Un jour, dans un verger, une dame mord dans une poire de Saint Riule et l'offre discrètement à son soupirant. Depuis la pomme que mordit Adam, il ne se trouva jamais fruit aussi extraordinaire. La saveur, à la fois douce et amère, a pénétré le coeur de l'amoureux et y demeurera à tout jamais. La suite du récit relate l'arrivée du dieu d'Amour, escorté de personnifications courtoises, qui servent de médiatrices entre la dame et son ami. Celui-ci décide de mettre par écrit l'histoire de leur amour et la dame le prie de venir la lui lire. Tel est l'argument narratif du Roman de la Poire, récit allégorique de 3034 vers, composé au milieu du XIIIe siècle par Tibaut, un poète par ailleurs inconnu. Conservé entre autres dans un splendide manuscrit (BnF fr. 2186), le Roman de la Poire est resté célèbre pour l'insertion de refrains dans sa trame narrative et l'ingéniosité de ses jeux de lettres qui unissent dans un système d'acrostiches le nom de la dame, celui du poète et le mot Amors. Il est ainsi représentatif des goûts d'un lectorat courtois et de la conception médiévale du livre, considéré comme un objet d'art où se rencontrent le profane et le sacré. L'ouvrage ici présenté donne pour la première fois la traduction intégrale du Roman de la Poire d'après l'édition publiée en 1984 par Christiane Marchello-Nizia. Il offre aussi la reproduction en couleurs de l'ensemble du programme iconographique du manuscrit BnF. fr. 2186.
Nombre de pages
205
Date de parution
27/05/2017
Poids
218g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782848322803
Titre
Le roman de la poire
Auteur
DEMAULES MIREILLE
Editeur
PU ARTOIS
Largeur
120
Poids
218
Date de parution
20170527
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les amours adultères de Tristan et Yseut ont été découvertes. Le roi Marc, l'époux d'Yseut, a banni Tristan. Pour reconquérir sa bien-aimée, celui-ci décide pourtant de braver l'interdit et de revenir à Tintagel incognito, déguisé en fou. Stratège subtil, s'exprimant dans un double langage, il se montre si convaincant qu'Yseut peine à le reconnaître. Les fièvres d'une folie véritable sont-elles à suspecter derrière le rôle de circonstance ? Car, pour Tristan l'amoureux, il faut tout risquer ou périr. Composées en vers à la fin du XII? siècle et présentées ici en version bilingue, les Folies Tristan ne manquent pas d'intriguer le lecteur contemporain. Leurs auteurs, restés anonymes, se jouent des genres et des tons pour saisir la complexité du désir amoureux. Entre historiettes facétieuses, mascarades ambiguës et réminiscences émouvantes de la légende des deux amants, voici un épisode singulier et savoureux de la littérature médiévale.
Depuis l'Odyssée d'Homère (chant XIX) on a distingué les songes vrais qui sortent des Enfers par la porte de corne des songes illusoires qui traversent la porte d'ivoire. Cet essai se propose d'apporter quelques pistes explicatives à l'extraordinaire succès qu'a connu le récit de songe comme lieu de fable et de vérité, à travers l'étude d'une centaine d'exemples pris dans quatre grands champs de la littérature romanesque des XIIe et XIIIe siècles: les romans antiques, le roman courtois versifié, le cycle romanesque en prose du Lancelot Graal et le Roman de la Rose. Dans une perspective à la fois historique et systématique, qui emprunte ses outils d'analyse aux théories antiques du songe, aux spéculations théologiques médiévales et aux sciences humaines (linguistique, anthropologie historique et psychanalyse), sont étudiées les mutations poétiques et herméneutiques qui affectent le récit de songe. Des évolutions linguistiques et formelles se dessinent en effet dans l'emploi des termes qui désignent l'expérience onirique, dans le passage du songe-fragment inclus dans la trame romanesque au songecadre englobant la fiction tout entière. Chargé par la tradition antique et biblique d'une fonction oraculaire qui oriente sa vérité vers l'avenir et le salut, le songe poétisé symbolise aussi le passé du rêveur, son origine, ses relations familiales et amoureuses. Au fil de tous ces récits médiévaux, si séduisants par leur mélange déroutant de naïveté et de complexité, le songe devient peu à peu l'expression d'un merveilleux intérieur à l'homme, d'un mystère intime et familier que Freud nommera « l'inquiétante étrangeté ».
Encore et toujours, Rudolf Steiner insistait sur le fait que la tri-articulation sociale était une tâche pour l'Europe. Si cela échoue, affirmait-il, si «d'idée» se perpétue, on assistera à la dominance exclusive de l'«politico-économique impérialiste de l'Ouest» qui déploiera sa puissance sur le monde entier, mais aussi à des révoltes fondamentalistes dans les pays de l'ancien Orient qui perdra progressivement sa culture et sa tradition spirituelles, et qui opposera une rage impuissante à l'impulsion économique athée impérialiste victorieuse. Aujourd'hui, il semble que nous en soyons arrivés là. Peter Selg, novembre
Boisseau Maryvonne ; Chauvin Catherine ; Delesse C
Alors que l'on s'intéresse aujourd'hui à l'épistémologie de la traductologie, cet ouvrage réexamine les relations complexes qu'elle entretient avec la linguistique. Conscients que la linguistique ne peut rendre compte à elle seule de tous les paramètres socio-culturels, stylistiques et situationnels qui interviennent dans l'acte de traduction, mais également certains qu'on ne peut faire l'économie de la linguistique dès lors qu'il s'agit de tenter de comprendre les processus en jeu, les collaborateurs de ce volume mettent en lumière l'interaction entre les deux disciplines tant au niveau épistémologique que théorique et méthodologique. S'intéressant à différents genres de textes dans des langues diverses (anglais, français, italien, allemand), prenant en compte les évolutions théoriques récentes ainsi que les développements technologiques de ces dernières décennies, cet ouvrage propose un éclairage diversifié sur la traduction en tant que contact des langues, approche déjà illustrée par la perspective contrastiviste développée en France par Jacqueline Guillemin-Flescher. A la fois mise en débat d'idées reçues et remise en perspective des problèmes qui se posent au théoricien, au comparatiste et au traducteur, il s'adresse à tous ceux que la réflexion sur la traduction, la traductologie et la linguistique intéresse.