Les saisons nous font le cadeau d'un cercle temporel que sans elles nous ne saurions imaginer. Ce cercle, comme celui de notre corps qui ne reviendra pas et, printemps plus dociles, celui de ses images prismatiques, résulte de l'activité biologique. Comme vivant, il clôt pour l'ouvrir une demeure terrestre... Entre deux portes d'écluse, des figures brûlent, tournent autour de nous, en nous, entre nous, sans nous éclipser, sans nous oublier. Nous, flèches courtes, traces d'arborescences pâles, si nous ne les abandonnons pas, pouvons-nous alors nous inscrire dans ce cercle et nous voir venir... Il n'était pas anodin, il n'est pas indifférent que derrière les masques le rouge du cynorhodon ne soit pas celui de la cerise ni comme le rouge de la tomate, le rouge de la framboise, ou brille égal à celui de la feuille de chêne, d'une feuille d'érable vers sa fin. Nous regardons les couleurs, lumières aggravées, pour connaître notre regard.
Nombre de pages
107
Date de parution
26/09/2011
Poids
175g
Plus d'informations
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EAN
9782911648175
Titre
La question des couleurs
Auteur
Delorme Françoise
Editeur
GRAND TETRAS
Largeur
0
Poids
175
Date de parution
20110926
Nombre de pages
107,00 €
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Ce recueil est composé par deux poètes, Françoise Delorme et Mira Wladir qui nous invitent au vivre secret, végétal et cosmique qu'elles partagent dans leur attachement à exprimer les liens qui unissent le cheval et la soldanelle. Cette approche éminemment poétique emporte le lecteur dans un enrichissement de la vision de la nature par ses ouvertures sur les indicibles relations qui unissent le ciel et la terre.
L'oeuvre d'Ariane Dreyfus se signale particulièrement dans la poésie contemporaine par la singularité de ses préoccupations et de son écriture : "il n'y a pas de poésie sans pensée tendue vers l'autre" selon l'autrice, née en 1958. Sa poésie, très souvent narrative, est portée par l'extériorité, cherchant à travers l'évocation de figures concrètes comme les danseurs, des artistes de cirque, les enfants à leurs jeux, par exemple, comme à travers la relation amoureuse érotique, à valoriser le mouvement vers la vie, vers l'autre et la rencontre. La voix, le visage, la peau, le geste, la présence physique, ce sont là concrètement les truchements par lesquels se dit une présence vivante et intense, dans l'échange, par la sortie de soi.
J'ai fait mes études à l'école d'architecture de Saint Etienne où j'ai pu suivre avec joie et reconnaissance les cours de Jean-Loup Herbert, professeur d'anthropologie, pour qui l'architecture allait de pair avec une vision spirituelle de la société. Ayant consacré une part essentielle de ses recherches à la genèse de la ville de Brasilia, il qualifiait cette utopie urbaine comme une tentative de réduire "ce faux équilibre dans lequel nous vivons, cette coexistence choquante, acceptée comme normale, de la misère absolue avec l'abondance exorbitante". Le présent essai, "Espace et temps du commun", tente d'articuler les trois membres de cette trilogie : spiritualité, architecture et dépassement des inégalités. Il constitue en ce sens une véritable recherche sur "l'hospitalité".
Selon un mythe universel, Lilith serait la première femme, épouse d'Adam avant Eve. Insoumise, rejetant le joug masculin, elle fera l'objet d'une malédiction et devra s'enfuir pour mener une vie errante dans les régions obscures du monde. La tradition antiféministe la transformera en démone assoiffée de sang et de sorcellerie. Dans Le Livre de Lilith, Nohad Salameh s'évertue à dénouer le maléfice lié à ce personnage fabuleux afin de lui restituer sa pureté originelle de guerrière visionnaire. Le chant profond qui émane de ces textes donne la parole à Lilith puis progresse, de femme en femme, à travers douleurs et volupté, à la rencontre des Dames blanches de l'oubli qui sombrèrent dans la folie ou les ténèbres d'Alzheimer. Le Livre de Lilith est celui de toutes les femmes, dédié à Nadja, Camille Claudel et tant d'autres qui dissimulent "une blessure de neige/un balbutiement/entre deux sanglots."