LES MURS DE L'ECOLE. Eléments de réflexion sur l'espace scolaire
Derouet-Besson Marie-Claude
METAILIE
24,99 €
Epuisé
EAN :9782864242925
L'existence de liens entre les pratiques pédagogiques et éducatives et les lieux où elles s'exercent apparaît comme une évidence, mais que faire de cette certitude au moment de la décision ? Comment l'utiliser pour améliorer la conception et les usages des constructions scolaires ? Les points de vue des personnels d'éducation, des élus, des architectes, des urbanistes, des parents se heurtent... S'appuyant sur l'étude de l'évolution des bâtiments scolaires depuis une quarantaine d'années et sur de nombreuses enquêtes de terrain, l'auteur propose une revue des connaissances dans ce domaine où architecture, pédagogie, urbanisme, économie, politique s'imbriquent en alliances complexes et instables. La décentralisation a confié la gestion du patrimoine aux élus locaux. Selon quels critères doivent-ils construire ou rénover ? La crise de l'école a autant discrédité l'expérience enseignante que les prescriptions des experts. L'abandon des normes nationales favorise la diversification des demandes mais facilite-t-il la naissance d'une démocratie de proximité ? La tâche est si ardue que beaucoup d'élus la confient à un programmiste. Est-ce la meilleure et la seule solution ... L'approche sociologique met en évidence à la fois le jeu des réseaux qui concourent à la décision et les latitudes des usagers. Plus qu'un cadre qui contraint l'action, l'espace scolaire est une ressource mobilisable dans des sens différents par les enseignants, les élèves, etc. Cette latitude définit la valeur d'usage que doivent viser les politiques de constructions scolaires.
Nombre de pages
305
Date de parution
04/11/1998
Poids
355g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782864242925
Titre
LES MURS DE L'ECOLE. Eléments de réflexion sur l'espace scolaire
ISBN
2864242923
Auteur
Derouet-Besson Marie-Claude
Editeur
METAILIE
Largeur
140
Poids
355
Date de parution
19981104
Nombre de pages
305,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En Touraine, on retrouve les traces écrites d'une multitude de cataclysmes. Si un séisme fait trembler en 577 l'église Saint-Martin de Chinon, celui de Sainte-Maure le 15 février 1657 est signalé comme le plus important et trouve sa place dans un recensement mondial réalisé au XVIIIe siècle. Les conséquences humaines sont parfois dramatiques notamment lors de la crue de l'Indre à Cormery qui en 1770 fait 38 victimes ou l'éboulement de Port en 1880 qui ensevelit 30 personnes. Celle que l'on appelle "le Loire " à certaines époques, connaît trois crues centennales en 1846, 1856, 1866 et à la Chapelle-sur-Loire, le mercredi 4 juin 1856, le bourg disparaît entièrement. Ne restent debout que l'église et quelques maisons à chaque extrémité, les murs du cimetière sont écroulés, les tombes brisées laissent les corps et leurs débris à la cime des arbres, cinquante-deux maisons sont détruites. Vous pourrez aussi vous forger une opinion sur l'affirmation de certains historiens qui prétendent que la Vienne se jette dans la Loire à Saumur. Le froid surprend aussi les paysans et les animaux et les oreilles d'un chat à Genillé peuvent même tomber. Sur le porche de l'église de la Ville-aux-Dames, on en fait mention dans le tuffeau en gravant "le grand iver 1709", mais l'on peut jouer aussi une partie de cartes sur la Loire gelée en 1891? L'orage du 13 juillet qui a pris naissance dans le Lochois, pourrait être à l'origine des événement de 1789 selon certains historiens et cinquante années plus tard, les conséquences psychologiques sont importantes lors de l'orage de 1839. En effet, on voit des mères frappées de vertiges voulant précipiter leur enfants à l'eau. A Azay-sur-Cher, un nommé Ribaudeau, fermier de Saint-Jean-du-Grais, est frappé d'aliénation mentale ; un jeune homme de vingt-quatre ans met fin à ses jours avec une arme à feu et lors de la crue de 1856 une femme ne veut plus, durant trois semaines, s'occuper de ses enfants. Au fil des siècles, que de fléaux pour la tranquille Touraine d'aujourd'hui. Mais demain sera-t-il plus serein ...
Le projet de collège unique a constitué un grand espoir depuis le début du XXe siècle. Sa mise en ?uvre formelle par la réforme Haby, en 1977, a beaucoup déçu. Les propositions pédagogiques de Louis Legrand, en 1982-1983, n'ont pas convaincu et, depuis cette date, le débat déchaîne les passions sans produire d'idées véritablement nouvelles. Le but de cet ouvrage est de prendre un peu de recul et de dresser un état des lieux. La société et les chercheurs distinguent aujourd'hui la massification de l'accès aux études longues et la démocratisation. Mais quel est, dans ce cas, le sens du processus ? Comment évoluent la définition des savoirs enseignés et les rapports des élèves aux savoirs ? Que sait-on de la situation réelle des établissements : l'autonomie est-elle autre chose qu'une résignation à l'inégalité ? Les élèves apprennent sans doute beaucoup de choses dans les quatre années - au moins - qu'ils passent au collège... Mais ce qu'ils apprennent correspond-il bien aux savoirs et aux valeurs prônés par la République ... C'est à partir des réponses à ces questions que le débat social peut repartir.
« Voilà donc huit mois résumés dans cet écrit. Huit mois intenses. Huit mois de découvertes, de folies, de joies, de rires, de peur, de solitude, d’amour, de soleil. J’ai appris la liberté, la solitude, la fragilité de la vie, de l’amour, le bonheur des moments partagés, la chance d’avoir du temps. » Entre récit de voyage et journal intime, Florie nous raconte son parcours de globe trotteuse en Asie, en Australie et aux Etats-Unis. Avide de rencontres, de découvertes et de liberté, elle mêle conseils, anecdotes et photographies pour faire de nous ses nouveaux compagnons de route.Véritable aventurière qui s’ignore encore, elle nous dévoile ses premiers pas de voyageuse au long cours, ses doutes, ses peurs. Avec optimisme et joie de vivre, sa quête l’entraîne vers toujours plus de passions à mesure qu’elle s’affirme, se renforce et se réinvente. Qui sait ce qu’elle trouvera au bout du chemin ...Une lecture inspirante pour dépasser ses limites,réaliser ses rêves et comprendre que la vie s’offre à nous ! Après six années passées à courir entre métro, boulot et dodo, Florie décide de prendre sa vie en mains en prenant le large. Ce qui ne devait être qu’une parenthèse vite refermée lui a ouvert les yeux sur d’infinies possibilités ! Aujourd’hui persuadée que si « ton rêve ne te fait pas peur, c’est qu’il n’est pas assez grand », elle continue le chemin de sa nouvelle vie en explorant ses passions pour la musique, l’écriture et les voyages, et développant son intérêt pour le bien-être et le développement personnel.
Employé de classe internationale pour hôtel de classe internationale. C'est ainsi que l'hôtel Samarcanda entend recruter un nouveau groom. Máximo, dix-sept ans, trois poils de barbe, bien décidé à sortir de l'enfance, se porte candidat. Adolescent solitaire un brin obsessionnel, passionné par la lecture de revues scientifiques et fasciné par les mécanismes de sa pensée, qu'il observe pendant des heures, il est convaincu que cette expérience sera sa véritable entrée dans le monde des adultes. Comme souvent dans les romans d'apprentissage, rien n'est conforme à ce qui était prévu, et c'est tant mieux. Passé et futur se bousculent et forment un précipité subtil et drôle, où l'on résout à la fois le mystère de l'origine tout en sautant dans l'inconnu - l'amour peut-être ? Où l'on découvre aussi que personne n'est exactement celui qu'on croit : il faut être indulgent. Et même tendre. Ce court roman époustouflant de maîtrise, splendidement écrit, est une des plus belles choses qu'il nous ait été donné de lire sur l'art délicat de grandir.
Erasmo Aragón est un journaliste salvadorien exilé au Mexique. Au début des années 1990, le gouvernement du Salvador et la guérilla entament des négociations ; il songe à regagner son pays d'origine, ce qui lui permettrait également de planter là sa femme et sa fille, qui l'énervent prodigieusement (d'autant plus qu'Eva sa femme vient de lui révéler sa liaison avec un acteur de pacotille). Hanté par des souvenirs confus, de vieilles culpabilités et la peur de ce qui l'attend au Salvador - après tout, il a toujours soutenu la guérilla - il vit dans un état second, coincé entre les vapeurs de l'alcool et les bouffées d'angoisse. Terrorisé par une douleur lancinante au foie qui l'empêcherait presque de boire si elle ne le poussait pas à se précipiter un peu plus dans la vodka tonic, il consulte don Chente Alvarado, un vieux médecin placide qui lui prescrit des séances d'hypnose censées le soulager. Au réveil, il ne se rappelle de rien. Paranoïaque, égoïste, velléitaire, le narrateur nous entraîne dans un flot de phrases délirantes, au bord de la crise de nerfs, de soirées arrosées en lendemains de cuites, obsessionnel jusqu'à la déraison, organique, désagréable. Avec ce roman brillant, Castellanos Moya continue sa grande exploration de la violence, ici incrustée au plus profond de l'individu, comme si la guerre habitait les corps bien longtemps après la fin des hostilités.
Le 9 août 1971, à Medellín, un homme d'affaires, Diego Echevarría, est enlevé. Grand admirateur de la culture allemande il avait fait construire un pastiche du château de La Rochefoucauld. Il y vivait en écoutant Wagner avec sa femme et sa fille, Isolda, qu'il veut garder à l'abri du monde. L'atmosphère de la demeure est oppressante pour l'adolescente qui trouve dans le parc comment tromper sa solitude. Elle vit dans un monde de fées, de lucioles et d'esprits des bois. La police quadrille la ville à la recherche de Diego, la télévision montre son portrait, les négociations de la rançon piétinent. Mono, l'un des ravisseurs, est obsédé par Isolda depuis l'enfance, il lui raconte les longues heures passées à la guetter, perché dans les arbres, il dit " notre " Isolda. Des menaces invisibles venues du monde extérieur se glissent silencieusement entre les arbres du parc. Inspiré de faits et de personnages réels (l'un des complices du Mono se nommait Pablo Escobar), dans une Medellín qui ne va pas tarder à basculer dans la spirale de la corruption, de la violence et du trafic de drogue, l'auteur construit, avec un remarquable sens de la tension, un conte de fées ténébreux, qui devient la chronique d'un crime et l'histoire d'une obsession amoureuse, celle du kidnappeur pour la fille de son otage. Un roman fantastique entre les frères Grimm et les frères Cohen.
Tatouage, piercing, scarifications, cutting, burning, peeling... Les marques corporelles sont à la mode et se sont débarrassées des valeurs négatives qui leur étaient associées. Que signifient-elles aujourd'hui pour les jeunes générations? Le Breton inscrit ces pratiques dans la tendance contemporaine à considérer le corps comme inachevé, un brouillon ouvert à tous les embellissements, à toutes les modifications. De même relie-t-il sa réflexion à ses recherches sur les conduites à risque, largement développées dans Passions du risque en montrant l'importance des marques corporelles dans le processus de « remise au monde », de reconstruction de soi des jeunes en difficulté. Moins ambitieux que ses livres précédents, Signes d'identité en constitue ainsi une sorte de chapitre supplémentaire particulièrement documenté. --Michel Abescat-- -- Télérama