Panser nos liens au vivant. Sur la piste de penseurs humains et passeurs félins
Desclin Dominique. Quinet Bénédicte
CEFOC
10,00 €
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EAN :9782960320626
Et si repenser notre rapport au vivant passait… par un chat ? De la philosophie à la littérature, de l’anthropologie à la spiritualité, cet ouvrage invite à un voyage sensible et critique au cœur de la « grande division » entre l’humain et la nature. En suivant les traces de penseurs contemporains mais aussi celles de chats en littérature, les autrices interrogent les évidences culturelles propres à la modernité occidentale : pourquoi et comment l’humain s’est-il cru séparé du reste du vivant ? Avec quelles conséquences ? S’approprier cette question peut-il permettre de réapprendre à habiter la Terre avec égards, vers plus de justice sociale et climatique ? Ce livre est une invitation à la métamorphose : desserrer nos certitudes, rouvrir l’imaginaire, choisir des formes d’alliance plutôt que de séparation. Il appelle à inventer des manières d’être qui libèrent, relient et donnent à la Terre, donc aussi à nous-mêmes, la possibilité d’un avenir habitable. Pour celles et ceux qui forment, transmettent, accompagnent, résistent et pour quiconque souhaite participer à l’émergence d’un monde où vivre ensemble - humains et non-humains - redevient possible. Car penser autrement le monde, c’est déjà commencer à le panser.
Court échange très intéressant et initiateur de réflexions avec la journaliste économique Salomé Saqué et l’ingénieur Jean-Marc Jancovici, chef de The Shift Project, autour de la question écologique et de la jeunesse. Malgré leurs différences de points de vue parfois, les deux intervenants se rejoignent sur de nombreux aspects et invitent, par cet échange enrichissant, à une lutte intergénérationnelle et intersectionnel pour changer les choses.
La nature menacée devient menaçante : notre excès de contrôle nous a fait perdre le contrôle. Il va maintenant falloir vivre dans un monde fluctuant, c'est-à-dire inventer la civilisation de la robustesse, contre la performance." Olivier Hamant Face aux bouleversements du monde en cours et à venir, le développement durable, entre géo-ingénierie contreproductive et tout-électrique mal pensé, crée de nombreux futurs obsolètes. Émergent alors les contremodèles de la décroissance et de la sobriété heureuse, nettement mieux alignés avec le monde qui vient. Mais la frugalité peut-elle réellement mobiliser ? Ne risque-t-elle pas non plus de se réduire à d'autres formes d'optimisation ? Et si, pour être sobre et durable, il fallait d'abord questionner une valeur nettement plus profonde : l'efficacité. Le monde très fluctuant qui vient appelle un changement de civilisation. Ce chemin demande surtout de valoriser nos points faibles et inverse toutes les recettes.
Et si notre culture occidentale avait presque disparu et qu’un anthropologue jivaro essayait d’en sauvegarder la mémoire en analysant le mode de vie de ses derniers représentants ? Et si les débats politiques portaient sur la réintroduction de l’anthropophagie rituelle plutôt que sur l'économie ? Ou encore qu’un groupe de mésanges se transformaient en activistes écologistes punk ? Toutes ces idées et bien d’autres encore se retrouvent dans les trois tome du « Petit traité d’écologie sauvage » réunis dans une belle intégrale. Inspiré par les travaux de Philippe Descola, ce roman graphique profondément comique permet de sensibiliser à des enjeux écologiques et sociétaux importants.
J'ai écrit ces textes dans la fièvre d'une année qui ne nous a laissé aucun répit. Une sorte de journal de lutte, pour nous redonner de l'énergie, de l'élan. Dire que tout n'est pas foutu. Il y est question de désobéissance civile, d'écologie politique, de démocratie, d'algorithmes, de capitalisme, de plastique, de poissons morts, de crottes de chien, de stratégies pour faire tomber un pipeline ou un dictateur, mais aussi de poésie, de santé mentale, de Beatles et d'amour. Parce que les petits gestes ne suffisent pas, parce que le système est pipé, mais qu'on peut encore essayer de changer les règles du jeu".