
Le goût des cochons
Chimérique, prodigue, glouton, le cochon est ambivalent : on le chérit mais on le dévore. Il est aussi celui par qui le scandale arrive. Certains peuples goûtent sa chair, tandis que d'autres la condamnent. Dévorer la chair du cochon, plus qu'un festin, serait une transgression relevant à la fois de l'orgie et du sacrilège. Aujourd'hui, concentrés dans l'étuve de fermes-usines, les cochons sont devenus à la fois omnipotents et invisibles : présents dans les gommes à mâcher, les pâtes à tartiner et les crèmes de beauté, ils ont disparu de nos clairières et de nos campagnes. Tour à tour indolents, lascifs, effrayants et merveilleux, dévoilant plus souvent les mystères des hommes que leur propre énigme, nous les retrouvons ici en compagnie de Paul Claudel, Juliette Noureddine, Jules Renard, Joris-Karl Huysmans, Guy de Maupassant, Varron, Victor Hugo, Michel Pastoureau, Jean-Paul Bourre, Emile Zola, Alphonse Allais, Marcela Iacub, Paul Verlaine et bien d'autres...
| Nombre de pages | 114 |
|---|---|
| Date de parution | 06/06/2019 |
| Poids | 88g |
| Largeur | 100mm |
| EAN | 9782715253131 |
|---|---|
| Titre | Le goût des cochons |
| Auteur | Deniel-Laurent Bruno |
| Editeur | MERCURE DE FRAN |
| Largeur | 100 |
| Poids | 88 |
| Date de parution | 20190606 |
| Nombre de pages | 114,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Le goût de l'Anjou
Deniel-Laurent BrunoL'Anjou, c'est la Loire" nous prévenait Curnonsky, le célèbre "Prince des Gastronomes". Il est vrai que le fleuve royal, s'écoulant avec majesté entre les éclatantes pierres de tuffeau du Saumurois et les promontoires schisteux des Mauges Iigériennes, a puissamment façonné les paysages de la province d'Anjou et l'âme de ses habitants. D'Alix de Saint-André à Jean Carmet, de Raphaël Bodin à Julien Gracq, nombreux sont les auteurs qui ont célébré les sortilèges de cette enivrante "douceur angevine" dont Joachim Du Bellay s'est fait le chantre. Mais l'Anjou est aussi une formidable aventure historique : l'empire angevin des Plantagenêt ne s'est-il pas étendu des Pyrénées jusqu'à l'Irlande ? Et comment oublier la terrible "Guerre des Géants" ou le sacrifice héroïque des Cadets de Saumur ? Cette anthologie dresse un portrait sensible et rutilant d'une province française dont les multiples singularités, gourmandes ou épiques, n'ont pas fini de nous émerveiller.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,00 € -

Eloge des phénomènes. Trisomie : un eugénisme d'Etat
Deniel-Laurent BrunoRésumé : Il fut une époque où l'on rencontrait régulièrement des personnes trisomiques. Mais désormais, dans 96 % des cas dépistés par amniocentèse, le foetus atteint subit une IVG. Voltaire savait qu'avant d'être synonyme de bêtise, le mot "idiotie" désigne la singularité. Revenant sur l'évolution de la perception de l'"idiotie mongolienne" ou sur le programme Aktion T4 mis en place par Hitler, l'auteur s'interroge sur les dérives eugénistes de notre société, sur l'incitation médicale à avorter plutôt qu'à entreprendre des recherches pour soigner. A rebours de la pensée dominante, Bruno Deniel-Laurent propose un éclairage inédit sur ces êtres "phénoménaux" que sont les trisomiques. Il nous invite aussi à nous questionner sur la société que nous souhaitons construire : celle qui donnerait toute sa place aux singularités ou bien celle qui sélectionne ses membres au mépris de toute imperfection ?Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER9,90 € -

Fils du Champa
Deniel-Laurent BrunoDisséminés entre le Cambodge et le Viêt Nam, les Chams sont les héritiers d'un empire disparu : le Champa. Les Khmers affirment que les Chams sont nés de l'union d'un chien et d'une truie, et leur prêtent de redoutables pouvoirs magiques. Quant à Pol Pot, le tyran rouge, il a bien failli les exterminer jusqu'au dernier. Cambodgiens sans être khmers, musulmans dans des pays majoritairement bouddhistes, les Chams balancent aujourd'hui entre une participation à l'Ummah islamique et leur fidélité à la terre de leurs ancêtres. Ecrivain, reporter et réalisateur, Bruno Deniel-Laurent les fréquente depuis plus de quinze ans : évoquant l'étonnant destin de la diaspora chame et les péripéties de leur histoire mouvementée, il raconte le quotidien de ce peuple singulier où il est question de médiums, d'esprits et de sacrifices.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

L'idiot du palais
Deniel-Laurent BrunoExtrait La Princesse sortit à cinq heures. L'opérateur du Palais diffusa la nouvelle et des arrière-cuisines aux avant-postes, ce fut une même indicible pensée : «Bon débarras.» Dusan sortit un stylo de sa veste sombre et ajouta sur la main courante du poste de sécurité une ligne supplémentaire : 17h03 : sortie A2 + madame rachel + major othman. Bâti dans les premières années du XXe siècle, le Palais est à mi-chemin de la synagogue Émile-Uhlmann et du square Monfreid. Engoncé entre deux façades haussmanniennes, il impose aux passants sa bedaine de béton blanc vaguement ronde et faussement grandiose, un Taj Mahal sans forme, substance ni destination, inscrit dans un réseau de résidences princières étalées entre les États-Unis, l'Europe et l'émirat d'Oukbahr. Sept plans superposés, depuis la piscine en marbre noir du sous-sol jusqu'à la suite labyrinthique du cinquième étage réservée à la Princesse ; des jardins tirés au cordeau ; trois ou quatre mille mètres carrés de salons, de suites et de corridors noyés sous une même débauche de toc, de stuc, de tentures adipeuses ; des ascenseurs empestant la friture et le safran, pourris par le parfum des gouvernantes et les fumigations d'encens. La vie du Palais obéit à sa propre loi. En période «HPP», Hors Présence Princière, les permanents - intendants soudanais, gestionnaires, assistants et vigiles - se promènent avec nonchalance dans les couloirs désertés, délaissent l'uniforme, se reposent des intrigues. Tout se tend lorsque la Princesse prend possession de ses appartements. Pour les centaines de grouillots et de suiveurs rappelés à la hâte commence le temps des nuits sans sommeil, des consignes ineptes, des doubles contraintes. Dusan, depuis son bureau, est censé cumuler les dons de physionomie et d'hypermnésie, reconnaître chaque visage, se souvenir des matricules et des identités. Le chauffeur de la Princesse, qui se fait appeler Miguel, est algérien. Au Palais, aucun chauffeur princier n'est maghrébin, surtout pas les Maghrébins. Mais Amzal a l'iris délavé et une peau blême, ce qui l'avait encouragé à se présenter sous un prénom latin à Othman - l'officier supérieur de la Princesse - et à s'inventer une honnête ascendance espagnole. Chacun, s'il veut conserver sa place au Palais, doit biaiser, se dissimuler, maîtriser les masques. Amzal est un garçon svelte, mutique, avare de ses sourires, semblant n'avoir d'autre souci que la rutilance méticuleuse des jantes de la Mercedes de la Princesse. Il affiche une inépuisable collection de costumes roidement taillés, maîtrise l'art du noeud Windsor et a le bon goût de ne pas se parfumer. Ces qualités seraient vaines s'il ne possédait aussi un don hors du commun : comprendre l'anglais de la Princesse sans jamais avoir besoin de lui faire répéter ses injonctions. Il s'est ainsi rendu presque indispensable, suscitant la jalousie manoeuvrière des autres chauffeurs «européens», vexés de piétiner au service des princes mineurs (princes-bambins, princes-adolescents, etc.). Heureusement pour Amzal, aucun des jaloux n'a encore décelé son origine kabyle. Si cela venait à se savoir, l'information parviendrait à l'oreille du major Othman. (...)Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,00 €
Du même éditeur
-

Le goût des livres
Bessard-Banquy OlivierJadis objet de luxe, aujourd'hui le livre se prête, se corne, se met dans une poche, se donne, se jette... Il délasse, il enseigne, permet, avec Tocqueville, de comprendre le fonctionnement de la démocratie ou, avec Proust, de plonger dans les arcanes de la jalousie. L'essor du numérique peut-il vraiment mettre un terme au règne de ce très bel objet, matériel sinon sensuel ? Le livre est un monde en soi : du papier, une reliure, des odeurs. Les écrivains sont les premiers à le reconnaître et à lui tresser des lauriers. Lecteur occasionnel ou boulimique, chacun satisfait son goût des livres à sa manière. Lorsque ce goût devient excessif, il peut même conduire à la bibliomanie, à l'obsession, à l'achat compulsif, à la folie. Des bibliophiles aux bibliotoqués, balade parmi les livres en compagnie de Paul Valéry, Albert Cim, Jules Lemaître, Charles Nodier, Gustave Flaubert, Jules Janin, Alain Nadaud, Jean-Jacques Brochier, Philippe Meyer, Eric Chevillard, Jacques Bonnet, François Bon et bien d'autres...EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Brute
Vannouvong AgnèsLa nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

Le goût du vélo
Giraud HélèneAu XIXe siècle, la bicyclette constitue une révolution et bouscule les conservatismes. Moyen de locomotion, et parfois d'émancipation, elle devient aussi un sport. Le Tour de France, créé en 1903, attire les plus grandes plumes : le vélo se répand dans les classes populaires, qui voient leur quotidien transcendé dans les aventures de "Coppi le charcutier" ou du "mitron Bobet". Aujourd'hui, le vélo n'est plus réservé aux dimanches, aux campagnes ou aux athlètes : il est de plus en plus présent dans les villes. On le pare de nouvelles vertus : il rime avec sobriété, autonomie, responsabilité, convivialité. Balade en compagnie d'Emile Zola, Maurice Leblanc, Jules Romains, Louis Nucéra, Pierre Sansot, Philippe Delerm, Erik Orsenna, Odon Vallet, Alphonse Allais, Jerome K. Jerome, Alfred Jarry, René Fallet, Albert Londres, Antoine Blondin, Paul Fournel, Eric Fottorino et bien d'autres...EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Moumou
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue PierrSourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.EN STOCKCOMMANDER7,50 €
