Cet ouvrage prend pourpoint de départ le projet Discrépances Aubagne initié par les artistes Diego Ortiz et Javiera Tejerina, fondateurs de Flux(o). C'est une expérience de réalité augmentée pour dispositif mobile, mêlant cinéma (aussi bien dans les techniques de tournage et de post-production que dans le souvenir de l'oeuvre de Marcel Pagnol), arts numériques (avec des artistes intervenant dans l'espace public) et mobilité (le dispositif étant lié à des chemins de randonnée dans la montagne). Laxe Tronsmédio et intermédialité du laboratoire ASTRAM de l'université Aix-Marseille, partenaire du projet Discrépances Aubagne, questionne justement ces frontières poreuses entre le cinéma, dans sa dimension narrative et esthétique, et les arts numériques, telle qu'elles sont générées par ce type de production Le laboratoire a donc souhaité dresser une cartographie des projets, technologies et dispositifs, qui jouent eux aussi de cette porosité. Ces oeuvres nouvelles sont abordées par le biais de différentes disciplines, allant de la sociologie à l'esthétique en passant par la narratologie.
Nombre de pages
173
Date de parution
03/10/2016
Poids
290g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791032000700
Titre
Arts numériques, narration, mobilité
Auteur
Denis Sébastien ; Gonot Antoine ; Sapiega Jacques
Editeur
PU PROVENCE
Largeur
170
Poids
290
Date de parution
20161003
Nombre de pages
173,00 €
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Depuis sa première apparition dans The Matrix (1999), Neo est l'une des figures les plus puissantes et ambivalentes de la culture populaire contemporaine. Hacker solitaire devenu messie numérique, il est tour à tour sauveur, réplicant, outil de propagande ou cheval de Troie idéologique. Synthèse spectaculaire de mythologies religieuses, de cultures pop et de visions philosophiques, Neo incarne ce point de bascule vers une humanité augmentée, dépendante et façonnée par les technologies qu'elle prétend dominer. Pour décrypter la trajectoire de ce héros matriciel, de ses choix illusoires aux reboots infinis qui le constituent, et interroger ce qu'il nous dit de notre rapport au réel, aux images et à l'intelligence artificielle, Sébastien Denis explore, à travers les différents films de la franchise, les multiples visages de Neo : avatar ludique, sujet politique, artefact technique et figure transgenre implicite d'un monde en constante redéfinition.
Résumé : Cet ouvrage fait le point sur les techniques, les thématiques et les différents champs couverts depuis plus d'un siècle par le cinéma d'animation (anime japonaise, films en "3D", films d'auteur à fort investissement esthétique...). Il s'efforce d'unifier des points de vue divergents afin de rendre clair l'extraordinaire potentiel de l'animation. Un potentiel à la fois narratif, plastique et philosophique, puisque l'imaginaire des cinéastes ne connaît pour ainsi dire aucune frontière un potentiel économique également, au risque de la standardisation et de la banalisation de l'imaginaire animé. D'Emile Cohl à Hayao Miyazaki en passant par Norman McLaren et Walt Disney, ce sont autant d'univers différents qui s'ouvrent au spectateur et à l'historien du cinéma.
Résumé : Figure controversée de la littérature mondiale, du fait de son engagement auprès de Mussolini durant les années 1930 et la Seconde Guerre mondiale, Ezra Pound n'en reste pas moins un poète majeur du XXe siècle, basant son travail sur un retour à une liberté de la langue héritée d'Homère, des troubadours français et des poètes italiens de la Renaissance. Cet essai appréhende la manière dont il a pu influencer le cinéma par sa poésie révolutionnaire issue des courants de l'imagisme et du vorticisme et jouer un rôle important dans la réalisation d'un des premiers films d'avant-garde : Ballet mécanique (1924) de Léger et Murphy. Enfermé aux USA après la guerre pour ses positions fascistes, Pound devient un modèle pour les cinéastes du courant underground américain et, en Europe, suscite l'intérêt de cinéastes majeurs comme Pasolini ou Godard.
La Bataille d'Alger raconte un épisode réel de la guerre d'indépendance algérienne : la traque par les parachutistes français des membres du FLN dans la Casbah d'Alger en 1957. Le film se focalise sur Ali la Pointe, jeune voyou devenu héros populaire, mort avec trois autres jeunes militant.e.s algérien.ne.s dans le plasticage par l'armée d'une maison de la Casbah le 8 octobre 1957, et sur Yacef Saâdi, chef de la Zone Autonome d'Alger du FLN, qui joue son propre rôle. Pontecorvo met aussi en scène les actions des parachutistes, leur pratique intensive de la torture et leur avancée dans la déstructuration du réseau algérois du FLN. Dans ce film d'une grande force visuelle et sonore, le cinéaste italien Gillo Pontecorvo invente un "néoréalisme algérien" : avec une esthétique aux frontières du documentaire, il fabrique un film à la gloire du FLN et de ses militants, tourné trois ans seulement après l'indépendance. Basé sur les souvenirs de Yacef et produit par lui (avec de l'argent de l'Etat algérien), le film donne à voir l'image idéalisée d'une population algérienne unie dans la lutte anticolonialiste. Soutenu par une splendide musique originale d'Ennio Morricone, Pontecorvo réalise un film nuancé sur le colonialisme, mais aussi sur le terrorisme. Il participe ainsi à construire la légende de Yacef, mais surtout de la guerre révolutionnaire. Peu diffusé en France, le film a reçu de nombreux prix internationaux et a depuis 1966 été montré et analysé par plusieurs mouvements révolutionnaires comme les Black Panthers ou l'IRA, mais aussi par le Pentagone afin de mieux comprendre le fonctionnement d'une guerre révolutionnaire.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.