Sciences de la Société N° 79, février 2010 : Connaissances rationnelles et action publique
Demailly Lise ; Darréon Jean-Louis
PU MIDI
21,00 €
Epuisé
EAN :9782810701513
Se substituant de plus en plus à l'expression " économie de la connaissance ", celle de " société de la connaissance " souligne, qu'au-delà de la sphère des activités économiques, c'est toute l'organisation de la société qui est concernée par cette primauté de la connaissance ; comme si cette dernière tendait à devenir un facteur de production décisif à toute décision rationnelle dans le champ de l'action publique comme dans celui des organisations privées. De là à considérer que l'expression " société de la connaissance " et celle " d'evidence-based policy " suggèrent l'idée que la connaissance rationnelle peut (et doit ?) devenir la source principale du changement social, il n'y a qu'un pas que se propose de franchir ce numéro de Sciences de la Société... en soumettant cette hypothèse à l'épreuve de l'action publique dans des secteurs tels que l'enseignement et la recherche, la sécurité sanitaire et la santé mentale, l'environnement, le développement durable. Une telle hypothèse suscite de nombreuses questions : quelle est la place des connaissances dans le processus de décision propre à l'action publique et dans la régulation de cette action ? Quels types de connaissances influencent le plus les décisions ? Comment les connaissances sont-elles argumentées et utilisées en matière de " gouvernante " ? Comment les politiques publiques encouragent-elles la construction de connaissances ? Comment certains outils (statistiques, outils de gestion, indicateurs quantifiés), qui sont eux-mêmes le produit de connaissances formalisées, sont-ils utilisés à des fins d'évaluation et de régulation de l'action publique ? Avec quelles conséquences concrètes sur les organisations et les pratiques ? Telles sont les principales interrogations que tentent d'éclairer les contributions recueillies dans la présente livraison.
Nombre de pages
212
Date de parution
14/04/2011
Poids
364g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782810701513
Titre
Sciences de la Société N° 79, février 2010 : Connaissances rationnelles et action publique
Auteur
Demailly Lise ; Darréon Jean-Louis
Editeur
PU MIDI
Largeur
165
Poids
364
Date de parution
20110414
Nombre de pages
212,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Brèves nouvelles de science fiction, de fantastique ou d'horreur. Rêves et cauchemars d'hier et de demain. Mais aussi la vie, l'amour, la joie, l'émerveillement, la poésie... Ces nouvelles plongent leurs racines dans l'inconscient : désir, angoisses, forces de vie et de mort. Lise Demailly est sociologue et psychanalyste
Pourquoi les métiers relationnels se développent-ils fortement dans notre société, qu'il s'agisse des métiers du travail sur autrui ou des professions de service? Pourquoi les compétences relationnelles sont-elles exigées des salariés dans de très nombreux emplois? Qu'est ce que le travail de relation? Comment comprendre les transformations qui l'affectent aujourd'hui? Voici les questions auxquelles tente de répondre cet ouvrage. Il revisite la littérature sociologique, s'appuie sur les enquêtes personnelles de l'auteur et offre de nombreux exemples empiriques empruntés aux professions de service, aux métiers de l'éducation et de la formation, de la santé et de la santé mentale. Il propose des catégories et méthodologies permettant d'analyser les métiers relationnels: modes de professionnalisation, cadres sociaux des pratiques, construction de l'expérience, des savoirs et des compétences... L'auteur explore les formes et les causes des transformations actuelles du travail de relation, notamment le développement du management moderne, le changement de statut des usagers, le développement des nouvelles technologies et les mythes de la rationalité. Elle montre le développement d'une politique de la relation de plus en plus pensable sous les catégories de l'intervention et de l'ingérence et la réfère à des mutations sociétales. Ce livre s'adresse aux étudiants désireux de disposer d'un ouvrage de synthèse, aux chercheurs en sciences humaines et sociales, aux professionnels de la relation. Biographie de l'auteur Lise Demailly est professeur de sociologie à l'Université de Lille 1 et membre du CLERSE et de la Maison européenne des Sciences de l'Homme et de la Société de Lille (ex IFRESI-CNRS). Elle a été directrice adjointe de l'IUFM Nord-Pas de Calais. Elle a écrit de nombreux ouvrages et articles sur les transformations des métiers d'enseignant et des personnels d'encadrement dans le système scolaire, sur le sens et les effets du développement de l'évaluation et de l'obligation de résultats. Elle participe à des recherches internationales sur les systèmes éducatifs et les politiques publiques de santé mentale.
Ethique, pratique, économique, politique, la question de la santé mentale ne peut rester de la seuleresponsabilité des professionnels. D'autant que ces professionnels eux-mêmes, de plus en plus,perçoivent la dimension sociopolitique de cette souffrance, inséparable de l'ordre, et du désordresocial. Que peut apporter la sociologie à la connaissance des troubles mentaux (ou psychiques) et aux nombreuses questions qu'ils posent aux citoyens: d'où vient l'augmentation de leur fréquence dans notre société? Comment prévenir l'apparition de ces troubles et mieux les prendre en charge? Comment impliquer la famille et les proches dans les soins? Comment accueillir le handicap psychique dans la cité et ne pas stigmatiser les malades? Comment protéger la société de certaines personnalités classées comme dangereuses? La sociologie, sans être exclusive d'autres approches disciplinaires, apporte un éclairage spécifique: elle envisage le trouble psychique comme un phénomène social et elle saisit les processus de prise en charge dans leurs dimensions relationnelle, organisationnelle et politique. Ce livre propose ainsi une synthèse sur la sociologie du trouble mental en cinq chapitres, qui convoquent les statistiques, les théories, l'histoire de l'« étrangeté d'âme » et de la psychiatrie, mais aussi le point de vue des professionnels et celui des malades. Le soin en santé mentale et les représentations de l'« anormal » apparaissent alors comme des enjeux de société.
Ce livre collectif est le rapport final de recherche évaluative sur le programme expérimental de médiateurs de santé pairs en santé mentale , qui s'est deroulé de 2012 à 2014 dans un certain nombre de services de psychiatrie publique en France Il concerne donc les enjeux de la pair-aidance en psychiatrie et santé mentale, et plus largement la place des patients dans le système de santé.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.
Blond Stéphane ; Hilaire-Pérez Liliane ; Nègre Val
Ce livre est issu de journées d'étude qui ont renouvelé les approches sur l'histoire des ingénieurs à l'époque moderne en interrogeant les interfaces avec d'autres professions et le rôle des mobilités dans la mise en oeuvre de formes d'intelligence collective. L'enjeu est d'approfondir la thématique de la transmission, des intermédiations et des savoirs mixtes, un sujet majeur de l'historiographie récente. Les auteurs soulignent l'importance des hybridations de savoirs à l'épreuve du terrain, sur les chantiers, qu'il convient de considérer comme de véritables "trading zones" . Mais jusqu'à quel point la diversité des savoirs, des statuts, des langues permet-elle une mixité des savoirs ? Dans quelle mesure aussi l'hybridation des savoirs des élites techniciennes ne constitue-t-elle pas un mode de prédation des savoirs vernaculaires et communautaires ? Ce sont autant de questions auxquelles les auteurs s'efforcent de répondre.