantiques a tôt fait de démentir la trompeuse modestie du titre du recueil. Charles de Courbes s'y révèle un poète musicien très au fait de la complexité de son temps, empruntant à des répertoires parallèles, mais distincts, de quoi constituer un ensemble savamment ordonnancé, propre à refléter l'actualité d'une année riche en événements de poids pour le roi Louis XII et son proche entourage. La présente édition, assortie d'un fac-similé de la source originale, met pour la première fois à disposition du lecteur l'intégralité des 37 pièces qui constituent les Cantiques de De Courbes. L'auteur y apparaît sous un jour nouveau à la lumière de documents encore inexploités, permettant de prendre toute la mesure d'une découverte artistique fascinante, entre Renaissance tardive et baroque. Marc Desmet.
Nombre de pages
359
Date de parution
22/08/2005
Poids
555g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782862723532
Titre
Cantiques spirituels
Auteur
Desmet Marc ; Courbes Charles de
Editeur
PU SAINT ETIENN
Largeur
151
Poids
555
Date de parution
20050822
Nombre de pages
359,00 €
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Dans un discours aujourd'hui très répandu, souffrance et dignité humaine semblent s'opposer et même s'exclure. Mais peut-on penser à fond la dignité humaine sans y laisser une place à la souffrance ? Quelle est la démarche la plus humaine : s'efforcer d'éliminer la souffrance ou s'efforcer de la transformer? Cet excellent ouvrage de vulgarisation s'interroge donc sur la question de savoir si souffrir est contraire à la dignité humaine. L'auteur expose d'abord rapidement le problème: souffrance et dignité humaine, deux chemins séparés ? Il développe ensuite dix caractéristiques de la société actuelle, qui met la performance et les réseaux de communication en avant, mais vit peu la solidarité et la communauté. Il établit enfin dix passerelles entre la souffrance et la dignité humaine, sur les traces de Jésus et à partir de son expérience personnelle de médecin et d'homme de foi.
Les hôpitaux et les institutions de soins, comme les écoles et d'autres grandes organisations, sont de plus en plus gérés comme des entreprises. Marc Desmet donne voix aux soignants qui quotidiennement font face aux changements, aux contrôles, aux charges administratives croissantes et à d'autres forces centrifuges parfois contradictoires qui les retirent de l'essentiel de leur mission. Pourtant une compréhension mutuelle peut se développer entre les soignants et la gestion, dont la voix est représentée par Olivier Joël, directeur général d'une vingtaine d'établissements sanitaires et médico-sociaux à la Fondation Diaconesses de Reuilly. Marc Desmet veut valoriser la dimension spirituelle du travail : que devient l'enthousiasme, l'amour du travail dans une entreprise de soins de santé ? En tant que non-manager, il suggère des points d'attention structurels. Il aide aussi à mieux se situer dans son hôpital, probablement l'organisation la plus complexe qui existe, et suggère des moyens spirituels pour se tenir dans l'oeil tranquille de la tempête des développements organisationnels. Un livre accessible, pas seulement aux gens du monde de la santé.
Extrait DU RECIT AU LIVRE Dans le présent ouvrage, l'expérience du médecin est centrale. Je commencerai toutefois par le récit d'une patiente. Dans le domaine des soins de santé, nos patients sont nos maîtres. Un récit : le chemin de Suzanne. Au printemps 1991, j'ai suivi à la télévision allemande le récit de Suzanne, une jeune femme atteinte de leucémie. Pronostic : une survie de quelques semaines, à moins qu'elle ne consente à subir une transplantation de moelle. La thérapie qu'il faut suivre en pareil cas, une mise en quarantaine, n'est cependant pas sans danger ; Suzanne en éprouvait de la frayeur. Le choix à faire semblait outrepasser ses forces : «Comment peuvent-ils me demander de prendre une telle décision ?» Elle «choisit» alors la transplantation de moelle osseuse et observa qu'«après avoir pris ma décision, ma peur a disparu». La transplantation fut un succès. Cependant, deux ans plus tard, on s'aperçut que toutes les cellules malignes n'avaient pas été détruites. Un nouvel épisode de leucémie suivit et un nouveau choix s'imposa : il y avait d'une part la chimiothérapie, avec peu de chance de succès, et d'autre part la certitude de mourir. «On me donna quelques jours pour réfléchir. Je pensais que la réponse viendrait certainement, puisqu'il me fallait en trouver une. En ce temps-là, consciente du fait que je n'avais pratiquement plus aucune chance, j'étais très paisible. Je me sentais légère. Je pensais : O.K. ! Ma décision était claire. Ce n'était pas que je voulais vraiment arrêter tout traitement, mais mon état d'esprit était différent. C'est ce que j'ai observé au fond de moi-même. Ce n'était certainement pas de la résignation. J'étais à cent pour cent consciente et je vivais ! Vraiment rien de sombre !» Et lorsqu'elle eut la certitude qu'elle mourrait, elle trouva la paix.
Desmet Marc ; Grommen Ria ; Van Den Velde Ward ; V
L'idéal de l'homme moderne est d'être autonome ! La pression sociale l'incite à le devenir davantage. Se perçoit pourtant "une fatigue d'être soi" telle qu'on en vient à parler de "société dépressive". L'autonomie en serait-elle la cause ? Devoir constamment choisir devient une épreuve. Lassé, l'être humain se refugie dans la soumission, quitte à renoncer par là à son autonomie. Partant de ce constat, les auteurs, un médecin et une psychothérapeute, entreprennent ensemble un parcours psychologique et spirituel, afin de présenter une manière de vivre qui ne cause pas ce type de fatigue. Après avoir posé un diagnostic sur la "société dépressive", ils montrent, s'étant mis à l'écoute des personnes dépressives, que la véritable raison de leur souffrance est l'absence de relations. Ils indiquent alors comment sortir des impasses de l'autonomie dans des situations concrètes, telles que les épreuves de fin de vie et les difficultés du milieu familial. Ils rejoignent ainsi l'intuition de base du christianisme : l'amour de soi inclut l'amour des autres et l'amour des autres inclut l'amour de soi.
A la suite de la réforme de Benoît d'Aniane (816), le clergé était régulièrement partagé en trois groupes : les moines, les chanoines et les religieuses. Pour les hommes il y avait ceux qui se coupaient du monde, les moines, et ceux qui y demeuraient, les clercs et les chanoines; les premiers pouvaient rester laïcs, les seconds recevaient les ordres de la cléricature, notamment le diaconat puis la prêtrise. Toutefois le partage n'était pas entièrement satisfaisant, car certains chanoines voulaient eux aussi mener une vie placée sous le signe d'une règle, comme les moines, et suivre le régime des Apôtres, marqué par une vie commune et l'absence de propriété personnelle. Au début du XIe siècle, à l'instigation de la communauté religieuse de Saint-Ruf, près d'Avignon, un mouvement se développa dans cette direction et, en 1092, le pape Urbain II en vint à soutenir les chanoines qui adoptaient une règle nouvelle, dite de saint Augustin, distincte de celle de saint Benoît de Nursie. Ainsi se trouvait créée une catégorie de religieux intermédiaire entre les moines et les chanoines. Le sixième colloque international du CERCOR, dont les actes sont publiés ici, leur a été entièrement consacré. Il comprend deux groupes de communications : le premier s'attache à la définition des chanoines réguliers face aux moines et aux chanoines séculiers et à l'étude de leur spécificité en matière de liturgie, d'enseignement, d'accueil des pauvres et des femmes, d'ouverture aux laïcs ; le second examine l'expansion des chanoines réguliers dans certains pays (France, Empire, Italie, Espagne, Grande-Bretagne).
L a Société d'Etudes Anglo-américaines des XVIIe et XVIIIe siècles a été créée en 1975 par les professeurs J. Béranger, J. Dulck et R. Ellrodt. Son champ de recherche s'étend de la naissance de Shakespeare aux Lyrical Ballads de Wordsworth et Coleridge ou, si l'on veut, de la fin de la Renaissance au début du Romantisme. Cette tranche d'histoire, qui va jusqu'aux années 1830 en ce qui concerne les études américaines, forme un tout cohérent particulièrement riche dans les domaines de la littérature (roman, théâtre, etc.), de l'histoire des idées politiques, économiques, scientifiques, esthétiques, et tout ce qui concerne les grands enjeux sociaux de la civilisation occidentale moderne et contemporaine. La Société publie deux fois par an sa Revue (RSEAA XVII-XVIII) centrée sur des thèmes de recherche explorés lors de colloques annuels ou à l'occasion d'une réflexion collective dans le cadre de la préparation aux concours de recrutement de l'enseignement français (Agrégation. Capes). Ce volume porte sur Tristram Shandy de Laurence Sterne, Pride and Prejudice de Jane Austen, Some Thoughts Concerning Education de Locke, la philosophie politique de Thomas Jefferson et la Royal Academy of Arts. sous les signatures de Peter de Voogd, Jens Gurr. Anne Bandry-Scubbi, Brigitte Friant-Kessler, Pierre Goubert, Marie-Laure Massei-Chamayou, Pierre Lurbe, Jean-François Baillon, Elise Marienstras et Thierry Labica.