Préface de Geneviève Piron De tous les témoins du Goulag, Gueorgui Demidov est sans doute celui qui est le plus attaché à l'idée de littérature. Une énorme tension dramatique traverse tous ses récits qui, par certains aspects, se rattachent au roman d'aventures, par d'autres, au roman philosophique, au récit d'amour, voire même au récit merveilleux. Ses personnages populaires, querelleurs, fantasques, enclins au mensonge et à la « frime », rappellent les caractères russes originaux, spontanément rétifs à l'ordre, d'un Leskov. Personnalités excessives, dans la veulerie comme dans le sentimentalisme (quand ce n'est pas dans la mélancolie), grands amateurs de vérités cinglantes. Ni la violence ni le froid ne parviennent à entamer vraiment leur singularité.Geneviève PironLa publication de ce recueil fait partie du projet de traduction intégrale de l??uvre de Gueorgui Demidov aux éditions des Syrtes. Cette voix singulière ? celle d'un véritable écrivain, égal de Varlam Chalamov et d'Alexandre Soljenitsyne ? pourra ainsi retrouver sa place dans la littérature. Né à Saint-Pétersbourg en 1909, Gueorgui Demidov était promis à un grand avenir de scientifique. En 1938, alors qu'il est ingénieur à l'institut de physique de Kharkov, il est arrêté pour propagande antisoviétique, condamné à huit ans de travaux forcés et envoyé dans les camps de la Kolyma. En 1946, après avoir purgé sa peine, il est à nouveau condamné, cette fois pour dix ans. En 1951 il est relégué dans la république des Komis et ne sera réhabilité qu'en 1958. Confisqués en 1980, ses manuscrits n'ont été retrouvés et publiés qu'après sa mort, en 1988.
Nombre de pages
272
Date de parution
21/03/2025
Poids
320g
Largeur
140mm
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EAN
9782940701858
Titre
Merveilleuse planète. Récit du Goulag
Auteur
Demidov Gueorgui ; Jurgenson Luba ; Werth Nicolas
Editeur
DES SYRTES
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
20250321
Nombre de pages
272,00 €
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Comme Doubar (éditions des Syrtes, 2021), ce recueil de cinq récits est consacré aux camps staliniens où l'auteur a passé quatorze ans de sa vie (1938-1952). Rescapé de cet " Etat dans l'Etat " que fut la Kolyma concentrationnaire, " pôle de férocité " du Goulag selon l'expression d'Alexandre Soljenitsyne, Demidov en a expérimenté et observé le fonctionnement dans ses infimes détails. Varlam Chalamov, qui l'a côtoyé dans les camps, disait de lui que c'était l'homme le plus intelligent et le plus intègre qu'il ait rencontré : Demidov avait su résister à la corruption que le Goulag imposait à ses victimes, ce qui fait de lui un témoin fiable et impartial, dont les oeuvres ont une valeur à la fois historique et littéraire. Les personnages de Demidov illustrent toutes les facettes de la vie concentrationnaire. Malgré la dureté déshumanisante de la routine des camps, ils connaissent des sentiments forts, notamment l'amour. A travers cette mise en scène de l'extraordinaire, Demidov parvient à dire la terrible " banalité " du Goulag.
Par une nuit d'hiver, sur une côte sauvage du Lac Baïkal, Michka tente d'échapper à ses poursuivants. Son peuple est celui des Evenks, de l'antique famille sibérienne des Toungouses. Le jeune fugitif a été élevé à L'école de la taïga par la chamane Rata, sa grand-mère, qui incarne La sagesse de la communion avec la nature, sait parler aux animaux et lire la forêt comme un livre... Bientôt, Michka est rattrapé. Et pourtant sa cavale ne s'arrête pas là. Le Toungouse entame en effet une quête de ses origines qui, d'une spirale à l'autre, dans un mélange poétique de souvenirs, de songes et d'action, le ramène invariablement à l'univers baïkalien. Véritable déclaration d'amour au lac Baïkal et à sa nature envoûtante, Le Cantique du Toungouse est aussi une fable écologique et poétique qui nourrit La pensée en plongeant le lecteur dans une ambiance magique.
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La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.4e de couverture : La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.
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