
Journal / Bernard Delvaille Tome 1 : Journal
J'aurais pu donner pour titre à ce premier volume " Les années d'apprentissage " ou " Un jeune homme d'autrefois ", tant il me paraît, aujourd'hui, qu'il est désormais impossible de vivre comme nous le fîmes. C'était un temps où l'on voyageait sans réserver sa place : il suffisait de soudoyer le conducteur du wagon-lit pour qu'il vous laissât seul dans le compartiment. Un temps où l'on coupait les pages des livres, frénétiquement, où il fallait deux années avant d'obtenir une ligne de téléphone, où l'on fumait dans les cinémas, où les médecins envoyaient leur note d'honoraires en fin d'année, où des orchestres tziganes jouaient dans les brasseries des Grands Boulevards, où les rencontres étaient faciles dans un Paris qui ne se souciait de personne. Bref, un temps heureux où on n'avait inventé ni la musique baroque ni les embarras de la circulation : on prenait l'autobus en marche, et on en descendait de même, au gré du plaisir. Loin de moi de penser que les années de jeunesse sont les plus belles : elles ont le charme du fugitif, de l'irremplaçable.
| Nombre de pages | 423 |
|---|---|
| Date de parution | 03/03/2000 |
| Poids | 428g |
| Largeur | 140mm |
| EAN | 9782710309406 |
|---|---|
| Titre | Journal / Bernard Delvaille Tome 1 : Journal |
| Auteur | Delvaille Bernard |
| Editeur | TABLE RONDE |
| Largeur | 140 |
| Poids | 428 |
| Date de parution | 20000303 |
| Nombre de pages | 423,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La saison perdue
Delvaille BernardUn jeune Français de trente ans s'est volontairement exilé à l'Université de Greenlake, dans le Sud des Etats-Unis, pour fuir son passé. Il se comporte en voyeur curieux, se replie dans la solitude. Sa féroce description de la vie provinciale universitaire américaine forme un violent contraste avec l'univers des bas-fonds de New York où le héros, en proie à de secrètes et cruelles passions dérobées, se laisse prendre au vertige de sa propre chute.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,20 € -

LES DERNIERS OUTRAGES
DELVAILLE BERNARDSi l'un de nous disparaissait, l'autre aurait assez de souvenirs pour meubler les années jusqu'à sa mort." Qui, de toi, de moi, s'exprime ainsi? Puisque dire de soi n'est, après tout, que dire qui est au coeur de soi. "... Puis, quand l'un sera mort, - car la vie était trop belle, - que l'autre garde précieusement sa mémoire pour lui faire un rempart contre les bassesses, un recours contre les défaillances, ou plutôt comme un oratoire domestique où il ira murmurer ses chagrins et détendre son coeur... Est-ce ainsi? que dois-je faire? réponds-moi! - Et si ce souvenir est l'éternel aliment de son désespoir, ce sera, du moins, une compagnie dans sa solitude" (Flaubert, préface aux Dernières chansons de Louis Bouilhet). Qui, de toi, de moi, prononce aujourd'hui ces paroles? Comme des fruits cueillis à la fin de l'été, disposés sur des planches, mis à mûrir jusqu'au printemps suivant, ainsi des souvenirs habitent la mémoire pour éclairer encore le temps qu'il nous reste à vivre. Mais, d'un été à l'autre, il y a la blancheur de la neige.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,81 € -

Le goût de Londres
Delvaille BernardLongtemps, Londres fut la capitale du monde. Rein ne permet de penser qu'elle ne l'est plus. Malgré les vicissitudes qu'elle a connues, du Grand Incendie au Blitz, elle n'a jamais fléchi et a su conserver sa fierté. De Samuel Pepys à Pierre-Jean Rémy, de Thomas de Quincey à Paul Morand et de Charles Dickens à Julien Gracq, tous ceux qui ont écrit sur elle l'ont fait avec amour. Londres était la plus cosmopolite des villes ; elle est désormais la plus jeune. Le lecteur, au fil de ces pages, pourra s'en convaincre.ÉPUISÉVOIR PRODUIT5,60 € -

Journal. Tome 2, 1963-1977
Delvaille BernardLa quarantaine : le bel âge. Finis les états d'âme juvéniles, les enthousiasmes incontrôlés et les lectures en désordre. Ce n'est pas pour autant le temps de la sagesse, plutôt celui de la plénitude, physique et intellectuelle. Néanmoins, c'est encore et toujours l'époque des voyages : de New York à la mer Noire, du Cap Nord à Lisbonne, et Rome enfin ! Ce deuxième volume porte témoignage sur une époque disparue, où le plaisir et le bonheur avaient un sens, où les préoccupations esthétiques étaient les seules. A qui s'étonnerait, je répondrai : " C'était ainsi. "Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,50 €
Du même éditeur
-

Antigone
Anouilh JeanNouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".EN STOCKCOMMANDER6,50 € -

A petit feu
Howard Elizabeth Jane ; Arnaud CécileRésumé : "Adjugé, vendu ! " C'est en ces termesqu'Alice, la fille du colonel Herbert Browne-Lacey, songe à son avenir le jour où Leslie Mount lui passe la bague au doigt. Si cet engagement précipité a le mérite de l'éloigner de l'autorité paternelle, Alice comprend, trop tard, que l'homme qui partagera désormais sa vie n'est pas si différent de son père. C'est seulement une fois Alice partie que May, sa belle-mère, commence à prendre au sérieux les mises en garde de ses propres enfants, Oliver et Elizabeth, contre le colonel qu'elle a épousé en secondes noces et avec qui elle se retrouve désormais en tête à tête dans un austère manoir en rase campagne. Car Elizabeth, malgré ses remords à l'idée d'abandonner sa mère, a elle aussi mis les voiles, pour suivre son frère qui mène une vie de bohème dans le Swinging London. Après des débuts mal assurés en tant que cuisinière à domicile, elle rencontre le grand amour. Voyages luxueux et villas en bord de mer, cette idylle a tout du rêve... A ce portrait mordant d'une famille anglaise des années soixante, Elizabeth Jane Howard confère une tension palpable et explore, à travers le destin de ces trois femmes, le caractère incertain des relations amoureuses.EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

HIVER
NICHOLSON C.Résumé : Dans la maison qu'il a lui-même construite au coeur du Dorset, aux côtés de Wessex, son chien fidèle, et de Florence Dudgale, sa secrétaire et épouse en secondes noces, Thomas Hardy entre dans l'hiver de sa vie. A quatre-vingt-quatre ans, l'auteur de Jude l'Obscur pense en avoir fini avec la passion quand une adaptation de Tess d'Urberville est montée au village. La jeune Gertrude Bugler, qui tient le rôle-titre, le charme et le fascine par son talent et sa fraîcheur. Sous le regard amer de son épouse qui souffre de la pesante atmosphère d'une maison isolée et encerclée d'arbres, Hardy vit son ultime amour. Christopher Nicholson esquisse un portrait tantôt mélancolique, tantôt désopilant, mais toujours saisissant, d'un couple vieillissant, et met en lumière les interactions entre la vie et l'oeuvre de l'un des plus grands auteurs britanniques.EN STOCKCOMMANDER8,90 € -

Mariage fantôme
Park David ; Arnaud CécileLorsque George Allenby se retrouve chargé de la création d'un lac sur le domaine d'un imposant manoir irlandais, il a la ferme intention d'en venir à bout aussi vite que possible puis de retourner à Belfast. Officier durant la Grande Guerre, Allenby se débat encore avec ses souvenirs des tranchées, hanté par tout ce qu'il aurait pu faire différemment. Près d'un siècle plus tard, Alex et Ellie préparent leur mariage sans regarder à la dépense. La cérémonie se tiendra dans un pavillon tout juste rénové, offrant une vue sur le lac aménagé après-guerre. Comme Allenby avant lui, Alex est hanté par les décisions qu'il a prises dans le passé. A l'approche du mariage, il se trouve à un tournant : dire la vérité libérerait sa conscience, mais pourrait aussi lui faire perdre tout ce à quoi il tient, à commencer par Ellie. Dans cet émouvant récit d'amour et de trahison, David Park révèle toutes les brèches par lesquelles le passé s'infiltre dans le présent, tantôt destructeur et redoutable, tantôt porteur d'espoir et de beauté fragile.EN STOCKCOMMANDER23,00 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Toutes sortes de Misérables
Samoyault TiphaineA partir d'un souvenir de lecture d'enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l'étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu'à devenir l'un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question "Faut-il réécrire les classiques ? " apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l'autrice montre qu'un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s'affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant "cancel culture" et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l'enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l'indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n'est pas synonyme d'annulation, bien au contraire, puisqu'elle prolonge le plus souvent la vie des oeuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire.EN STOCKCOMMANDER21,00 €


