TOUS LES MATINS DU MONDE (A CORNEAU, 1991) ANALYSE D OEUVRE
DENIS
VRIN
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EAN :9782711622962
Durant l'hiver 1991-1992, "Tous les matins du monde" d'Alain Corneau, d'après un livre de Pascal guignard, film exigeant sur deux musiciens baroques du XVIIe siècle (Marin Marais et Sainte Colombe), attire plus de deux millions de spectateurs français dans les salles de cinéma. Ce livre tente d'expliquer les raisons de ce succès en analysant le contexte dans lequel le film a été produit, la genèse du livre qui donna naissance au scénario puis au film, ainsi que les aspects esthétiques et historico-théologiques qu'il recouvre. Il dresse le double portrait d'un écrivain féru d'art et d'histoire, et d'un réalisateur atypique dans le cinéma français. Leur collaboration donne naissance à un film développant une réflexion sur la métaphysique et sur la liberté par le biais de la lutte entre ces deux musiciens, entre histoire et légende, entre détail et allégorie. Cet ouvrage tente enfin une lecture plus sociologique du rôle du film dans la modification de la réception de la musique baroque en France et dans le monde.
Date de parution
12/09/2010
Poids
125g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782711622962
Titre
TOUS LES MATINS DU MONDE (A CORNEAU, 1991) ANALYSE D OEUVRE
ISBN
2711622967
Auteur
DENIS
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
125
Date de parution
20100912
Nombre de pages
0,00 €
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Quand il s'agit de peinture, l'artiste est seul", voici enfin un ouvrage sur la peinture qui l'avoue, et qui fait de l'accompagnement de cette solitude sa profession de foi. De là découlent les deux premiers chapitres "Par où commencer" et "Que peindre ?", suivis d'un troisième sur les principes techniques de base. En même temps que le matériel dont le peintre devra s'entourer, les auteurs rappellent qu'il s'agit avant tout d'apprendre à regarder, et pour cela de se tenir à une certaine discipline, comme par exemple tenir un carnet de croquis. Pour s'échauffer, des sujets sont proposés, chacun faisant l'objet d'une double page illustrée d'un exemple dont les étapes-clés sont décortiquées : peindre une pièce, peindre à contre-jour, représenter le ciel et le temps, un paysage changeant ou reproduire l'eau vive. Libre à chacun, parmi ces propositions, de se frayer son chemin personnel. Oubliez vos débuts difficiles avec la peinture, cette fois-ci est la bonne, car vous n'êtes déjà plus tout à fait seul ! --Catherine Aladenise
Cet ouvrage fait le point sur les techniques, les thématiques et les différents champs recouverts depuis plus d'un siècle par le cinéma d'animation (anime japonaise, films en 3D faisant désormais partie des succès majeurs au box office, films d'auteur à fort investissement esthétique...). Il s'efforce d'unifier des points de vue divergents afin de rendre clair l'extraordinaire potentiel de l'animation, estompé par le fait que publicité, propagande, effets spéciaux, cinéma expérimental, fiction traditionnelle, arts plastiques ou appliqués sont le plus souvent traités séparément dans les analyses. Un potentiel à la fois narratif, plastique et philosophique, puisque l'imaginaire des cinéastes ne connaît pour ainsi dire aucune frontière ; un potentiel économique également, au risque de la standardisation et de la banalisation de l'imaginaire animé. D'Émile Cohl à Shrek en passant par Norman McLaren et Walt Disney, ce sont autant d'univers différents qui s'ouvrent au spectateur et à l'historien du cinéma. . . Sébastien Denis est maître de conférences à l'Université de Provence.
Berlin est au centre des Ailes du désir, dont le titre original est Der Himmel über Berlin, le ciel au-dessus de Berlin. Pour Wenders, voyageur du monde, cette ville est l'occasion de revenir en Allemagne et de parler, à travers l'histoire de Berlin et des anges qui veillent sur ses habitants, de la construction d'un devenir commun. Tourné deux ans avant la chute du mur, ce film propose une réflexion sur l'Histoire, sur le cinéma, mais aussi sur le rock comme manière de vivre. En devenant humain, un des anges va "entrer dans le fleuve".
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.