Echelle 1 :1 est une photographie de "paysage avec portrait". Ces portraits ont toutefois une particularité qui tient en un dispositif : un socle. Chaque personne est invitée à monter sur le socle, elle devient alors un personnage. Son propre personnage. Libre à elle, alors, de l'interpréter à sa guise. Il peut forcer le trait, se figer ou même disparaître : en haut de son socle, de -son piedestal- il n'y a plus ni bonne ni mauvaise posture. Prendre la pose sur un socle blanc L'artiste répond à une commande de la Ville, organisatrice de l'événement photographique Portrait(s) . Sa série intitulée Echelle 1 est le troisième volet de ce travail personnel, au long cours. Il l'a débuté à Fort Mahon, sur la côte picarde, puis, dans les jardins de Versailles pour un hors-série de Télérama. Voilà, pour le cadre officiel. Mais qu'est-ce qui anime ce photographe qui travaille habituellement pour la publicité ? "Il faut d'abord qu'il y ait le lieu. Cette photo prend de la force s'il y a un rapport entre le paysage et la personne. C'est comme au théâtre, il y a un décor et la personne devient un personnage, une figurine." En résidence à Vichy, Cédric Delsaux réalise des portraits dans l'espace public. Le hasard existe quand il combine l'ouverture et le petit grain de folie qui fait que vous n'avez pas peur de l'inconnu. Le photographe Cédric Delsaux, en résidence à Vichy jusqu'à fin avril, provoque ce hasard en sollicitant les passants pour réaliser leur portrait. Pour cela, il faut prendre la pose, seul(e), sur un socle blanc. Depuis une semaine, il sillonne avec son équipe les différents quartiers. S'il essuie quelques refus et subit quelques paroles acrimonieuses, il vit de belles rencontres. Exposition à l'occasion du festival de photos à Vichy jusqu'au 30 septembre 2014
Nombre de pages
96
Date de parution
26/08/2014
Poids
610g
Largeur
250mm
Plus d'informations
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EAN
9782350463223
Titre
Echelle 1
Auteur
Delsaux Cédric ; Wolinski Natacha
Editeur
FILIGRANES
Largeur
250
Poids
610
Date de parution
20140826
Nombre de pages
96,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La passerelle du RER est momentanément fermée pour cause de guerre intergalactique opposant les gardes de Vador à un groupe de Jedi retranchés dans le gymnase Jacques Prévert. Il y a, pour Cédric Delsaux, un vrai plaisir à tenir dans un même cadre le fantastique et le réel. Ainsi les paysages urbains de banlieue, avec leurs parkings à répétition, et leurs zones de non-lieux, deviennent, grâce aux personnages de Star Wars, les décors grandioses d'une histoire dont ils occupent enfin le centre. Le monde qui en découle, fourmillant de détails, est totalement vrai et pourtant absolument faux. La fabrication de cette « mythologie de la banalité », donne une proximité etune réalité aux personnages cultes de toute une génération. L'imaginaire a tout envahi. Nous pouvons nous réjouir et nous pouvons trembler! Les photos réunies dans ce livre ne cessent de flirter avec le réel. Elles créent un nouvel espace temps où toutes les frontières se brouillent: réalité et fiction, folie et raison, passé et futur. Un texte de Kazys Varnelis, directeur du Network Architecture Lab à Columbia University, décrypte les mutliplesfacettes de l'univers « delsien ». Ce livre s'adresse aussi bien aux passionnés de photographie qu'aux fans de Star Wars.
Pendant une dizaine d'années, prés de Genève, un homme s'est fait passer pour ce qu'il n'était pas : un médecin-chercheur à la carrière internationale. Il partait tous les matins en voiture et errait aux alentours sans exercer la moindre activité. Ce territoire constituait pour lui une vaste zone de repli dans laquelle il attendait, solitaire, la fin tragique de ses mensonges. Pour toute délivrance, il n'a pas pu trouver d'autre remède que l'assassinat de toute sa famille. J'ai décidé à mon tour de revenir sur ses pas, de parcourir une région par le biais unique de ce spectre lancinant. Les experts psychiatres, lors de son procès, ont déclaré qu'il avait une vision altérée de la réalité, qu'il n'était ni tout à fait sain d'esprit, ni tout à fait fou - un demi-fou - oubliant par là que nous avons tous une vision altérée du réel et que par conséquent, en suivant leur logique, nous sommes tous des demi-fous." (Cédric Delsaux). A travers cette série intimiste, Cédric Delsaux poursuit son exploration du réel. Fortement marqué par l'affaire Jean-Claude Romand, il a pendant 3 ans arpenté le pays de Gex, mettant ses pas dans ceux de "l'Adversaire"1. Sans entrer en contact avec la population, le plus souvent enfermé dans la solitude de sa voiture durant des heures, Cédric Delsaux a tenté de saisir ce qu'a pu ressentir Jean-Claude Romand enfermé dans son mensonge pendant 18 ans. On plonge dans cette série, uniquement en image, comme dans une nouvelle.
André Le Nôtre. Portrait. Colbert, le financier loin du compte. La Fontaine, Le poète des jardins et le jardinier des vers. La Quintinie, La vouge & le compas. Le Brun, Le rinceau, ami du pinceau. Mansart, Le renard introduit dans la court. Parc d'attraction : le coup d'éclat permanent : Le fou du bassin ; Concertos en eau majeure ; accès de confiance ; Les arts frémissants. Si Versailles m'était planté, avec Alain Baraton. Le Nôtre et les siens. L'Eure du Grand Siècle. Bibliographie,...
J'ai toujours eu un faible pour Robert Doisneau et ses photographies qui dégrisent la réalité, comme un lendemain de fête. J'y ai croisé des gens plus ou moins abordables, fréquemment aimables, tantôt embarrassés par leur corps, les soucis, les parapluies, tantôt en harmonie avec cette société d'après-guerre où l'espoir renaissait. En photographiant ces gens ordinaires dans leur décor, souvent en bas de chez eux, Doisneau les a rendus hors du commun. Ce qui n'en fait pas un saint, heureusement, il rie se prenait pas la tête, ce qui l'a sauvé du pire, probablement. Reste le meilleur.