
Beckett. Corps à corps
Beckett regrettait qu'on ne porte pas à son oeuvre l'attention microscopique qu'on portait en général à sa vie. Marie Depussé comble, avec le présent ouvrage, cette lacune : prendre Beckett au pied de la lettre et proposer une lecture inédite de son oeuvre dans un exercice qu'elle appelle corps à corps. Quelque chose ici presque se retourne. C'est la vie, la vie de tous les personnages-lettres de Beckett, selon l'expression de Marie Depussé, qui soudain nous requiert, et anime de leur étrange lumière celle de Samuel Beckett. Un corps à corps, qui ne posséderait pas la même tonalité si elle n'avait pas connu Samuel Beckett. Marie Depussé réussit ainsi à nous présenter un Beckett vivant qui continue à nous interpeller avec une étonnante proximité.Marie Depussé est écrivain. Elle a longtemps enseigné la littérature à l'université Paris 7, dans les prisons ou, encore aujourd'hui, à la clinique psychiatrique de La Borde. Les Morts ne savent rien [POL, 2006] est son dernier livre publié.
| EAN | 9782705667047 |
|---|---|
| Titre | Beckett. Corps à corps |
| Auteur | Depussé Marie |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 135 |
| Poids | 124 |
| Date de parution | 20071005 |
| Nombre de pages | 128,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La nuit tombe quand elle veut
Depussé MarieIl ne faut pas dire de mal de l'hôpital. Tous ceux qui ont écrit pour le faire avaient raison. Mais il est tard. Les hôpitaux de campagne disparaissent, ceux des villes n'ont plus assez de lits. Alors ils vous jettent dehors. La première fois on est entrés, avec Jean, avec facilité. Opération en vue, il était inscrit. Ça lui suffisait, à Jean, il ne demandait pas beaucoup. Il orientait tout son corps vers l'espoir. L'hôpital est une grande machine qui vous dit par ses bruits métalliques, ses silences, la précision des gestes de ses femmes blanches, qu'on n'est pas condamné à mort. Ici on vous soigne. C'est vers cela que Jean allait. Il pouvait encore marcher, plus précisément il donnait l'ordre de marcher à ce qu'il appelait ses jambes de ferraille. Un jour il dit: c'est moi qui ai la meilleure place, dans la famille. Il nous fallait essayer d'être à la hauteur de cette phrase-là. On l'a fait. Les autres? On ne se parle pas, entre visiteurs, on ne se touche pas, on se voit. Je les vois encore. Ils traversent le grand parking à ciel ouvert, glacé, ils marchent vers celle ou celui qu'ils aiment avec un sac plein de jus de fruits trop lourd, avec des journaux ou des fleurs, avec n'importe quoi dans les bras.ÉPUISÉVOIR PRODUIT12,15 € -

Dieu gît dans les détails : La Borde, un asile
Depussé MarieDieu gît dans les détails est la chronique de jours ordinaires passés à la clinique psychiatrique de La Borde, fondée en 1953 par Jean Oury, avec la collaboration de Félix Guattari et de quelques autres. L'auteur de ce livre est l'un des nombreux compagnons de route de cette aventure qui a suscité tant de commentaires, d'attaques et d'éloges. Venue la première fois pour accompagner un ami médecin, elle s'est attachée à ce drôle d'endroit peuplé de drôles de gens, elle s'y est sentie bien, et elle y est restée, partageant son temps avec les fous (qui revendiquent cette appellation plutôt que celle de "malades") et les soignants, entre la littérature, les cuisines et le ménage car à La Borde, s'occuper des fous, c'est vivre avec eux, accomplir avec eux tous les gestes de la vie, des plus quotidiens aux plus sublimes. C'est son expérience qu'elle raconte ici, sa vie auprès de ceux qui tiennent à ce lieu particulier, libre (autour du parc, il n'y a pas de murs), où les comportements étranges, choquants, sont acceptés comme étant l'expression même, le simple symptôme de la maladie, et parce qu'il ne sert à rien de les nier. Ce livre à l'humour tendre, lucide, ce livre précis mais si peu clinique, documenté et rêveur, nous apprend sans doute à considérer autrement la folie mais plus encore tout ce qui est hors de nos pas.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,00 € -

Les morts ne savent rien
Depussé MarieIl y avait le soleil, celui de cette parole qui débusquait le monde dans ses moindres détails et nous le servait chaud... Quand elle mourut, nous ne savions rien. Chacun de nous quatre, à sa pauvre manière, s'efforça, dans sa vie, de continuer à ne pas savoir. Une grande obstinationà demeurer, chacun dans notre coin, des idiots farouches. " Des années plus tard, l'aînée décide de retrouver la parole perdue de la mère. Parce qu'ils vivaient dans ce soleil. Le récit commence de manière classique, l'enfance, la guerre. Puis il oublie le temps. L'aînée glisse vers les trois autres. Ils la laissent venir. Elle traque labeauté de leur langue, leur démarche, leurs amours, leur gracieuse aptitude à foutre leur vie en l'air. Ils parlent, elle note. Le petit frère se moque : " C'est bien, ton truc, on rêve, on parle, on pleure, c'est efficace, une sorte d'analyse au mortier et à la pelleteuse. " Pourquoi Les morts ne savent rien ?... C'est un titre de polar, et une phrase de la Bible. Elle ne l'aime pas. Pourtant elle la garde. C'est une phrase à réveiller lesmorts.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,25 € -

Dieu gît dans les détails. La Borde, un asile
Depussé MarieQuatrième de couverture Dieu gît dans les détails est la chronique de jours ordinaires passés à la clinique psychiatrique de La Borde, fondée en 1953 par Jean Oury, avec la collaboration de Félix Guattari et de quelques autres. L'auteur de ce livre est l'un des nombreux compagnons de route de cette aventure qui a suscité tant de commentaires, d'attaques et d'éloges. Venue la première fois pour accompagner un ami médecin, elle s'est attachée à ce drôle d'endroit peuplé de drôles de gens, elle s'y est sentie bien, et elle y est restée, partageant son temps avec les fous (qui revendiquent cette appellation plutôt que celle de «malades») et les soignants, entre la littérature, les cuisines et le ménage car à La Borde, s'occuper des fous, c'est vivre avec eux, accomplir avec eux tous les gestes de la vie, des plus quotidiens aux plus sublimes. C'est son expérience qu'elle raconte ici, sa vie auprès de ceux qui tiennent à ce lieu particulier, libre (autour du parc, il n'y a pas de murs), où les comportements étranges, choquants, sont acceptés comme étant l'expression même, le simple symptôme de la maladie, et parce qu'il ne sert à rien de les nier. Ce livre à l'humour tendre, lucide, ce livre précis mais si peu clinique, documenté et rêveur, nous apprend sans doute à considérer autrement la folie mais plus encore tout ce qui est hors de nos pas.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,20 €
Du même éditeur
-

Que deviennent les histoires d'amour ?
Droit Roger-Pol ; Atlan Monique ; Masquelier FrédéL'amour se raconte, s'éprouve, se rêve, s'étiole. Il fait hurler de joie ou de douleur, pousse à agir ou foudroie, transporte ou désespère. Mais peut-il être l'objet d'un savoir ? Ne pourrait-il être approché que par des récits, et non des concepts, par la littérature et la poésie, et non par la philosophie ? Ce qui est sûr, c'est que l'amour fait des histoires... que les philosophes ont longtemps négligées, n'y voyant que les marques de l'émotivité, de la passion, de la déraison. Pourtant, ces histoires sont riches d'enseignements. Comment naissent, vivent et meurent les histoires d'amour ? Du roman au cinéma, les récits d'aujourd'hui sont-ils comparables à ceux de jadis ? Aime-t-on de la même manière qu'autrefois, alors que semblent s'installer la peur de l'engagement et la défiance envers le sentiment amoureux ? Les philosophes et experts ici rassemblés nous invitent à envisager le lien amoureux comme une transformation sans cesse en devenir, tissu sans fin d'histoires humaines. Avec les textes de : Boris Cyrulnik, Vincent Delecroix, Frédérique Ildefonse, Sophie Galabru, Olivia Gazalé, Christian Godin, Francis WolffEN STOCKCOMMANDER15,05 € -

Dans l'atelier de Virginia Woolf
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer DanielCet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.EN STOCKCOMMANDER22,10 € -

Rome brûle. Néron et l'incendie qui a mis fin à une dynastie
Barrett Anthony A.L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses L'image de l'empereur Néron, jouant de la lyre au moment où Rome brûlait à ses pieds, a été immortalisée par le cinéma hollywoodien et a durablement imprégné l'imaginaire collectif. Or, beaucoup de ce que l'on croit savoir sur cette grande catastrophe historique est faux. Rome brûle relate comment l'incendie de 64 a détruit une bonne partie de la ville et plongé sa population dans la panique. L'ouvrage décrit également comment le feu a détruit l'image dorée de l'empereur Néron, et provoqué une crise financière qui a durablement influé sur l'économie romaine. Ce livre recenseen outre les récentes découvertes archéologiques qui permettent de mieux comprendre cet événement, et sa postérité dans la littérature, l'opéra ou le cinéma. S'appuyant sur une riche documentation, à la fois littéraire et archéologique, le professeur Anthony Barrett montre comment le grand incendie de Rome provoqua la chute de Néron et la fin de la dynastie julio-claudienne, et fut un point de bascule dans l'histoire romaine.EN STOCKCOMMANDER25,10 € -

Parlons-nous chien ou pensent-ils humains ? La communication entre hommes et chiens décryptée par le
Giraud Anne-LiseIl ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?EN STOCKCOMMANDER15,05 €
De la même catégorie
-

Antigone voilée
Ost FrançoisUn texte à lire et à mettre en scène pour aborder le thème autrement. Et si Antigone s'appelait Aïcha? Et si son objection de conscience prenait la forme du hijab? La tragédie de Sophocle revisitée par François Ost résiste extraordinairement à un contexte nouveau! Un dossier d'accompagnement propose: une mise en perspective de la pièce permettant d'approcher la figure intemporelle d'Antigone la résistante; une lecture juridique permettant de comprendre les enjeux et le cadre de la question. Dans notre démocratie, quelle place pour les signes religieux à l'école? Quelle réponse apporte le droit?EN STOCKCOMMANDER17,65 € -

Les Crapauds fous
Mourey Mélody ; Grinfas JosianeUne pièce de théâtre captivante sur l'histoire vraie d'un stratagème autour d'un vaccin qui a permis de sauver des milliers de vies pendant la Seconde Guerre mondialeCette comédie théâtrale trépidante, inspirée de faits réels, raconte l'histoire extraordinaire de deux jeunes médecins polonais qui, en 1940, ont sauvé des milliers de vies grâce à un stratagème autour d'un vaccin.Incarnant les notions d'éthique et de résistance, l?étude de cette courte pièce d'une grande actualité, plébiscitée par la critique, permet d'aborder le lien entre individu et pouvoir, théâtre et histoire. L'appareil pédagogique complet est suivi d'une interview exclusive de l'auteure.4e : Individu et société, confrontation de valeurs ...3e : Agir dans la cité : individu et pouvoir2de pro : Dire et se faire entendreEN STOCKCOMMANDER5,40 € -

Broutilles
Glaspell Susan ; Huber Jean-JoëlUn crime a été commis dans la ferme de John Wright. Le Procureur, le Shérif et le fermier qui a découvert le corps reviennent chercher des preuves démontrant la culpabilité de Madame Wright dans le meurtre de son mari. Ils sont accompagnés dans leur démarche officielle par leurs épouses, qui viennent chercher quelques affaires pour Madame Wright. Qui saura le mieux détecter la vérité ? Les hommes à la recherche de faits tangibles ; ou bien les femmes, sensibles aux petits riens de la vie quotidienne, ces "broutilles" comme les appellent avec un mépris amusé les hommes. Cette pièce résolument féministe dénonce l'oppression et l'invisibilité sociale subies par les femmes au début du XXe siècle comme encore aujourd'hui dans toute société patriarcale. BROUTILLES (Trifles) est aujourd'hui unanimement salué comme un classique du théâtre américain et est étudié dans toutes les universités, tant dans les cours de littérature, de droit que d'études de genre (gender studies).EN STOCKCOMMANDER10,00 €

