Un camp d'internement en Lozère. Rieucros, 1938-1942
Descolonges Michèle
PU MIDI
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EAN :9782810707645
Destiné aux étrangers dont la France ne voulait pas, camp d’internement sexué, Rieucros a finalement participé à la politique éliminatrice de l’État français. Un cas spécifique qui en dit aussi beaucoup sur la France sous l’Occupation.Alexandre Grothendieck et Hanka, sa mère, Michel del Castillo et Isabel, sa mère, Rosi Wolfstein, Steffie Spira, Teresa Noce, Salomon et Sébastien Wisner, Esperanza Sanchez et ses enfants, Marguerite et Pierrette Gargallo, Mathilde Péri? ont été internés à Rieucros, sur les flancs d'un causse lozérien. À partir de février 1939, durant trois années, une centaine d'hommes, vétérans de la guerre d'Espagne, escrocs et pauvres hères, puis après la déclaration de la guerre un millier de femmes venues de toute l'Europe, militantes politiques, rebelles, bohêmes, « immigrées du travail », et une centaine de leurs enfants, y ont coexisté, ainsi que, finalement, des Françaises. Hommes puis femmes ont été conduits à Rieucros par mesure administrative, c'est-à-dire de manière arbitraire, en raison de leur dangerosité supposée. Dans ce camp « répressif », les personnes juives ont été minoritaires, mais l'antisémitisme s'y est manifesté, comme partout en France, avant même l'été 1939. Tandis que les protagonistes lozériens et les membres de l'administration ont joué un rôle essentiel dans les évolutions du camp et les destins des personnes internées, le champ de l'internement administratif s'est élargi jusqu'à participer à la politique éliminatrice de Vichy. Les intrications de la société locale avec le camp ont été permanentes. Fruit d'une recherche de plusieurs années, conduite dans les archives locales, nationales et internationales, cet ouvrage laisse la place à de larges extraits de témoignages et présente des incises biographiques. Il montre le caractère punitif sexué de Rieucros et comment une politisation du quotidien, organisatrice de solidarités, a manifesté des refus de l'arbitraire.
Nombre de pages
315
Date de parution
09/02/2022
Poids
515g
Largeur
161mm
Plus d'informations
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EAN
9782810707645
Titre
Un camp d'internement en Lozère. Rieucros, 1938-1942
Auteur
Descolonges Michèle
Editeur
PU MIDI
Largeur
161
Poids
515
Date de parution
20220209
Nombre de pages
315,00 €
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Préface dfe Robert Salais. Comment l'action collective est-elle susceptible d'agir sur la protection des salariés les plus exposés, ceux des sous-traitants ? Une ambition d'autant plus nécessaire quand les tentatives de réduire les protections du travail et des travailleurs sont légion, quand les sous-traitants sont eux-mêmes fragilisés par une très grande dépendance à leurs donneurs d'ordre, et que, sous prétexte du maintien de la compétitivité, beaucoup d'entreprises cherchent à s'affranchir de la législation du travail. Donner la parole à ceux et celles qui ne l'ont pas habituellement (les femmes, les travailleurs de pays pauvres...), mais aussi montrer qu'il est possible d'agir, tel est le pari relevé avec succès dans cet ouvrage. S'appuyant sur une série d'entretiens approfondis, sur l'observation directe et sur le dépouillement des données existantes, Michèle Descolonges nous expose les modalités d'organisation de la protection des salariés de sous-traitants d'entreprises aussi importantes que Renault-Dacia, Orange France Telecom ou encore Puma, dans des pays aussi variés que le Pakistan, la Roumanie, le Mexique, la Corée du Sud ou la France. Les acteurs sociaux et les institutions jouent un rôle non négligeable dans ce combat. Mais c'est d'abord de solidarité entre les travailleurs de pays mis à mal par la mondialisation dont il est question ici. Ce livre oblige à sortir de chez soi pour aller à la rencontre de ces ouvriers et employés, proches et lointains, qui par leur travail contribuent à notre confort.
Face aux grandes innovations techniques, les humains manifestent en général un enthousiasme démesuré. Aveugles aux démentis que lexpérience leur inflige, ils veulent croire que la technique peut non seulement transformer le monde, mais créer une humanité nouvelle. Michèle Descolonges étudie dans ce livre deux moments, deux contextes où ce phénomène atteint un apogée : lURSS du xxe siècle, soumise à lindustrialisation à marche forcée, et les sociétés occidentales, au tournant du xxie siècle, subjuguées par linternet. En considérant les usages qui sont faits de la technique et les récits que les sociétés sadressent (contes, films et romans, discours et slogans publicitaires ou politiques, messages et contenus des sites électroniques...), Michèle Descolonges met au jour les désirs qui assurent à cette croyance technologique sa capacité dentraînement, notamment les désirs de télépathie, dubiquité et dimmortalité. Les vertiges technologiques naissent du violent contraste entre la croyance que la technique permet de résoudre des problèmes de nature politique et la conviction profonde quil nen est rien.
Résumé : Les métiers sont souvent vus comme des communautés rétrogrades, freinant le changement de modèle productif, ou dénigrés à cause de leur récupération idéologique par le pouvoir de Vichy. Paradoxalement, une autre vision, aujourd'hui répandue dans les entreprises à la faveur des " redéploiements ", consiste à faire passer les emplois pour des métiers, afin de redonner une certaine noblesse à ces emplois. L'auteur, à partir de cette ambivalence, observe que, dans et hors les entreprises, le métier perdure comme une valeur et une pratique : c'est ce qui apparaît en analysant les métiers de médecin, de cartographe, de secrétaire, et bien d'autres encore. Un métier n'est pas réductible à un emploi, à un travail, à un statut économique et juridique - même si ceux-ci font partie du métier -, parce qu'il s'enracine dans l'exercice d'un art. L'invention technique (l'?uvre) est le fil directeur des métiers, elle s'inscrit dans l'histoire des arts, des sciences et des techniques. Grâce à cela, le monde des métiers se perpétue, bien qu'il soit altéré lorsque la technique est fétichisée, ou que l'économie prend le dessus. Altération à combattre, mais pourtant inhérente à l'exercice du métier, car il est aussi l'expression d'un rapport des groupes humains au monde, d'une recherche de contact et d'une volonté d'imprimer sa marque. Ce marquage social des métiers est un puissant stimulant de leur évolution.
Biographie de l'auteur Bernard Saincy est responsable national des cadres et techniciens CGT et président de l'Association science technologie société. Michèle Descolonges est sociologue associée au laboratoire Travail et mobilité (université Nanterre-Paris X). En dressant un tableau réaliste des causes et des effets de l'irresponsabilité des décideurs, ils affirment lanécessité d'un nouveau contrat social, de nouvelles régulations et d'un renforcement du rôle des organisations internationales et européennes.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.