Sur le plan historique, Némésis est peut-être la chasse à l'homme la plus extraordinaire du siècle. Elle est aussi la moins connue, dans la mesure où ses organisateurs ont obstinément gardé le silence jusqu'à leur mort.Extraordinaire, cette traque sur trois continents, décidée à Ecrivan, en Arménie alors indépendante, et à Constantinople occupée par les Alliés, organisée à partir de Boston, répercutée à Genève, exécutée à Berlin, à Rome, à Tiflis en Géorgie, et jusqu'en Asie centrale.Elle vise, dans le droit fil de la tradition du tyrannicide, à châtier des responsables politiques majeurs, condamnés à mort par contumace par une cour ottomane. Talaat, Enver, Djemal, le triumvirat dirigeant des Jeunes-Turcs, et quelques autres dont les figures sont évoquées dans le présent récit, sont coupables de ce qu'on appelle aujourd'hui " crime contre l'humanité ". La vengeance ici relatée est un acte de justice élémentaire semblable à l'exécution de hauts dignitaires nazis après la Seconde Guerre mondiale. Mieux, il s'agit non de cadres supérieurs d'un régime coupable du génocide du peuple arménien, mais des dirigeants eux-mêmes qui ne peuvent se retrancher derrière les ordres reçus, puisqu'ils ont eux-mêmes conçu le dessein et ordonné le crime...Depuis une décennie, bon nombre de livres historiques et d'oeuvres de fiction ramènent au jour ces événements qui, dans les manuels, n'occupaient pas même une note de bas de page. Il manquait à cette série d'ouvrages un livre tel qu'Opération Némésis. Grâce au talent de Jacques Derogy, ce récit fait désormais partie, de façon inoubliable, de l'histoire contemporaine.Gérard CHALIAND
Nombre de pages
332
Date de parution
03/09/1986
Poids
464g
Largeur
153mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782213018294
Titre
Opération Némésis
Auteur
Derogy Jacques
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
464
Date de parution
19860903
Nombre de pages
332,00 €
Disponibilité
Sur commande en 2-4 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Ce récit n'a de commun avec " L'Exodus " de Léon Uris que le nom symbolique d'un bateau. L'histoire de l'Exodus, qui a marqué l'apogée de la lutte des Juifs de Palestine contre le veto britannique au mouvement d'immigration des rescapés des camps nazis, est restée jusqu'à présent secrète: c'est celle du réseau mis en place après la guerre par la Haganah. L'Europe est à cette époque en ruine; il faut organiser le départ " malgré tout " des " Personnes Déplacées ". Le combat est difficile. En juillet 1947, un navire d'immigrants " illégaux ", chargé de 4 500 passagers, est arraisonné au large de la Palestine. Au terme d'un corps à corps meurtrier, ses occupants sont ramenés par les Anglais dans les eaux territoriales françaises à bord de trois bateaux-prisons, au lieu d'être internés à Chypre comme les précédents. Ayant refusé de descendre à terre à Port-de-Bouc, et les autorités françaises ne les y ayant point contraints en dépit des pressions diplomatiques et politiques, ses occupants retournent à leur point de départ: débarqués de force à Hambourg, ils réintègrent les camps de la zone britannique d'Allemagne. L'auteur, qui a vécu comme jeune journaliste l'épreuve de Port-de-Bouc, a retrouvé, vingt ans après, les acteurs de cette tragédie, des plus humbles aux plus importants: le commandant de l'opération, le capitaine du navire, le chef-radio, l'infirmière, les émigrants, les familles des victimes, les complices des évasions, etc. Il a interrogé les témoins, les dirigeants du réseau, les hommes politiques contemporains, les simples exécutants. En Israël, à l'occasion de la Guerre des Six jours, il a eu accès, pour la première fois, aux archives secrètes de l'organisation responsable de l'immigration clandestine, et, en France, à celles de la D.S.T. (contre-espionnage) et des Renseignements Généraux. Il a pu se procurer le journal de bord de l'" Exodus ", l'intégralité de ses messages chiffrés (et leur traduction décodée), les carnets intimes de son équipage et de ses passagers, les notes confidentielles échangées entre les gouvernements concernés et les ministères en cause, les rapports des services préfectoraux et maritimes, etc. La masse des récits et des documents qu'il a ainsi recueillis, recoupés et ajustés, comme autant de pièces d'un puzzle, lui ont permis de reconstituer en détail la trame et le déroulement réels du roman vrai de l'" Exodus ". Si la relation de Jacques Derogy prend ici la forme et les accents d'un roman d'imagination, ce sont les faits, rapportés dans leur émouvante authenticité, qui lui confèrent cette tragique dimension. La vérité aussi peut s'écrire comme un roman.
La suite de ces pages, Jacques Derogy ne l'écrira jamais. Il est mort le 30 octobre 1997 à soixante-douze ans. C'est la première fois qu'il laissait un travail inachevé. C'est aussi la première fois qu'il parlait de lui. "
1999 est, en France, l'année du Maroc. On se souvient de l'enlèvement en octobre 1965, en plein Paris, de Mehdi Ben Barka, leader de l'opposition marocaine. La raison d'Etat avait jeté un voile opaque sur les motivations réelles de cet acte. Jacques Derogy, avec son acuité et sa vigilance, s'en était préoccupé au moment des faits et avait senti l'implication de l'Etat au plus haut niveau dans cette affaire. Il a laissé tout un manuscrit non publié que voici. Avec la collaboration de Renée Derogy-Weitzmann, Frédéric Ploquin, a mené une enquête serrée auprès des derniers témoins survivants français et marocains, et de la famille Ben Barka. Il s'est fait communiquer des archives jusqu'alors fermées. De nombreux éléments inédits ont pu ainsi être mis au jour, prolongeant et complétant le travail de Jacques Derogy.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).