Urbaniser près des gares " ; " assurer la diversité des fonctions dans les quartiers pour favoriser la marche à pied " : tels sont les objectifs de nombreuses politiques d'urbanisme. Au discours de l'effet structurant des transports sur les territoires, semble se substituer une vulgate de l'effet structurant de l'urbanisme sur les mobilités. La ville contemporaine a été très fortement reconfigurée par et pour l'automobile, les principes d'urbanisme qui ont présidé à la configuration actuelle de ses périphéries correspondent assez étroitement aux conditions de l'efficacité automobile. Dans ce contexte, est-il possible de concevoir des agencements territoriaux qui favorisent l'usage pertinent d'autres modes de transport que l'automobile, que ce soient les transports collectifs, la marche à pied ou encore la bicyclette ? L'ouvrage promeut une approche non naïve : l'urbanisme ne peut pas tout et une vision principalement " spatiale " d'un urbanisme organisé en fonction des alternatives à l'automobile peut accentuer les processus ségrégatifs. Toutefois, il se refuse à tout renoncement à un aménagement du territoire qui favorise les modes de transports les moins polluants et les moins socialement sélectifs. Mais le voulons-nous vraiment ? Et nos institutions le permettent-elles ? Ces enjeux sont majeurs car la contribution de l'aménagement du territoire peut être décisive pour réduire les ségrégations sociales liées à la mobilité et pour répondre aux enjeux nés du changement climatique.
Date de parution
14/09/2017
Poids
300g
Plus d'informations
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EAN
9791035100285
Titre
URBANISME ET MOBILITES
ISBN
1035100282
Auteur
DESJARDINS XAVIER
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
0
Poids
300
Date de parution
20170914
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Organiser collectivement le rapport entre la société et son espace afin de mieux répondre aux objectifs politiques qu’elle se fixe : tel est le but de l’aménagementdu territoire. Ce manuel clair et concis vient en présenter les principaux fondements et enjeux, notamment le développement économique, l’accès aux services, le rôle des infrastructures, la transition écologique.Cette nouvelle édition enrichie de nombreux exemples empruntés à des contextes variés (en France, en Europe et dans le monde) analyse les principaux débats liés à la construction des politiques publiques d’aménagement et leur mise en oeuvre. Elle propose une lecture critique et stimulante des expériences significatives et marquantes de l’aménagement du territoire, avant d’en interroger les formes à venir.
Cet ouvrage a pour ambition de former les étudiants et les professionnels aux enjeux de la planification urbaine. Il permet de comprendre l'origine de cette pratique notamment par la présentation de ses principales évolutions : projet de transformation sociale de la Révolution industrielle, planification très rigide des " Trente Glorieuses " , remise en cause et refondations depuis les années 1980 autour de démarches plus stratégiques. Il présente ensuite le contexte juridique et institutionnel de la pratique de la planification en France, en situant l'expérience française à l'échelle internationale. Il analyse enfin les effets de la planification sur le devenir des villes sur la base de nombreux exemples concrets, avant de proposer un état des lieux des principaux débats relatifs à la planification (place du citoyen, rôle des experts, données à mobiliser...).
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.