Artiste libre et généreux, Georges Brassens a créé un style unique, sculpté autour de mélodies simples et de textes qui sont autant de chef d'oeuvres poétiques. Féru de littérature, il a vécu la tête dans les livres, à lire et relire Villon, Victor Hugo, Apollinaire, Paul Fort... Celui que l'on disait piètre musicien était un compositeur admiré des plus grands jazzmen. Né à Sète en 1921, ses idoles de jeunesse s'appellent Ray Ventura, Vincent Scotto et Charles Trenet. Brassens s'installe à Paris en 1940. Un temps ouvrier, il publie des poèmes à compte d'auteur. Envoyé au STO en Allemagne en 1943, il profite d'une permission pour déserter. Il trouve refuge chez Jeanne Le Bonniec, impasse Florimont à Paris, à laquelle il dédiera sa chansons Chez Jeanne. Il se consacre alors à l'écriture de poèmes et chansons. Découvert par Patachou et Jacques Canetti, il donne son premier récital à Bobino en 1953. Dès lors, il enchaîne enregistrements et tournées et devient la figure emblématique de la chanson rive gauche. Après 25 ans de carrière et de succès, 20 millions de disques vendus entre 1953 et 1981, c'est à Bobino, sa salle fétiche, qu'il donnera son dernier concert, en 1977. La simplicité de l'homme à la célèbre moustache en a fait un des artistes les plus aimés. Son répertoire trace un portrait acerbe et tendre à la fois de ses contemporains. Aujourd'hui encore, ses chansons sont reprises par des artistes du monde entier, et ses textes étudiés et commentés. L'iconographie: en partie inédite grâce à l'accès aux archives de Serge Cazzani, neveu de Brassens, aux archives de Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son secrétaire, à celles de René Fallet, l'un de ses plus proches amis: photos, manuscrits, partitions, carnets intimes...
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
On croyait tout savoir sur Johnny Hallyday, la star aux mille et une vies, qui défraye la chronique depuis plus d'un demi-siècle. Véritable enquête, ce livre, nourri de témoignages inédits, pose un regard neuf sur la vie de l'artiste : l'enfance brisée, les fêlures, les femmes, le succès, l'argent et les excès. Un tableau furieusement rock and roll ! Il dépeint également le nouveau Johnny, qui, deux ans après avoir frôlé la mort, revient conquérir le coeur des Français, tout en levant le voile sur le visage ambigu de sa compagne Laetitia.
Quatorzième enfant d'une famille de musiciens de Charlemagne, au Canada, Céline n'a que 12 ans lorsque René Angélil la découvre. Elle tombe immédiatement amoureuse de cet homme de près de trente ans son aîné. Ainsi commence l'histoire de cette femme aux deux visages - star de la chanson, épouse et mère aimante - et la naissance d'une passion désormais légendaire. Mais quelle femme se cache derrière cette voix et ce talent exceptionnels ? Elisabeth Reynaud nous entraîne dans l'intimité de la chanteuse, au coeur de sa famille et de son couple. Une vie aussi exceptionnelle que sa carrière d'artiste. Au fil de cette biographie, Céline se dévoile pour ses fans telle une amie, une soeur.
Si vous aussi, vous ressentez l'envie d'échapper à l'hystérie de l'époque en faisant un pas de côté et en tournant poliment le dos au jeunisme ambiant, cette revue est faite pour vous. Elle vous fera replonger dans des oeuvres parfois oubliées, rencontrer des personnages hauts en couleur, mémoires encore vivaces de notre patrimoine culturel, vous permettant ainsi de satisfaire vos goûts de jeune ou vieux Schnock. Ni rétrograde. ni passéiste, Schnock, donc, Tout bonnement. Alors rejoignez-nous! Après vous...