Dans l'atelier. Erik Desmazières, graveur, René Tazé, imprimeur : une collaboration artistique 1978-
Desmazières Erik ; Madeleine-Perdrillat Alain ; Ro
CINQ CONTINENTS
30,00 €
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EAN :9788874398577
Cet ouvrage est un hommage rendu par une grande figure de l'estampe contemporaine à son imprimeur taille-doucier. Passionné de dessin, Erik Desmazières s'initie à la gravure dans les ateliers de la Ville de Paris à partir de 1971. René Tazé entre à l'atelier Leblanc, un célèbre et ancien atelier parisien d'imprimerie en "taille-douce" en 1969. C'est dans ce lieu chargé d'histoire situé rue Saint-Jacques, le quartier des imprimeurs depuis le xviie siècle, que les deux hommes se rencontrent. Au printemps 1978, René Tazé ouvre son propre atelier, 11, rue Hittorf, le long de la mairie du xe arrondissement de Paris. L'imprimeur et l'artiste entament alors une collaboration qui dure encore aujourd'hui. Pendant les quatre décennies de leur collaboration, plus de deux cents estampes et pas moins de 20 000 épreuves de tous formats sortent des presses de l'atelier ; leur élaboration a bénéficié de l'expertise et du grand talent de René Tazé, devenu maître d'art en 2006. Pendant que René Tazé imprime les gravures, Erik Desmazières, inspiré par la magie du lieu, commence à le dessiner, puis à réaliser des gravures à partir de 1979. Il en résulte une suite de sept gravures de grand format montrant l'atelier et ses magnifiques machines sous divers angles. Pour l'artiste, le lieu est inspirant, avec ses verrières, ses cloisons vitrées, ses presses et sa vétusté. En 2006, René Tazé est contraint de quitter son atelier, voué à la destruction. Il s'installe non loin de son adresse précédente, villa du Lavoir, près de la porte Saint-Martin. Le nouvel atelier est beaucoup plus "moderne" et moins labyrinthique, mais tout aussi inspirant. A la veille de sa restructuration, il donne lieu à une nouvelle représentation : Atelier René Tazé VIII, 2018. La réinstallation de l'atelier offre au graveur l'occasion de réaliser une vue du nouvel espace, très différent dans sa configuration - Atelier René Tazé IX. Cet ouvrage est publié à l'occasion de l'exposition organisée à l'automne 2018 par la galerie Documents 15, rue de l'Echaudé, à Paris. Il donne à voir l'intégralité des dessins, des gravures et des épreuves rehaussées en couleurs, représentant les divers ateliers successifs jusqu'à celui d'aujourd'hui. Il permet aussi de pénétrer dans l'un des rares et derniers ateliers existant encore à Paris et de découvrir cette tout aussi exemplaire et fidèle collaboration entre un artiste et son imprimeur, aujourd'hui associé à deux jeunes collaboratrices, Bérengère Lipreau et Domitille Araï. L'ouvrage, préfacé par l'historien de l'art Alain Madeleine-Perdrillat, reprend toutes les oeuvres publiées par le musée Carnavalet en 2006-2007 à l'occasion de l'exposition "Paris à grands traits" , catalogue depuis longtemps épuisé.
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Nombre de pages
87
Date de parution
15/02/2019
Poids
800g
Largeur
246mm
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EAN
9788874398577
Titre
Dans l'atelier. Erik Desmazières, graveur, René Tazé, imprimeur : une collaboration artistique 1978-
Auteur
Desmazières Erik ; Madeleine-Perdrillat Alain ; Ro
Editeur
CINQ CONTINENTS
Largeur
246
Poids
800
Date de parution
20190215
Nombre de pages
87,00 €
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Résumé : Graveur à la technique éblouissante, et à l'oeuvre déjà très riche, Erik Desmazières jouit d'une réputation d'exception dans un cercle d'amateurs exigeants un peu partout à travers le monde. Chacune de ses eaux-fortes est épuisée à peine éditée. Il a été exposé dans les plus grands musées d'Europe et d'Amérique. Il a aussi illustré plusieurs grandes oeuvres littéraires, du Tremblement de terre du Chili de Kleist à La bibliothèque de Babel de Jorge Luis Borges. En 2009, il a exécuté, à la demande des Presses de Serendip, à Paris, une suite de gravures autour d'un court traité de Sir Thomas Browne, Musaeum Clausum. Les planches, projets et variantes exécutés pour l'occasion, et qui auraient pu finir dans le secret des cabinets d'amateurs, sont au coeur du présent ouvrage ; on les a associées aux gravures, gouaches et dessins accumulés depuis des années par Desmazières autour du thème de la curiosité, des vanités et des collections de merveilles. Elles sont complétées de gravures et dessins inédits, spécialement conçus pour ce livre.
Résumé : "C'est une vieille histoire, qui remonte au siècle dernier. Je venais de publier un livre, L'Invention du monde, qui se proposait orgueilleusement de tailler un costume de mots à la planète entière (l'ai-je bien coupé, c'est aux lecteurs de le décider). L'idée m'était venue de m'essayer ensuite à l'art de la miniature. Après celui du monde, tenter le portrait de menues choses, je dirais des chétivités, si j'avais pour inventer des mots l'audace de Chateaubriand. C'était comme un défi à relever : aller d'un extrême à l'autre. Il y avait, de nouveau, de l'orgueil dans ce projet. Des circonstances imprévues m'en éloignèrent bientôt. Plus de vingt ans ont passé, et j'y reviens." Cette introduction d'Olivier Rolin annonce la couleur : un zoom sur des choses du quotidien, asperge, oursin, mouche, plume, etc. 12 objets décrits avec la plus grande précision, un peu à la façon de Ponge mais surtout à la manière de Rolin (on se rappelle Suite à l'hôtel Crystal et ses descriptions minutieuses des chambres d'hôtel à travers le monde). Il a proposé à Erik Desmazières, avec qui il avait déjà travaillé pour la BnF (Une invitation au voyage, 2006, repris dans Circus 2) d'illustrer ses textes.
Rolin Olivier ; Desmazières Erik ; Jeanneney Jean-
Le céleste est une boule de nuit bleue cerclée de cuivre, peuplée de créatures mythologiques. Le terrestre est une sphère bigarrée de mots, blasonnée d'histoires. Les deux globes géants qu'on voit à présent dans le hall ouest de la BNF, ?uvre du moine vénitien Coronelli, furent offerts au roi Louis XIV par le cardinal d'Estrées, et installés en 1704 au château de Marly. Cette "Invitation au voyage" raconte leur histoire, tenue secrète jusqu'à ce jour. On y découvre un Roi-Soleil rêvant de devenir roi du Monomotapa ou d'aller à la chasse à la baleine, une Maintenon quelque peu baroque, conteuse à l'imagination débridée, pythonisse littéraire, enfin des personnages assez différents de ceux dont la tradition nous a légué les imagesguindées. Il est vrai que ce récit, qui puise d'ailleurs aux meilleures sources, ne dédaigne ni la fantaisie, ni même la facétie... Cette fiction érudite est illustrée par de splendides dessins d'Erik Desmazières, libre méditation artistique inspirée de l'observation des globes de Coronelli présentés dès octobre 2006 sur le site Tolbiac de la Bibliothèquenationale de France.
Il est évidemment provocateur et quelque peu prétentieux d'intituler un ouvrage Un milliard d'Indiens. Personne ne peut vraiment envisager de restituer toute la diversité d'un pays d'une telle dimension. Il y manque beaucoup de choses : des provinces entières, différentes identités religieuses, ethniques ou sociales. Cependant, les raisons d'un tel choix ne sont pas anodines. La première est que si l'on veut comprendre ce pays, ce " milliard d'Indiens " est l'une des clés-fondamentales. Il détermine son aspect physique, son architecture, sa logistique, ses transports publics et, par conséquent, façonne l'impression que l'on en retire en l'observant. Au c?ur des convictions politiques et religieuses, il occupe le devant de la scène à cause de l'expansion rapide des centres urbains. La seconde raison est liée au style photographique de Paolo Pellizzari : sa vision panoramique, sa volonté de montrer un milliard de détails, un milliard de sentiments. Ce livre rassemble principalement des scènes de la vie quotidienne, aux quatre coins de l'Inde. On ne nous donne à voir ici ni le pire, ni le meilleur, mais plutôt quelque chose qui se situerait entre ces deux extrêmes. Il ne s'agit pas, non plus, d'un récit de voyage ou d'un journal intime. En revanche, l'ouvrage restitue une centaine de détails de l'Inde d'aujourd'hui saisis dans différentes régions, sur une période de quatre ans, à partir de 1999. Le format panoramique des photographies crée la sensation d'être projeté sur la scène d'un théâtre lyrique démesuré. Chacune des personnes, chacun des détails suscite chez le spectateur des sentiments tour à tour vagues et ardents, comparables à ceux que ressent le photographe devant ses sujets. Inévitablement, on pense à ces quelques mots de Michel Tournier : " La réalité dépasse infiniment les ressources de mon imagination et ne cesse de me combler d'étonnement et d'admiration ". L'Inde de Pellizzari n'est pas une représentation idyllique ou édulcorée du sub-continent indien. C'est plutôt l'Inde de tous les jours, celle de ses rues, de ses magasins, ou des places de l'un des plus grands pays du monde, et le second de par sa population.