Juste des images" dit Bernard Descamps des photographies qu'il prend au cours de ses voyages. Des images "reconnues". Des photos "rencontrées". Qu'est-ce à dire? C'est dire que le photographe espère toujours croiser sur son chemin les images qu'il a déjà dans la tête. "Je voyage pour me rencontrer" dit-il encore. Aussi ne voyage-t-il pas n'importe où. Il a ses destinations de prédilection. Où Bernard Descamps se sent bien, c'est l'Afrique. Partant à la rencontre des paysages et des hommes, il y côtoie les Berbères, les Peuls, les Bozos, les Pygmées, dont les photos ont bouleversé tous ceux qui les ont regardées. Ainsi, chez Descamps, la dilection est-elle dans le choix du cadrage, de la distance, entre le trop loin et le trop près, dans la hiérarchie des plans à l'intérieur de l'image. Dans le degré d'abstraction, dans la nature du travail graphique qu'il mettra dans son image. Il décentre, il décale, il tronque. Contre-jour, flous, corps fragmentés, réel stylisé... Il ne bricole pas la réalité, il joue avec.
Nombre de pages
109
Date de parution
21/04/2011
Poids
897g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782350462127
Titre
Quelques Afriques
Auteur
Descamps Bernard
Editeur
FILIGRANES
Largeur
240
Poids
897
Date de parution
20110421
Nombre de pages
109,00 €
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Le singe qui regardait l'étoile est un livre à part dans l'oeuvre de Bernard Descamps. Le photographe nous a habitué à son style en noir et blanc, carré, épuré, d'un doux classicisme, marqué par l'Afrique. Or voici une série de photographies en couleurs, rarement carrées, souvent fidèles à la douceur mais sachant être acidulées, ramenées des quatre coins du monde. Nourri par une traversée de ses innombrables archives, Le singe qui regardait l'étoile est un conte narré de deux manières : par les images anciennes et par les mots récents qu'elles ont inspirés. Une histoire qui parle du visible, de l'invisible, du temps, des apparences, de la réalité des choses qui nous entourent... et qui pose cette question : peut-on raconter exactement la même histoire de deux façons différentes ?
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.