Peut-on jouer dignement son rôle de pitbull quand on déteste mordre, que la névrose vous empêche d'aboyer et qu'on se laisse facilement dominer par un caniche arthritique ? Telle est l'angoissante question existentielle qui se pose à Gun, alias Kevin, chien mascotte d'un gang poussif de grande banlieue. Entre Grand Pubèr, 2Fuck et Notoirement fort, tagueurs dépassés, rapeurs insuffisants et piètres adeptes des arts martiaux, le pitbull accomplira son parcours initiatique : pugilat désastreux avec un limonadier Front national, virée ou musée d'Art moderne - où il n'est toléré que comme chien d'aveugle -, vaines démarches pour obtenir une " aide au tag " auprès des ministères. Quelques anges gardiens tendront leur main secourable : une ex-top model reconvertie dans le caritatif, un écrivain populiste, sentimental et démago... Un voyage offert par les services sociaux conduira le gang dans une campagne moderne où, ou milieu de paysages investis par EDF et parmi des garçons de ferme qui écoutent le Wu Tang Clan en se lançant des " nigga ", le molosse et les siens ressentiront enfin une sorte de pincement métaphysique.
Nombre de pages
205
Date de parution
14/09/1999
Poids
175g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782207249512
Titre
Mémoires d'un pitbull
Auteur
Delhomme Jean-Philippe
Editeur
DENOEL
Largeur
115
Poids
175
Date de parution
19990914
Nombre de pages
205,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Scènes de la vie parentale raconte les relations compliquées entre parents et enfants d'aujourd'hui. Sur les terrains minés que sont les sorties d'école, les parcs à jeux des jardins publics, les chambres d'adolescents ou les loisirs pédagogiques, Jean-Philippe Delhomme met en scène le doute existentiel des adultes désemparés face à leur progéniture aux comportements indéchiffrables. Un cocktail irrésistible où chaque dessin fait apparaître sous un angle à la fois familier et inattendu le drame contemporain de l'éducation impossible.
Chefs d'entreprise épris de fauconnerie ou simples dronistes, jet-skieurs impérieux et nouveaux quadistes, influencers obscurs et businessmen rétifs à la lecture, touristes enthousiastes et consommateurs décomplexés, millionnaires a badass " avec ou sans concierge privé, tous sont réunis ici pour un selfie sociétal. Une méditation de pleine inconscience menée par Jean-Philippe Delhomme qui nous invite à ne pas lâcher prise.
En plus de 70 planches en couleurs légendées, Jean-Philippe Delhomme fait un tour d'horizon satirique du monde de la décoration : ses impostures, ses victimes, ses diktats, ses objets incasables, ses situations toutes plus loufoques les unes que les autres. Tableaux d'intérieurs ou d'extérieurs très "jet set", salons ou salles de bains où gravitent des couples perplexes face à leur mobilier "tendance", conversations de snobs et de branchés anxieux : Jean-Philippe Delhomme croque le cauchemard des "fashion victims" avec un humour irrésistible.
Je vous tiens responsable de l'alcoolisme de Jackson Pollock, de la folie d'Artaud, de la mort de Jean Eustache ! " Ecrivain reconverti dans les arts plastiques, Machond se veut le porte-parole de toutes les avant-gardes. Exilé dans le bocage d'une région pluvieuse, il habite une " maison-champignon " conçue dans les années 60. Là, les projets artistiques fusent : installer une webcam sur le parking d'un restaurant routier ou produire une série compulsive de hérissons à la gouache. Paradoxe : Machond, qui croyait séduire les critiques de haut vol, est bientôt adopté par une tribu de peintres du cru, figuratifs et réactionnaires. Mais le virus de l'action artistique le ronge. Chacun de ses gestes s'inspire de Breton, Debord ou Duchamp. Au fil des " performances " ratées, il pourfend le cinéma commercial auprès d'un jeune réalisateur ou défend la pureté architecturale auprès de maçons obtus. Bientôt, une passion hésitante pour Mme de Mauprès, épouse de dentiste et mécène locale, le mène à une escapade parisienne. Mais ce bref séjour en compagnie de jeunes branchés méprisants sonne le glas de ses espoirs. Comédie loufoque sur le monde de l'art, La Dilution de l'artiste dessine une désopilante galaxie de créateurs vexés, ratés ou pseudo-branchés, comme autant de cercles de l'enfer entre Paris et la province.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...